La Chambre d’agriculture, les membres de la filière et les services de l’état se mobilisent
Le secteur de l’élevage de bovins allaitants constitue un pan essentiel de l’activité économique du département de l’Allier. Les quelque 165 000 animaux vendus par les éleveurs bourbonnais représentent à eux seuls un chiffre d’affaires global avoisinant les 425 millions d’euros chaque année, sans compter la valeur ajoutée produite par l’aval de la filière.
Le secteur de l’élevage de bovins allaitants constitue un pan essentiel de l’activité économique du département de l’Allier. Les quelque 165 000 animaux vendus par les éleveurs bourbonnais représentent à eux seuls un chiffre d’affaires global avoisinant les 425 millions d’euros chaque année, sans compter la valeur ajoutée produite par l’aval de la filière.
Développement de la filière bovin viande dans l’Allier
Les défis à relever sont nombreux pour conforter cette filière allaitante et deux objectifs guident nos actions : consolider notre cheptel de souche (sans vaches, pas de veaux, donc pas de produits vendus) et développer la finition (créer de la valeur ajoutée localement, réduire la dépendance aux marchés d’export et pérenniser les outils d’aval et d’amont).
Pour atteindre ces deux objectifs, la Chambre d’agriculture et les services de l’État ont invité l’ensemble des structures de la filière allaitante à une réunion de présentation et à trois groupes de travail.
L’implication importante dans ces travaux de tous les acteurs dans un esprit constructif a été soulignée. La synthèse des résultats a été présentée à la Préfecture le vendredi 10 juillet, sous l’autorité de Chistophe Noël du Payrat, préfet de l’Allier, et de Christophe Jardoux, président de la Chambre d’agriculture.
Quatre axes de travail sont ressortis des ateliers : soutenir la transmission des cheptels de souche, renforcer la qualification de la main-d’œuvre et l’attractivité, consolider l’efficacité technique et économique de nos élevages, donner de la visibilité et sécuriser.
Soutenir la transmission des cheptels de souche : deux axes mis en évidence
- Inciter les cédants à transmettre des outils de production viables par la mise en place d’outils fiscaux attractifs.
- Faciliter l’accès aux financements pour les repreneurs de cheptels par la mise en place d’un fonds d’investissement permettant l’obtention de prêts à taux réduits en complément des financements bancaires classiques (ce dossier est en cours de réalisation à l’échelle régionale en AuRA).
Renforcer la qualification de la main-d’œuvre et l’attractivité
- Proposer à tous (éleveurs, salariés d’élevage, salariés des structures) des formations initiales recentrées sur les actes de production et la rentabilité des systèmes.
- Maîtriser le temps de travail et la pénibilité : matériels adaptés et performants, équipements fonctionnels et ergonomiques (bien-être de l’éleveur…), organisation du travail et accès facilité à l’emploi de salariés…
- Favoriser la mise en commun de l’emploi de salariés qualifiés et spécialisés dans l’élevage et la finition.
Consolider l’efficacité technique et économique de nos élevages
- Faciliter le financement d’ateliers d’engraissement pour les ateliers avec contractualisation, élaborer un document technico-économique normé pour appuyer les échanges des porteurs de projets avec les financeurs.
- Recenser les bâtiments existants aménageables, optimiser la conception et favoriser l’utilisation mutualisée des bâtiments et équipements.
Donner de la visibilité et sécuriser
- Garantir des prix rémunérateurs par le développement de la contractualisation tout au long de la filière prenant en compte la réalité des coûts de production.
- Développer l’approvisionnement local en restauration collective.
- Assurer une continuité de la PAC pour favoriser l’installation-transmission et éviter l’ajout de contraintes administratives.
- Faciliter la mise en place de dispositifs de sécurisation de l’approvisionnement en eau en partageant une approche pragmatique de la gestion de l’eau avec l’ensemble des usagers.
Dans le même temps, un chiffrage technique et économique a été réalisé pour estimer les moyens à mettre en œuvre pour assurer le maintien du cheptel de souche et envisager la finition de 7 000 à 8 000 bovins supplémentaires chaque année dans notre département.
Pour la finition des mâles, deux voies ont été explorées : le recours aux céréales ou au maïs ensilage irrigué.
Techniquement, l’option céréales est tout à fait envisageable à court terme mais le recours à l’ensilage de maïs représente des garanties supplémentaires à long terme (productivité à l’hectare, stabilité des coûts, etc.), sous réserve que l’on puisse pratiquer une irrigation de sécurisation.
Pour la voie femelle, la finition à l’herbe pâturée reste efficace au printemps et à l’herbe conservée (ensilage ou enrubannage) pertinente pour le reste de l’année.
Ces techniques sont complémentaires et ne doivent pas être opposées.
Ces différents thèmes seront consignés dans une feuille de route qui sera transmise aux décideurs à l’échelon local, régional et national.
La déclinaison pratique de ces solutions sera portée par chaque acteur de la filière dans les instances auxquelles ils participent.
À l’échelle départementale, plusieurs réunions sont dès à présent calées ou envisagées pour avancer concrètement.
Service élevage de la Chambre d’agriculture de l’Allier
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