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La forêt, un bien à préserver

Mercredi 3 juillet, la Safer Occitanie a organisé un webinaire intitulé « La forêt, or vert d’Occitanie ? ». Un webinaire qui a permis de balayer les informations à savoir sur la forêt en Occitanie en 45 minutes avec les experts Philippe Abram, Frédéric Lejuez, Christophe Gleize et Xavier Meyrueix.

Une forêt de résineux en Lozère
Une forêt de résineux en Lozère
© Marion Ghibaudo

Le débat de ce mercredi 3 juillet s’est articulé autour de différentes questions, telles que la géographie, les essences, la propriété, etc., : quelles sont les caractéristiques de la forêt d’Occitanie ? Quel est le fonctionnement et quelles sont les limites de l’écosystème forestier d’Occitanie ? Enfin, un focus a été fait sur l’aval de la filière, les débouchés possibles et la valorisation de la forêt en Occitanie.
Xavier Meyrueix est le directeur départemental de la Lozère à la Safer Occitanie et référent forêt, Frédéric Lejuez est expert forestier et président de Forêt Évolution (cabinet de services de conseils en environnement, notamment sur la gestion forestière), et Christophe Gleize, dirigeant d’UFVBois-Sudbois-Scierie Falcon dans le Gard. Enfin, Philippe Abram est le directeur et fondateur de l’agence KA2 en marketing et communication, implantée à Bordeaux depuis 2022, et animateur du webinaire.
« En termes de superficie, la forêt en Occitanie, c’est un tiers de la superficie, ou plus précisément un peu plus de 2 600 000 hectares, c’est donc important », a rappelé Xavier Meyrueix dans son propos. « Pour un opérateur foncier comme la Safer », la forêt représente donc un enjeu essentiel. Par ailleurs, le PPAS (programme pluriannuel d’activité des Safer) 2022-2028 a tout un volet concernant la forêt. Approuvé le 29 juin 2022 par le préfet de la région Occitanie, c’est un outil de pilotage destiné à définir pour une période de sept ans la stratégie, les priorités d’action et les objectifs de la Safer. Il constitue un instrument d’orientation et de gestion et fixe le cadre dans lequel la Safer intervient au regard de ses missions d’intérêt général. La stratégie du PPAS donne ainsi la priorité à la préservation et la valorisation des espaces agricoles, naturels et forestiers, au renouvellement des générations par l’amélioration des structures agricoles (installation et consolidation), la souveraineté alimentaire et la transition agroécologique.
Sous le contrôle de deux ministères de tutelle, il fixe, en particulier, le cadre dans lequel la Safer intervient au regard de ses quatre missions d’intérêt général, dont celle liée à l’agriculture et à la forêt : « contribution à la protection du foncier agricole et à l’atteinte des objectifs de zéro artificialisation nette des sols (ZAN), l’installation et notamment l’installation des jeunes agriculteurs, diversité des productions et agroécologie ».
Xavier Meyrueix a, de son côté, souligné l’importance que revêt la forêt pour une structure comme la Safer en rappelant que « des forestiers siègent dans nos instances décisionnelles et conseil d’administration, et sont représentés dans les commissions ». C’est une présence, selon le directeur de la Safer Lozère, « nécessaire et reconnue, puisque nous traitons de plus en plus de dossiers forestiers ».
Le propre des forêts d’Occitanie est qu’elles sont « un peu pauvres et difficiles d’accès », donc les débouchés restent encore compliqués à trouver pour le moment, même si l’engouement récent pour la forêt permet d’y réfléchir. Si la question de la valorisation des bois en circuits courts a été soulevée, l’économie autour de la création de ces filières reste, à ce jour, vague. « L’idée serait de pouvoir construire, dans nos territoires, des unités à leur dimension pour valoriser au plus près la ressource et que chacun en ait une petite part », a détaillé Christophe Gleize.

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