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Giovanni Viaene (re)concourra au Bus d’or à Paris

Il y a deux ans, Giovanni Viaene représentait le réseau Stabus au concours du Bus d’or, organisé à Paris. Rebelote cette année, après une phase qualificative qui s’est déroulée à Aurillac.

Sur le parking du Prisme d’Aurillac, les conducteurs de la Stabus sont impitoyables les uns avec les autres : le premier qui touche un pneu, ou pire, et c’est le chambrage assuré ! Mercredi 1er avril, ils sont douze volontaires à slalomer avec un bus entre une centaine d’obstacles et à vouloir boucler le parcours le plus rapidement possible. “Il n’y a pas de temps imparti, c’est au temps réel et il y a cinq secondes de pénalité par plot ou pneu touché”, explique “l’expérimenté” Giovanni Viaene qui, il y a deux ans, avait excellé puisque c’est lui qui avait représenté le réseau 
cantalien à Paris dans le cadre du concours du Bus d’or organisé par l’Union des transports publics 
et ferroviaires (UTPF) afin de valoriser le métier de conducteur de transport public urbain. À l’époque, tous les conducteurs de la Stabus avaient tenté leur chance aux qualifications.
Autres difficultés : passer le rétroviseur entre deux fourches et répondre aux 20 questions du questionnaire à choix multiple (QCM) portant sur le métier, la sécurité, ses collègues... chaque mauvaise réponse entraînant également cinq secondes de pénalité. Les mécanos de la Stabus font office de “juges”.  

Rapidité et précision

Après un tour de reconnaissance, histoire de chauffer un peu le moteur, les conducteurs s’élancent sur la piste qui rappelle le parcours parisien, avec plus ou moins de réussite il faut bien le dire, mais dans la bonne humeur ! Et c’est bien là l’un des objectifs de ces quelques heures passées en roue libre : “Fédérer en interne autour d’un projet”, soumet le tenant du titre aurillacois. Pour Nicolas Boucheix, responsable commercial, c’est aussi “représenter notre réseau et se confronter aux autres. Il y a deux ans à Paris, nous étions le plus petit inscrit et nous avons quand même terminé 5e ! Cette année, il n’y a pas d’objectif particulier mais on veut montrer qu’on est toujours là !” 
Chrono à la main, il note le temps réalisé sur le circuit et les pénalités engrangées par chaque chauffeur, avant d’établir le classement final et désigner celui qui partira à Paris du 9 au 11 juin. Sur place, le concours bien sûr - qui réunira une soixantaine de concurrents, et qui proposera aux dix finalistes une épreuve supplémentaire - mais aussi les avantages d’un voyage dans la capitale, comme une soirée sur un bateau mouche. Une expérience que renouvellera Giovanni Viaene au mois de juin puisqu’à nouveau, il a composté son ticket pour la finale du Bus d’or en étant le plus rapide et le plus précis sur le circuit. Il devance Hubert Séverac et Aurélien Leguilloux.   
 

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