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La France a abattu 20 % des gros bovins de l’UE

L’interprofession des bétails et de la viande du Languedoc-Roussillon publie de manière bimensuelle les données économiques de la filière bovine et ovine d’Interbev national. Voici les cotations pour les mois de janvier et février.

© François d'Alteroche

Les cotations entrée abattoir révèlent une légère baisse des prix, aussi bien pour les vaches que pour les jeunes bovins. Les vaches O3 atteignent le seuil critique des 3 € le kilo carcasse en semaine 6, soit un prix inférieur à 2014 à la même période de pratiquement 10 %. Les jeunes bovins U3 connaissent une légère diminution depuis fin 2014, passant en dessous de la barre des 4 € le kilo carcasse. Ces derniers atteignent en semaine 5 un prix de 3,97 € le kilo carcasse. Cela s’explique en grande partie par une consommation de viande très morose et une forte quantité d’animaux sur le marché. Pour le marché du maigre, on constate qu’actuellement les animaux légers tirent un peu mieux leur épingle du jeu. Les cotations sont en augmentation depuis le début de l’année, entre 4 et 5 % selon les races. Le Charolais U 450 kg a par exemple gagné 10 centimes entre les semaines 1 et 6, atteignant  2,34 € le kilo, là où le Charolais U 350 kg atteint les 2,55 € le kilo. Toutefois, ces prix restent inférieurs à ceux d’il y a un an. Pour ce qui est des coûts de production, on peut observer que l’indice général est en diminution de 2 % depuis le début de l’année, à un niveau inférieur de 7 % par rapport à l’an dernier (...) Concernant la viande ovine, les dernières cotations nationales sur la fin 2014, début 2015, le prix moyen à la production était en augmentation de 2 % par rapport à l’année précédente, montant à 6,66 € le kilo. Sur les marchés en vif, ce prix moyen est inférieur d’environ 10 % par rapport à l’an dernier à 5,44 € le kilo.

La suite dans le Réveil Lozère, page 7, édition du 5 mars 2015.

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