Killian et Native présents au Salon à Paris
Mardi 24 février, Killian Valmier sera sur le ring des traits bretons pour présenter sa pouliche de 3 ans, Native de Chavaroche, et faire aussi bien que l’an dernier : une première place.
Mardi 24 février, Killian Valmier sera sur le ring des traits bretons pour présenter sa pouliche de 3 ans, Native de Chavaroche, et faire aussi bien que l’an dernier : une première place.
Déjà un palmarès
Tôt ce vendredi matin, Killian Valmier a quitté la ferme du Chamblard sur les hauteurs de Trizac. Il a pris la direction de Paris et du Salon de l’agriculture avec une pouliche de 3 ans de son élevage. Trait breton, Native de Chavaroche sera en compagnie de son éleveur en compétition mardi 24 février. L’heure sera venue de confirmer les qualités raciales de cette pouliche qui empile les premières places : première à Trizac pour sa première sortie à l’âge de 1 an et première à l’interrégional la même année, 1re l’année suivante à l’interrégional de Brion (63) et du Départemental à Saint-Flour. Mais Paris reste Paris et un sacre dans ce concours aussi prestigieux serait une consécration pour cet animal qui pourrait ainsi faire aussi bien que sa sœur Miel. Cette dernière avait terminé sur la plus haute marche l’an dernier. C’était un excellent présage pour Killian Valmier, pour son baptême du feu au Salon de l’agriculture.
Une consécration attendue
Alors, cette semaine, il y aura forcément un peu plus de pression pour le jeune éleveur qui prépare la compétitrice depuis trois mois avec son père Vincent. “Je ne lui trouve pas de défauts, sourit Killian. Elle possède une bonne ossature posée sur quatre bonnes pattes. Elle a de la musculature, une belle tête et une silhouette bien typée dans les critères de la race”. Native de Chavaroche passe ses nuits à l’intérieur sur de la paille fraîche. Elle n’est pas sortie ces dernières semaines compte-tenu de la pluie permanente transformant chaque parcelle de prairie en véritable bourbier. Il faut lui soigner le poil et le brossage quotidien n’est pas de trop avant quelques coups de tondeuse pour rendre la robe parfaite. L’attention est aussi portée sur le dressage et les déplacements à la
rêne longue pour le concours. Le déplacement sur le ring est à soigner pour qui vise le podium. Mais, aussi, Native et Killian seront en présentation chaque jour durant toute la durée du Salon. “Je reste sur place durant les dix jours, indique Killian Valmier. Nous partageons l’hébergement avec les autres éleveurs de la race bretonne.” Le séjour constitue un budget mais au-delà du concours, c’est l’occasion de rencontrer du monde, notamment des acheteurs avec peut-être la possibilité d’envisager quelques transactions.
Concours et contacts
Le trait breton est une affaire de famille chez les Valmier et le Gaec de Marilhoux. “Nous en avons toujours eu”, reconnaît Vincent Valmier, au moment de présenter l’exploitation (une centaine de laitières pour la fabrication toute l’année de salers et de cantal AOP, une cinquantaine de salers allaitantes, des porcs “culs noirs” pour la valorisation du petit lait). Le Gaec a été créé en 1997, entre Vincent et son frère Pascal. Killian les a rejoints en 2022. Les chevaux ont une place à part où la passion l’emporte sur l’envie de faire du négoce, bien que les mâles partent à l’engraissement vers l’Italie. Les meilleurs serviront d’étalons et les femelles seront vendues pour la reproduction.
Sur les terres du Chamblard, le cheptel breton compte 18 poulinières et deux étalons. “C’est une race rustique et elle convient bien aux territoires de montagne comme le nôtre, nous sommes ici à 1 100 mètres d’altitude, où elle valorise bien les pâtures derrière les vaches, fait part Killian Valmier. Elle pouline facilement, ce qui est un plus sur une exploitation en pluriactivité.” Tombé “tout petit” dans l’élevage des chevaux, le jeune agriculteur est devenu représentant de l’ANCTB (Association nationale du cheval de trait breton) pour la région Auvergne-Rhône-Alpes avec la charge d’organiser manifestations et concours. Il est aussi juge, régulièrement présent en Bretagne dans le berceau de race et agréé pour l’approbation des étalons.
Faire valoir son savoir-faire
En chevaux de trait, et outre le Gaec du Marilhoux, d’autres éleveurs du Cantal seront également de la partie : le Gaec Cambon, à Saint-Paul-des-Landes, avec Nikita de l’Hôpital une percheronne ; Thierry et Fanny Brugel, de Yolet, avec Noblessse, une percheronne (concours mardi 24 matin).
Sa présence à Paris lui offre la possibilité de faire valoir toutes ses connaissances de la race et ses qualités d’éleveur aux côtés de son père et de son oncle. Les résultats obtenus par Native, ambassadrice de l’élevage durant une semaine au Salon, représentent le fruit de plusieurs années de travail de sélection sur l’exploitation. Cette pouliche est la descendante de Sirène, présente depuis 20 ans au Chamblard. Celle-ci est la mère de Volca, la grand-mère d’Idole (première du concours des 50 ans de l’association Trait du 15 en 2023, 7e au national en Bretagne et 1re au Sommet de l’élevage, elle est issue d’une dose congelée de l’étalon Native de Maumusson) et l’arrière-grand-mère de Native. Une belle descendance et des résultats dont les Trizacois ne sont pas peu fiers. La suite obtient régulièrement le prix de famille dans les concours. Cela devrait se poursuivre puisqu’à son retour de Paris, Native de Chavaroche sera saillie pour la première fois.
S’ils ont concouru avec leurs animaux salers avec déjà des participations au Salon de l’agriculture de Paris comme pour la première fois en 2001 avec un taureau classé deuxième de sa
catégorie, “avec la fabrication du fromage, nous n’avons plus le temps pour préparer les bovins alors nous reportons tout sur nos chevaux”, avoue Vincent Valmier, sans nostalgie.