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« La pression doit continuer sur les zones vulnérables »

Pour les professionnels agricoles d’Auvergne et du Limousin, la question n’est pas de savoir si les nouvelles cartes des zones vulnérables conviennent ou pas, si des aménagements sont possibles ici ou là. Ils rejettent en bloc le projet.

© SGC

Ambiance combative, lundi dernier, à Aubière, où se tenait le conseil d’administration de la FRSEA Massif central. Les départements d’Auvergne et du Limousin, représentés par leur FDSEA-UDSEA et JA n’ont pas eu de mots assez forts pour caractériser le ras-le-bol des agriculteurs. Si chacun a évoqué l’ampleur des manifestations du 5 novembre, tous ont concédé que même si certaines avancées ont été obtenues, notamment sur le péage de transit, sur la volonté de promouvoir le « made in France » ou encore sur l’adaptation des MAEC aux réalités des territoires… des dossiers méritaient d’être sérieusement éclaircis.
Celui des zones vulnérables fait partie de ceux-là. Depuis le 5 novembre, sous la pression syndicale, les cartes ont évolué puisqu’environ un tiers des communes ne sont finalement plus classées au titre de la directive nitrates. Pas suffisant pour les professionnels, qui réclament « une exclusion pure et simple du Massif central du classement zones vulnérables ».

Le ministre vendredi à Clermont
« Nous sommes face à un gouvernement qui ne sait pas trancher. Il faudra bien à un moment donné qu’il écoute les messages de bon sens des agriculteurs », a insisté Patrick Bénézit, le président de la FRSEA Massif central.
Face à la perte de confiance grandissante, Christian Arvis, secrétaire général de la FDSEA de la Creuse, accuse une administration qui a, selon lui « pris le pouvoir », si bien qu’il est temps que « le syndicalisme reprenne toute sa place ».
Pour Martine Durin, secrétaire générale de la FNSEA 03, « les exploitations sont déjà actuellement suffisamment à la peine, sans rajouter des couches supplémentaires de réglementation nécessitant des investissements conséquents ». Un sentiment unanimement partagé, qui pourrait donner lieu à de nouvelles manifestations.
« On ne lâchera rien », a lancé Pascal Lerousseau, président de la FDSEA de la Creuse. C’est auprès du ministère, des DDT et des préfectures, que les professionnels souhaitent maintenir la pression. Présent, ce vendredi, à Clermont-Ferrand, dans le cadre des assises nationales du Réseau rural, le ministre de l’Agriculture devrait être interpellé sur la problématique « zones vulnérables » par une délégation d’agriculteurs de l’UDSEA du Puy-de-Dôme.

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