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JA-FDSEA confirme sa place de premier syndicat agricole de Haute-Loire

Yannick Fialip, président de la Chambre d'Agriculture et candidat à sa réélection lors de la session d'installation le 21 février prochain, réagit aux résultats de l'élection à la Chambre d’agriculture de Haute-Loire.

Quelques jours après la divulgation des résultats aux élections de la Chambre d'agriculture de Haute-Loire, quel est votre sentiment ?

Yannik Fialip : Largement réélue, la liste JA-FDSEA confirme sa place de premier syndicat agricole du département. Depuis l'élection de Macron, tout ce qui est corps intermédiaire est dans une situation de fragilité. Les partis politiques traditionnels ont du mal à résister depuis 7-8 ans, et les syndicats agricoles institutionnels aussi. Néanmoins dans ce contexte difficile, on reste le premier syndicat agricole au niveau national ; les agricultrices et agriculteurs français sont encore très attachés à la FNSEA et à Jeunes Agriculteurs.

Que pensez-vous du taux de participation ?

Y.F. : On regrette le manque de participation. À un moment où l'agriculture est “challengée“ par des voix extérieures au monde agricole (organisations non gouvernementales, écologistes, groupes de pensées…) les agriculteurs avaient l'occasion de s'exprimer, de prendre la parole à travers ces élections pour garder des Chambres d'agriculture avec une vraie dominance agricole, et ils ne l'ont pas suffisament fait. La Chambre d'agriculture reste l'outil des agriculteurs, j'aurais donc préférer qu'ils se mobilisent davantage.

Quelle est votre analyse sur ce manque de participation ?

Y.F. : On est dans un moment un peu particulier de notre démocratie, avec bon nombre de mécontents. Pour beaucoup ce serait simple de tout renverser, de tout changer, mais c'est beaucoup plus compliqué que ça. La construction de la revendication agricole est déjà complexe : il faut arriver à se mettre bon nombre autour d'une table, à porter la même revendication et après aller négocier pour la mettre en oeuvre parce qu'il y a des pouvoirs publics face à nous. Et ces pouvoirs publics sont aussi à l'écoute d'éléments extérieurs pas toujours favorables au monde agricole. Alors les «y'a qu'à faire comme ceci ou comme cela», c'est un peu simpliste !  Les Chambres d'agriculture sont essentielles pour nous accompagner dans notre métier, nous en avons besoin tous les jours, voilà pourquoi, j'attendais davantage de participation à ces élections.

Pensez-vous que les agriculteurs n'ont pas compris l'enjeu de ces élections ? Est-ce un problème de communication ?

Y.F. : Non, on ne peut pas dire cela. Il y a eu beaucoup d'actions de communication, des réunions sur le terrain, des relances téléphoniques… Et puis, on est sur des élections professionnelles et le taux de participation reste néanmoins élevé même s'il accuse une baisse.

La session d'installation aura lieu le 21 février, dans un peu plus d'une semaine, avec l'élection du président. Quel va être le premier travail de la nouvelle équipe ?

Y.F. : Ce sera d'appliquer le projet porté par JA et FDSEA autour des 3 axes développés lors de la campagne : installer et transmettre, réarmer l'outil de production agricole en Haute-Loire et accompagner les agriculteurs tout au long de leur carrière autour de leurs projets. Et l'axe un peu nouveau que nous souhaitons développer, c'est le capital humain. Organisation du travail, gestion de la main d'oeuvre, entente au sein des structures agricoles… voilà des thèmes sur lesquels nous allons travailler.

Au plan national, FNSEA et JA ont perdu quelques départements, qu'est-ce que cela vous inspire ?

Y.F. : On peut considérer que par manque de participation dans certains départements jusque là acquis au réseau FNSEA-JA, la CR a gagné quelques chambres. La question aujourd'hui, est de savoir comment ces élus vont s'investir au sein des chambres d'agriculture. En Haute-Loire, lors du dernier mandat, les élus des syndicats minoritaies ont participé à 10 ou 15% des sessions. La Chambre d'agriculture est le lieu de représentation de l'agriculture du département, et pour cela il faut réellement s'engager et travailler.

Un mot pour finir. Un peu déçu ?

Y.F. : Non, je ne suis pas déçu. Il ne faut pas être déçu après une élection, il faut se remettre au travail. Les agriculteurs veulent retrouver de la liberté d'entreprendre sur leurs exploitations, c'est un vrai sujet. Pour les aider dans ce sens, nous avons encore beaucoup de travail à mener. Les agriculteurs auront encore plus besoin de nous dans les années à venir. Il faut donc porter un message réaliste mais positif.

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