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Guy Lavigne (Groupama d'Oc) : “Nous ne sommes pas un assureur comme les autres !”

Les fondements mutualistes renforcés de l’assureur ne l’empêchent pas, bien au contraire, d’afficher des résultats en progression sur l’exercice 2018, notamment dans le Cantal.

Socle de la fédération du Cantal, les 75 caisses locales, dont celle de Val d’Authre présidée
par Marcel Salles, a reçu le Trophée 2018 de la caisse locale pour les actions menées.
Socle de la fédération du Cantal, les 75 caisses locales, dont celle de Val d’Authre présidée
par Marcel Salles, a reçu le Trophée 2018 de la caisse locale pour les actions menées.
© PO

Des bases saines, des fondamentaux techniques solides : en poste depuis quelques semaines seulement à la direction générale de la caisse régionale Groupama d’Oc, en provenance de sa consœur du Grand-Est, Olivier Larcher s’est félicité d’hériter d’une situation confortable au vu des résultats de l’exercice 2018 présentés jeudi dernier devant les sociétaires cantaliens. Groupama d’Oc a ainsi vu son chiffre d’affaires croître de 2 % à 703,3 M€ et ce malgré un coût des sinistres climatiques qui a doublé l’an dernier (78 M€) et dont l’assureur estime que ce niveau pourrait bien devenir la norme dans les années à venir. “Mais on peut encore faire mieux”, a assuré le directeur passé par de nombreuses filiales du groupe, évoquant une activité commerciale “qui mérite d’être accentuée sur tous les marchés”.

2018 : un des meilleurs résultats depuis longtemps

Grâce à une maîtrise rigoureuse des frais généraux, la caisse d’Oc affiche un résultat social à 50 M€, “l’un des meilleurs depuis longtemps”, a souligné le président Jean-Yves Dagès. Un satisfecit en forme d’encouragement à progresser encore puisque la contribution au résultat global
du groupe (24 M€) est jugée perfectible. Et une dynamique à laquelle ne sont pas étrangères les performances du réseau commercial cantalien - renforcé de six recrues -, comme en a attesté Hervé Delord, responsable du développement commercial. Le solde de production est ainsi en forte progression dans le département (+ 474 k€ par rapport à 2017), boosté par les marchés des particuliers (+ 300 k€) et agricole (+ 170 k€). “On se maintient sur le marché des entreprises, artisans, commerçants et sur les collectivités, dont 80 % sont dans notre portefeuille”, a aussi relevé le responsable commercial. Autre motif de satisfaction : les 20 % de progression sur la santé (complémentaire), un marché pourtant fortement concurrentiel où Groupama se démarque par son rapport garanties-tarifs.  Le Cantal s’est en outre illustré par le plus faible taux de résiliation de contrats de la caisse régionale et ce malgré une pyramide des âges peu favorable. Le fruit d’une politique volontariste au contact des sociétaires : 19 000 ont été rencontrés l’an dernier et de nombreux appels “de courtoisie” aux sociétaires moins disponibles (entreprises, agriculteurs...) ont contribué à conforter le portefeuille clients.

Encore des marges de progression

Sachant que près d’un Cantalien sur quatre est sociétaire : ils sont 35 200, dont un quart sont assurés “Vie” chez Groupama et 1 820 y ont un compte en banque. Au total, sur la branche IARD (incendies, accidents, risques divers), ce sont 107 300 contrats recensés en 2018 pour un chiffre
d’affaires de 45,2 M€. Et quasiment un véhicule sur trois est assuré par la caisse à l’ADN mutualiste, soit 23 700 autos, la plus forte part de marché d’Oc.
En termes de sinistralité, les indicateurs sont restés au vert dans le Cantal avec un ratio global sinistres sur cotisations favorable à 66,2 %. Stabilité qui masque cependant des situations disparates, a fait valoir le responsable du site de gestion d’Aurillac, Franck Portalier. En raison d’un sinistre accident de la vie privée dont le coût est estimé à 2 M€, ce ratio s’est dégradé à 93,2 % en assurance des personnes. Il est resté en revanche très bas sur les risques atmosphériques (27,3 %) et s’est amélioré sur l’automobile avec un nombre d’accidents et un coût de ces derniers en baisse. Sur le risque incendie, une stabilité est constatée. Au total, la charge sinistres s’est élevée à 30 millions d’euros, un montant équivalent de réparation-reconstruction qui a donc bénéficié à l’économie cantalienne, a fait valoir Franck Portalier.
L’avenir, Groupama d’Oc l’appréhende avec confiance mais aussi exigence autour de trois priorités : qualité de service pour devenir “l’assureur de référence de la région”, améliorer les marges techniques et “poursuivre notre développement sur tous les marchés et au service de nos assurés”, a affiché le nouveau DG de la caisse d’Oc.

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