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Emploi : "La boîte à outils est en place et fonctionne bien"

Pour Frédéric Pélisse, président du Pôle emploi Agricole et candidat aux élections Chambre d'agriculture, le défi de l'emploi en agriculture passera par le salariat.

En agriculture, l’emploi est un défi crucial qu’il faudra relever !
En agriculture, l’emploi est un défi crucial qu’il faudra relever !
© JC Gutner

En agriculture, l’emploi est un défi crucial qu’il faudra relever en particulier pour répondre aux enjeux alimentaires de notre pays. Comment analysez-vous la situation en Haute-Loire, y a-t-il urgence à agir ?


Frédéric Pélisse : Oui l'emploi est réellement un défi important à relever car les exploitations agricoles de notre département sont sérieusement en demande de main-d’œuvre. Cette situation s'explique par le fait que les générations du baby-boom ont pris leur retraite depuis de nombreuses années déjà, ce qui crée un déficit de main-d’œuvre. Or, dans des systèmes type Gaec, où le projet a été conçu autour de plusieurs associés, les intervenants manquent cruellement ! D'autant que pour obtenir un revenu décent, les exploitations développent leurs activités et accroissent leur volume de production...
 

"L'une des solutions pour remédier à cette pénurie, est de faire appel au salariat
 

A quel type de salariat pensez-vous ?


Frédéric Pélisse : Il existe plusieurs formes de salariat : le salariat en individuel, en emploi partagé et en complément de main-d’œuvre. Pour un exploitant, c'est aussi un moyen de partager les responsabilités et de ne pas rester seul sur sa ferme.
 

Le réseau JA-FDSEA travaille régulièrement sur ce dossier, pour quels résultats concrets en Haute-Loire ?


Frédéric Pélisse : Il y a quelques années déjà, la Haute-Loire s'est mise en ordre de marche avec un important Service de Remplacement, un groupement d'employeurs (Aide Agri 43) et le Pôle Emploi Agricole. La boîte à outils est en place et de surcroît, fonctionne bien. C'est le résultat du travail qui a été conduit par la FDSEA et les JA. A présent, il faut passer un cap de plus. Si jusqu'alors, l'emploi agricole et le recrutement fonctionnaient par le bouche à oreille, il va falloir être proactif en communiquant auprès d'une population extérieure au monde agricole. C'est dans cette direction que nous travaillons déjà et que nous comptons travailler durant les 6 prochaines années. C'est dans le cadre de cet objectif que les organismes (Service de Remplacement, groupement d'employeurs -Aide Agri 43-, Pôle Emploi Agricole et les JA) rencontrent régulièrement les collégiens et lycéens du département pour montrer que notre secteur d'activité existe, et qu'on est aussi bien chez nous qu'ailleurs !
Cet axe de travail sera donc poursuivi, voire accentué au cours du mandat. 
 

Quels sont les projets/priorités de la liste JA-FDSEA en matière d’emploi agricole ?


Frédéric Pélisse : Notre projet consiste à rencontrer cette population extérieure au monde agricole pour leur faire découvrir nos métiers en tension (salariés ou chefs d'exploitation) et les former pour qu'ils soient opérationnels. 

"Il ne faut pas oublier le rôle de tremplin à l'installation du Service de Remplacement qui est toujours vrai aujourd'hui et le sera encore demain.
 

Comment intéresser les nouvelles générations aux métiers d’agriculteurs et d’éleveurs ? Comment attirer davantage de salariés dans les exploitations ?


Frédéric Pélisse : La solution consiste à porter un regard et un message positifs sur notre secteur d'activité et les métiers de l'agriculture en général. Il faut évidemment poursuivre nos interventions dans les établissements scolaires pour présenter la diversité de nos métiers. Cette action est conduite au quotidien par la FDSEA et les JA. 
Selon moi, tout projet d'installation doit absolument tenir compte des besoins en main-d’œuvre. Mais il doit aussi tenir compte du temps de travail ; il faut arriver à vendre un métier avec du temps libre, car c'est ce que veulent les nouvelles générations. Mais pour être en capacité de recruter, les agriculteurs doivent pouvoir compter sur des prix rémunérateurs.
 

"Et pour recruter et conserver les salariés, les agriculteurs vont devoir se former au management. Pour ce faire, nous avons l'intention de proposer des formations et de les coordonner entre OPA en vue de les rendre plus efficaces.

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