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Immobilier - Après une période de morosité, les investisseurs semblent de retour

Après le Salon de l’habitat, à Aurillac, quelle vision ont les professionnels du marché ? Petit tour d’horizon concernant les ventes d’appartements (neufs ou anciens) et la construction

Le Salon de l’habitat, l’endroit rêvé, le week-end dernier, pour tenter de réaliser de bonnes affaires auprès des acteurs de l’immobilier.
Le Salon de l’habitat, l’endroit rêvé, le week-end dernier, pour tenter de réaliser de bonnes affaires auprès des acteurs de l’immobilier.
© J.-M.A

Il paraît que ce serait le moment d’acheter, d’investir, de faire construire... Qu’en est-il vraiment de la situation du marché immobilier sur le département et plus précisément sur le bassin aurillacois selon le regard des professionnels ? Appartement ou maison, neuf ou ancien, telle est l’une des questions que se pose le potentiel investisseur. Sans parler du fondamental : va-t-on me prêter l’argent ? Agences immobilières, constructeurs ou banques (lire encadré) ont apporté certains éléments de réponses.

Au sortir de “quelques années compliquées”

“C’est un peu plus facile aujourd’hui de vendre car les gens, depuis 2011, ont bien compris que les prix avaient chuté, explique Patrick Chiva (Chiva immobilier, indépendant). Auparavant, il était très compliqué pour nous de leur expliquer le marché, que celui-ci était en baisse. Pour ma part, les prix des maisons mises en vente ont baissé entre 10 et 25 % sur quatre ans, sur un périmètre à 15 km autour d’Aurillac. Au-delà, c’est pire.” Selon lui, c’est encore plus marquant pour les appartements. “La baisse se situe entre 15 et 30 %. Mais là, un autre facteur intervient. Les structures comme Logisens et Polygone portent préjudice. Je m’explique : les gens qui, voilà 15 ans, ont acheté, pensant ainsi s’offrir une meilleure assurance pour leur retraite, se retrouvent coincés. On a tiré les prix des loyers vers le bas. Les prix à la vente en pâtissent également.” Ainsi, l’agent estime qu’un T3 à 65 000 € avec garage se négocie aujourd’hui autour de 45 000 €, mais il avoue “qu’il est très difficile de se faire une idée précise car chaque cas est différent. Mais il est vrai aussi que le parc social a une répercussion directe sur le privé”. Cependant, “comme les gens ont maintenant compris les prix réels du marché, ils ont une idée plus juste du prix auquel il faut vendre. En face, ils trouvent des familles, des couples intéressés car les taux ont également baissé. Du coup, pour 2015, on peut considérer que cela repart depuis ce printemps”. Même son de cloche du côté de Century 21 (agence franchisée) à un détail près. “Depuis cinq ans effectivement, nous constatons que les prix sont en baisse. En revanche, nous avons augmenté notre parc acquéreur depuis janvier, mois qui correspond à peu près à la baisse des taux. D’une manière générale, nous avons réalisé tout de même une bonne année.”

Retour de la confiance depuis le printemps

 

La baisse enregistrée, la franchise aurillacoise l’estime entre “moins 15 et moins 20 %, que ce soit au niveau des appartements ou des maisons. Seul les centre-villes stagnent. Ensuite, au-delà d’un certain kilométrage en dehors de la ville, c’est encore plus compliqué”. Pour avoir un ordre d’idée, Century 21 estime actuellement entre 1 100 € et 1 200 € le prix du mètre carré pour acheter un appartement, entre 1 400 € et 1 500 € pour une maison. “Nous avons une grande part de responsabilité envers nos clients. Il faut les rassurer, mais en même temps, nous ne sommes pas des magiciens. Quand on annonce un prix aujourd’hui, c’est un prix au plus juste. Mais la réalité, c’est qu’il faut trouver le bon compromis entre le marché et ce que veut le client. Notre force aujourd’hui, c’est certainement notre suivi client.” Du côté des constructeurs, Raymond Raynal déclare “avoir pris la crise en pleine face avec une dégradation franche ces trois dernières années avec une perte de chiffre d’affaire de 10 à 20 % chaque année. C’était une baisse d’activités dans tous les domaines avec, en plus, une peur accrue chez les particuliers. Les investissements ont été moindres. Là où un projet pouvait atteindre 150 000 €, les gens préféraient sécuriser à 100 000 €”. Mais là encore, le printemps a vu refleurir les projets. “Les gens reviennent nous voir. Avec la baisse des taux, les particuliers ont lancé des idées et parfois des dossiers. Comme les taux sont en train de remonter, ils reviennent maintenant avec des projets bien plus précis et surtout plus conséquents. Donc la tendance serait à la reprise, avec une confiance revenue auprès de la clientèle. Est-ce que cela va durer ? On l’espère, car cela a été très compliqué ces deux dernières années. Mais on a fait face car nous avons su nous diversifier.” Pour Polygone / Maison d’en France, plus spécialisé dans le social, les dernières années ont également été “compliquées. Mais face à la baisse des contacts, nous avons trouvé différentes solutions. Grâce à cela, nous arrivons à maintenir l’activité”. De gros efforts portés sur l’accession à la propriété, tant en appartement qu’en maison, qui semblent faire mouche. À titre d’exemple, un immeuble est en construction sur Aurillac (rue Paul-Doumer). “Il y a des T3 et des T4. Les prix varient entre 145 000 € et 275 000 €. Nous avons des investisseurs intéressés par cette opération”, annonce la structure. À chacun de se faire son idée. Cependant, tout le monde s’accorde sur un point : c’est le moment pour acheter.

 

 

 

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.

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