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« La fiabilité, la sécurité, le confort sont au rendez-vous »

Clément Beaune,Ministre délégué auprès du ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, chargé des Transports.

Clément Beaune,Ministre délégué auprès du ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, chargé des Transports.
Clément Beaune,Ministre délégué auprès du ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, chargé des Transports.
© AA03

Le Ministre a inauguré ce lundi la nouvelle autoroute A79, « la Bourbonnaise ».

Que revêt votre venue dans l’Allier aujourd’hui ?

Clément Beaune : C’est important pour moi d’être là car il s’agit d’un projet qui a été mené pendant plusieurs décennies et qui posait d’immenses difficultés en termes de sécurité. Cet axe était surnommé « la route de la mort ». Avoir mené un projet qui, à bien des égards, est innovant et exemplaire sur le plan écologique et de la fluidité de circulation. La première autoroute française est en flux libre pour améliorer la sécurité avec une nouvelle infrastructure. Cela va, je pense, dans le sens de ce qu’on doit faire, en accord avec la transition écologique avec des bornes de recharge électrique et moins d’arrêts aux péages avec cette circulation libre. C’est aussi un moyen de décarbonation vers une transition écologique partagée incluant chacun.

Ce nouveau type de péage en flux libre va-t-il se généraliser ?

C.B : C’est une technologie qui va se développer. Elle avait été décidée par Elisabeth Borne, alors Ministre des transports. Et oui, il y aura un certain nombre de projets, sur l’ensemble du territoire, qui passeront du modèle traditionnel au flux libre. Passer au péage sans devoir s’arrêter, cela peut paraître déroutant. Payer sur des bornes, par internet, n’est pas forcément naturel pour certains, il est vrai. Nous réfléchissons à d’autres moyens de paiement, notamment, par exemple, chez les buralistes. Il y aura sans doute encore de la pédagogie à mettre en place.

Qu’en est-il des autres accès routiers du département de l’Allier ?

C.B : Alors je sais l’impatience quant à la RN7 même s’il y a des avancées et des travaux engagés ces dernières années avec un soutien important de l’État. Il y a aussi le contournement de Vichy. Grâce au plan État-Région, nous avons un calendrier assez simple à travers lequel un mandat sera donné aux préfets dans chaque département par le ministère des transports en tout début d’année prochaine. Des contrats qui seront négociés au premier semestre 2023 et une signature au tout début de l’été. Nous associerons, avec une nouvelle méthode, le plus possible, les intercommunalités afin d’identifier les projets les plus attendus, les plus importants.

Et quant à la ligne ferroviaire Paris / Clermont-Ferrand ?

C. B : Il faut repenser notre rapport à la route. En ce sens, nous devons encourager les modes de transports verts comme le ferroviaire. Je pense, bien sûr, à la ligne Paris-Clermont qui doit être modernisée et par laquelle je suis venu ce matin. Je vais essayer de m’impliquer le plus possible dans ce dossier, être engagé et honnête. L’État va investir plus d’un milliard d’euros. Aucun projet ferroviaire ne va être autant soutenu, avec un tel niveau de financement, en France. Un investissement sur le réseau et sur de nouvelles rames, entièrement neuves dans les trois à quatre ans qui viennent sur les axes ferroviaires en direction de Clermont-Ferrand et de Limoges. Cependant, le calendrier fait face à des difficultés d’approvisionnement industriel. Il y a aussi l’autorité environnementale qui impose un certain nombre de procédures. Je préciserai exactement ce nouveau calendrier, y compris les délais au début du mois de décembre. Le 15 septembre dernier, lors d’un déplacement à Clermont-Ferrand, j’ai souhaité la mise en place d’un comité de suivi pour, qu’au delà des grandes transformations, il y ait des améliorations rapides quant à la ponctualité, le confort, la propreté à bord.

Pourquoi avoir baptisé cette autoroute « La Bourbonnaise » ?

C.B : Si j’ai une grand-mère paternelle qui est originaire de Saint-Pourçain-sur-Sioule, ce n’est pas pour autant un choix personnel ou égoïste bien sûr ! Il y a eu des consultations et ce nom est beaucoup revenu. Le fait aussi que les habitants de l’Allier sont, depuis quatre ans, très officiellement appelés les Bourbonnaises et les Bourbonnais. Donner une identité, nommer les choses, cela fait partie de notre fierté, de notre histoire mais c’est aussi se tourner vers l’avenir.

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