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La coopération ouvre ses portes

Dans le cadre de la semaine de la coopération, le site Natea-Alicoop de Parsac ouvrait ses portes au public.

© HC

La première semaine de la coopération agricole a été créée pour permettre au public de découvrir l’ampleur du réseau coopératif en France. Parmi les 2 750 entreprises de coopération, Natéa-Alicoop a donc ouvert ses portes le jeudi 11 juin pour une visite riche en enseignements.

Des aliments sur mesure
Le site de Parsac est l’un des outils de distribution de Natea sur la Creuse auquel est adossée une usine de fabrication d’aliments composés destinés aux ruminants et aux monogastriques. De cet outil sortent 45 000 tonnes d’aliment par an pour 200 000 ruminants et 50 000 porcs. Chaque client choisit avec son technicien la formule qui lui convient le mieux et il est livré dans les jours qui suivent. Cette performance est accomplie grâce à des outils de précision gérés par informatique et des contrôles stricts et permanents. Un échantillon de chaque préparation est conservé précieusement afin d’avoir une traçabilité digne des aliments pour bébés.
Depuis l’arrivée des matières premières à la sortie du produit fini, les visiteurs ont suivi tout le cheminement des aliments tout en appréciant des démonstrations de matériel comme la presse à granulés, d’où sort le produit fini.

Le recyclage des plastiques
Consciente des effets néfastes des plastiques usagés (brûlage, abandon dans la nature, encombrement…), la coopérative s’est engagée depuis 2008 dans des opérations de récupération des plastiques usagés avec Adivalor. Il était estimé que sur le Limousin 2 500 à 3 000 tonnes de plastiques sont distribuées chaque année, dont 500 à 600 tonnes par Natea. Après 400 tonnes récupérées la première année, ce sont 890 tonnes qui ont été récoltées 8 ans plus tard, soit plus que ce que la coopérative ne distribue.
Le circuit (ouvert à tous) est désormais bien rodé : au printemps, Natea ouvre des points de collecte où les agriculteurs apportent les plastiques triés. Acheminés vers Parsac, ils sont ensuite compressés en balles de 500 kg et expédiés en usine de recyclage, en France ou en Europe selon le type de plastique. Cette opération se fait pour un coût moindre pour l’agriculteur : il paye un forfait de 48 euros mais reçoit un avoir de 30 euros sur son prochain achat de plastiques.
Le responsable cet atelier insiste sur le fait qu’il faut que les bâches notamment, soient bien secouées, afin d’éliminer un maximum de terre et d’éviter certains éléments parasites comme des pierres qui pourraient endommager les machines.
La visite se terminait par un rafraîchissement autour de produits du terroir creusois, jus de pomme et terrines, pour lesquels la filiale grand public de Natea, Gamm Vert s’engage en les mettant à disposition dans ses magasins. Hervé Forestier, président du groupe, a profité de ce moment de détente pour rappeler aux agriculteurs présents l’importance de la coopération et de leur engagement dans la coopérative.

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