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La 19e édition du tour d’aurillac agglo prend de la hauteur

C’est depuis le château Saint-Étienne que les cyclistes s’élanceront pour la 19e édition du tour d’Aurillac Agglo organisé par l’ACVA, les 18 et 19 avril.

Des coureurs cyclistes posent pour la photo.
L’équipe des U19 de l’ACVA prête pour une nouvelle saison.
© M. V.

Partir d’Aurillac ne sera pas une sinécure pour les bénévoles aurillacois qui ont dû se couper les cheveux en quatre pour tenir compte de toutes les difficultés liées à une course en ville, sans interrompre la circulation qui plus est... Les aménagements urbains (ronds-points, dos d’âne) peuvent facilement piéger un peloton qui a plutôt l’habitude de pédaler en milieu rural. Mais peu importe, les autorisations sont données, le médecin et les arbitres ont répondu présents, les 40 signaleurs seront fidèles au poste et le drapeau sera baissé depuis le château Saint-Étienne samedi 18 avril, en début d’après-midi. 


Tout sur place


Maintenant que toutes les communes d’Aurillac Agglo ont été traversées, revenir dans la ville préfecture s’est imposée comme une évidence, surtout que le calendrier électoral n’a pas joué en faveur de l’ACVA, qui avait besoin d’un engagement définitif d’une municipalité dès le mois de février pour commencer à penser les parcours, l’hébergement, l’apport logistique,... Malgré le changement des élus qui avaient donné leur accord, leurs successeurs ont assuré de leur soutien à la compétition à des organisateurs qui retenaient leur souffle mais qui attendent encore quelques subventions pour boucler le budget de 20 000 €. L’avantage d’Aurillac, c’est que tout est sur place : les équipes sont en effet logées et nourries au lycée agricole, à même pas 500 m du départ. “C’est un gros point positif, souligne Yves Arnaud, de l’ACVA. Surtout dans un contexte où l’essence pèse lourd dans le budget des team...”


De la montagne quand même


Les trois étapes, dont deux en ligne, ont été travaillées en lien avec les services routiers du Département, avec la contrainte de la circulation, surtout un week-end de vacances. Plus de la moitié des signaleurs sera ainsi postée sur Aurillac pour anticiper tout problème de sécurité ou d’humeur de conducteurs parfois peu patients... 
Une boucle de 33 km a été tracée pour le samedi après-midi, et sera à parcourir quatre fois à partir de 14 h 30. “Naucelles, Jussac, ça aurait été impossible, consent Géraud Condamine, vice-président. Il fallait partir à l’Est”, donc direction la route des Crêtes, la croix de Cheules, et un retour par la vallée de la Jordanne (Velzic, Saint-Simon) avant de monter au château. “C’est jamais moins dur que le dimanche”, prévient Yves Arnaud, le dernier jour étant réputé plus montagnard que le samedi. Avant l’ultime épreuve, les participants devront s’affronter en équipe sur le contre-la-montre du dimanche matin entre Aurillac et Velzic (10,3 km, 9 h 30, départ toutes les 3 minutes). Et on arrive donc à la fameuse dernière étape, une boucle de 45 km à courir deux fois avec un passage au col du Bruel qui fera office de “juge de paix” pressent Yves Arnaud. Tout est donc prêt, reste à passer quelques coups de balai sur des portions de route qui pourraient bien surprendre, même les meilleurs rouleurs. 

 

Paul Philippe Hubert va vite. Et bien. Ce n’est pas parce qu’il n’a pas le temps, c’est qu’il a soif de découverte. À 17 ans, il est en Terminale scientifique à Émile-Duclaux et ambitionne une Prépa Maths l’an prochain. De là à dire qu’il a un p’tit vélo dans la tête... Après avoir essayé l’escalade, le hand, la natation, le judo, l’ado se met au vélo. Il prend une licence il y a trois ans à l’ACVA, et depuis, “c’est génial ! Avant, j’en faisais tout seul mais l’ambiance au club, c’est super. Je m’entends bien avec tout le monde, je progresse.”
Rouler pour et avec Alex Job
Là encore, il apprend vite, roule beaucoup, mais pas sa bosse car il n’aime pas ça. “S’il faut, je le fais, mais je préfère plutôt le plat. Les côtes, je n’aime pas trop trop...”, confie-t-il. Toujours de bonne humeur, le Saint-Mametois se dit “très content” d’être aligné pour disputer son premier tour d’Aurillac Agglo. Une compétition à étapes qu’il connaît déjà pour y avoir officié un panneau de signaleur dans les mains. “Ça fait plusieurs années que je vois les grands faire !”, dit-il, des fourmis dans les jambes. 
Surtout avec ses copains de club et Alex Job, le capitaine de route, qui a demandé à faire partie de l’aventure aurillacoise. “On pédalera pour lui et Baptiste (Cuisinier- Delisle). Notre rôle sera de les aider, notamment sur le contre la montre.” Un équipier modèle qui pense à l’équipe mais qui lorgne aussi, pourquoi pas, sur un maillot blanc de meilleur jeune... Et qui confesse “un peu d’appréhension” à l’approche de l’échéance ACViste, même si son expérience lui sera précieuse : “J’ai gagné à Brioude, Sansac, Maurs pendant la Semaine cantalienne, où je termine 2e au général. J’ai déjà fait de grosses courses mais le niveau au tour sera plus élevé. Et ce sera ma première course à étapes.” Un révélateur pour un Paul Philippe Hubert qui ne jouera pas que les seconds rôles...
 

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