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Guillaume éleveur de brebis en vidéos sur You tube

Guillaume Redon éleveur de brebis à Saugues en Margeride, a créé sa chaîne You tube pour communiquer positivement sur son métier et ses pratiques. 

Guillaume Redon et son troupeau sur la page d'accueil de sa chaîne You tube.
Guillaume Redon et son troupeau sur la page d'accueil de sa chaîne You tube.
© G.Redon

Guillaume, éleveur de brebis a désormais un public. Depuis février 2019, il a créé une chaîne “you tube“ sur laquelle il poste des vidéos en lien avec son métier. «J’ai voulu montrer la réalité de mon métier et donner ma version de ce que je vis au quotidien. J’explique mes pratiques en agriculture conventionnelle, des pratiques raisonnées que j’assume et que je montre» explique Guillaume Redon agriculteurs en production ovine sur le secteur de Saugues en Haute-Loire. Cette idée lui est venue en réponse aux attaques et aux critiques incessantes sur le monde agricole. Il regrette que, à la télé et sur les réseaux sociaux, l’agriculture soit toujours montrée du doigt, les reportages sont toujours à charge et les informations souvent fausses. Alors, pour lui, la meilleure façon de réagir est de prendre une place sur les mêmes outils de communication.

Vidéos courtes et ciblées
Toutes les semaines ou presque, Guillaume se met en scène avec ses animaux, sur ses parcelles, au volant de son tracteur… pour, en quelques images, donner un aperçu de son quotidien d’éleveur en zone de montagne. Rien d’extraordinaire, rien de jouer encore moins de sur-jouer, ce jeune agriculteur a pris le parti de faire des images de sa vie de tous les jours, des petites vidéos courtes et ciblées sur un aspect de son travail. La conduite de son troupeau de Blanches du Massif-Central, la pose de clôtures, les interventions sur les surfaces fourragères (dernières vidéos sur l’ensilage et la fauche)… autant de sujets simples et pourtant souvent inconnus ou méconnus par le public visé. Images commentées ou tutos, Guillaume s’efforce d’être explicite et pédagogique. «Au début ce n’était pas facile. Il faut savoir parler, faire court, choisir son message et ses images…» précise Guillaume qui tient à enrichir régulièrement sa chaîne. Les prises de vues sont une chose, le montage en est une autre et cela prend du temps ; il compte environ 3 h de montage qu’il fait le soir après le boulot. Au fil des semaines, depuis février, Guillaume s’est aguerri. Il a concocté un générique avec des photos de son élevage pour bien identifier ses vidéos, publie toutes les semaines le dimanche matin et varie les sujets.

Public jeune
Avec une moyenne de 5 à 6 000 vues par vidéos, ou 68 000 vues par mois, Guillaume Redon a analysé un peu ses statistiques. 37 % de son public a entre 18 et 24 ans et 70 % moins de 35 ans ; normal pour des vidéos sur You tube.
Il a noté que les vidéos les plus vues sont celles qui montrent les techniques de travail et non celles qui concernent les animaux, comme on aurait pu le croire. Elles sont souvent partagées et parfois commentées. «J’ai parfois des remarques ou des questions, et j’essaie de répondre rapidement» souligne-t-il. Guillaume Redon estime important de communiquer sur le métier d’agriculteur, et en particulier d’éleveur ovin pour lui, afin de véhiculer «une image positive du métier».
Il n’est d’ailleurs pas le seul à faire ça ; ils sont plusieurs agri-youtubeurs à poster des vidéos sur la toile avec la même envie de mieux faire connaître l’agriculture et les agriculteurs, les spécialités des régions de France, les spécificités des élevages et des productions…
Déjà satisfait de toucher un public intéressé, Guillaume aspire pourtant à capter plus largement le grand public, celui qui ne connaît pas le métier, celui qui reçoit en permanence des informations erronées ou partiales sur le monde agricole… L’objet étant de communiquer plus et mieux par l’image et à travers les moyens de communication du XXIème siècle.
«On ne peut pas rester sans rien faire face à toutes les fausses informations qui circulent sur les chaînes d’informations nationales. Pour lutter contre l’agribashing, à nous agriculteurs de réagir et avec les moyens de communication d’aujourd’hui» insiste ce jeune agriculteur qui en invite d’autres à rejoindre cette communauté sur You tube ou sur d’autres réseaux sociaux. Alors à vos caméras…

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