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La FDSEA et JA 43 disent « stop à la mise sous cloche des territoires  »

La FDSEA et les Jeunes Agriculteurs s’opposent fermement au projet d’aires de protection forte porté dans le département de Haute-Loire et qui concerne plus de 2000 ha dont plus de 300 ha agricoles.

Pour les syndicats : "L’agriculture n’est pas un espace figé. C’est une activité vivante, essentielle à nos territoires. La mettre sous cloche, c’est organiser son recul".
Pour les syndicats : "L’agriculture n’est pas un espace figé. C’est une activité vivante, essentielle à nos territoires. La mettre sous cloche, c’est organiser son recul".
© HLP

L’État est-il devenu militant écologiste ?

La FDSEA et les JA de Haute-Loire ne peuvent s’empêcher de s’interroger sur la position de l’État : faut-il comprendre qu’il est désormais devenu militant écologiste, au point de transformer progressivement les terres agricoles en zones sous cloche ? À ce rythme, il ne restera bientôt plus qu’à interdire d’y produire. Quant au Conseil Départemental, une question demeure : a-t-il bien mesuré les conséquences pour les agriculteurs qui exploitent sur le domaine du Sauvage concerné par ce classement ? Cette orientation est incompréhensible, alors même que près de 40 % du territoire départemental fait déjà l’objet de dispositifs de protection. Cela ne suffit visiblement jamais. 

Toujours plus de zonages, toujours plus de règles, toujours plus de contraintes : jusqu’où ira cette fuite en avant ?

Une épée de Damoclès

L’administration tente aujourd’hui de rassurer en expliquant qu’il s’agit simplement de « figer les pratiques existantes ». Mais ce discours ne trompe plus personne. L’expérience montre que derrière ces promesses se cache une réalité bien connue : celle de règles qui s’ajoutent progressivement, d’interdictions qui s’accumulent et, à terme, d’exploitations agricoles enfermées dans un cadre toujours plus contraignant. Ces classements instaurent une véritable épée de Damoclès au-dessus des agriculteurs et de l’ensemble des usagers du territoire.

Nombreuses interdictions

Les mesures envisagées dans ces zones ont de quoi laisser pantois. Il serait ainsi interdit d’épandre, qu’il s’agisse d’engrais organiques ou minéraux, d’utiliser des produits phytosanitaires ou encore de couper une haie. Quant aux prairies permanentes, elles seraient figées sans possibilité d’évolution. Autant de décisions déconnectées des réalités du terrain, qui remettent en cause la capacité même à produire. 

Au-delà des contraintes techniques, c’est une question de fond qui est posée : quid du droit de propriété ? Quid du bon sens ? Peut-on accepter que des terres agricoles soient progressivement vidées de leur vocation productive sans réelle prise en compte de ceux qui les exploitent ?

Refus d'une écologie punitive

La méthode interroge tout autant que le fond. Lors d'une récente réunion, quatre agents de l’administration ont été mobilisés pendant près de deux heures face à quatre organisations agricoles. Un symbole d’une administration qui affirme manquer de moyens, mais qui en trouve encore pour travailler à la création de nouvelles contraintes, plutôt que de s’atteler à une priorité pourtant claire : simplifier la vie et le travail des agriculteurs.

Les agriculteurs ne sont pas opposés à la protection de l’environnement, bien au contraire. Ils en sont les premiers acteurs, au quotidien, sur leurs exploitations. Mais ils refusent une écologie punitive qui consiste à empiler des restrictions sans concertation réelle, sans vision économique et sans confiance.

La position de la FDSEA et des Jeunes Agriculteurs est claire : Ils s’opposent totalement à ces nouvelles surtranspositions et à un classement qui ne fera qu’accentuer les blocages et l’insécurité pour les exploitations. Ils demandent l’abandon du projet dans sa totalité

L’agriculture n’est pas un espace figé. C’est une activité vivante, essentielle à nos territoires. La mettre sous cloche, c’est organiser son recul. La FDSEA 43 et les JA 43 ne l’accepteront pas.

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