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La municipalité d'Aurillac lance une politique offensive contre les tags en ville

Le maire d’Aurillac déterre la hache de guerre face aux tagueurs qui enlaidissent les murs de la cité. Il révèle un plan en quatre volets, dont une répression ferme, confirmée par le Procureur.

Un petit dessin qui pourrait coûter très cher à son auteur.
Un petit dessin qui pourrait coûter très cher à son auteur.
© Renaud Saint-André
Le député maire d’Aurillac déplore la recrudescence de tags sur les murs de la cité. La nettoyeuse par hydrogommage dont la collectivité a fait l’acquisition il y a quelques années ne suffit plus. De nouveaux tags font leur apparition, plus vite qu’il n’en est effacé. Alors Alain Calmette lance dès cette semaine une opération “coup de poing”. Elle se déroulera en quatre temps : nettoyage, surveillance, réactivité et dissuasion. Il l’a présenté à la presse vendredi 2 novembre, en compagnie du procureur de la République.  Depuis hier mardi 6 novembre, une entreprise spécialisée venue spécialement de Bordeaux va disposer de quatre à cinq semaines pour faire disparaître les tags sur les murs aurillacois. Elle sera accompagnée d’un agent technique municipal afin de le former aux techniques et nouveaux produits dédiés, sans dégrader les crépis. Il sera ensuite capable de réagir vite, une peinture s’effaçant plus facilement si elle n’a que 24 ou 48 heures... sans autorisation préalable des propriétaires.  “En revanche, ceux-ci sont invités à porter plainte systéma­tiquement”, précise le maire en se tournant vers le procureur, Jean-Pascal Violet. “Le tag est un délit”, précise ce dernier en livrant les peines encourues : deux ans d’emprisonnement et 30 000 € d’amende, portée à cinq ans et 75 000 € pour des tags sur des bâtiments publics ou du mobilier urbain et même sept ans et 100 000 € sur des monuments classés... Condamnations auxquelles s’ajoute le recouvrement des dommages et intérêts. “Et ce quelle que soit la situation du prévenu, sans le sou ou millionnaire, il devra payer, avec parfois des conséquences jusqu’au restant de ses jours”, précise le magistrat.

Des peines très sévères

 

La police nationale et la police municipale travailleront de concert pour surveiller la ville, notamment en seconde partie de nuit, moment privilégié où sévissent les tagueurs. Fort de techniques scientifiques pour confondre les auteurs, les gardes à vue pourraient se multiplier. Dans le cadre d’une procédure de reconnaissance préalable de culpabilité, si le casier judiciaire du tagueur est vierge, une peine - de type travaux d’intérêt général - lui sera proposée, en présence de son avocat. Peine exécutée dans le mois qui suit l’interpellation.  Parallèlement, l’association d’aide aux victimes, Apaj 15, peut porter assistance dans les démarches relatives aux plaintes ou aux recouvrements des dommages, aux propriétaires dont les biens auraient été dégradés. Alain Calmette rappelle enfin que des espaces et des associations sont dédiés à celles et ceux qui élèvent le tag au rang de culture urbaine.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.

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