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Gestion sanitaire des bâtiments d’élevage : Focus sur la période estivale

Après la mise à l’herbe des animaux et la gestion des fumiers et des lisiers, nous allons nous intéresser aux bâtiments. La plupart vont rester vides pendant la période estivale, c’est le moment pour faire le point sur leur état sanitaire.

Tout bâtiment d’élevage confronté à une pathologie voit sa contamination augmenter au cours du temps. Un ookyste de cryptosporidie ou de coccidie peut être à l’origine de 32 millions de nouveaux ookystes avec une résistance dans le milieu extérieur de plusieurs années. La désinfection de tout bâtiment d’élevage ayant présenté un épisode pathologique (diarrhées néonatales, omphalites, coccidioses, paratuberculose…) s’avère donc nécessaire.
Tout bâtiment d’élevage confronté à une pathologie voit sa contamination augmenter au cours du temps. Un ookyste de cryptosporidie ou de coccidie peut être à l’origine de 32 millions de nouveaux ookystes avec une résistance dans le milieu extérieur de plusieurs années. La désinfection de tout bâtiment d’élevage ayant présenté un épisode pathologique (diarrhées néonatales, omphalites, coccidioses, paratuberculose…) s’avère donc nécessaire.
© GDS Creuse

La période de pâturage représente une période de choix pour faire le point sur les éléments de prévention au niveau de vos bâtiments d’élevage. Ces structures sont alors peu ou pas utilisées, c’est donc le moment idéal pour mettre en place les actions principales que sont le nettoyage et la désinfection.

Une désinfection de tout bâtiment d’élevage confronté à un épisode pathologique
L’élevage des ruminants s’accompagne obligatoirement d’une colonisation du milieu par un microbisme très important : bactéries, virus, parasites… Dans la plupart des cas, un équilibre immunitaire s’installe, limitant les pathologies au sein de l’exploitation. Si cet équilibre a été rompu par la présence d’un agent pathogène particulier ou une dynamique de contamination trop importante, il convient de mettre en place des mesures de désinfection. L’objectif ne sera pas la « stérilisation » du bâtiment, impossible à obtenir dans un contexte d’élevage, mais à diminuer fortement la pression infectieuse. Cela fait partie des mesures sanitaires à mettre en place dans tout bâtiment d’élevage ayant présenté un épisode pathologique (diarrhées néonatales, omphalites, coccidioses, paratuberculose…).

Pour une désinfection efficace : des étapes à respecter
La désinfection ne s’arrête pas à la simple pulvérisation du désinfectant sur les surfaces. Elle demande méthode, rigueur et s’effectue en plusieurs étapes :
• Le plus tôt possible après la sortie de vos animaux, retrait et nettoyage de tous les équipements amovibles, nettoyage du bâtiment et des abords avec enlèvement des fumiers et autres matières organiques. Les sols bétonnés, les zones autour des abreuvoirs, les cloisons des cases et les barrières seront lavées au nettoyeur haute-pression. Les bactéries ayant tendance à s’enkyster dans des biofilms, ce nettoyage sera encore plus efficace s’il est effectué avec un détergent et de l’eau chaude.
• Désinfection. Le désinfectant sera choisi en fonction des pathologies auxquelles l’élevage à été confronté pendant l’année et l’application se fera à raison de 300 à 400 ml/m² en respectant strictement la dilution recommandée. Pour les sols en terre battue, il faut augmenter la dose pulvérisée ou utiliser de la chaux vive éteinte à raison de 500 kg/1 000 m² mais l’utilité est discutable ; en effet, dès que des animaux vont être réintroduits dans le bâtiment, le paillage va enfouir les éventuels agents pathogènes toujours présents.
• Vide sanitaire. Il commence après la désinfection et prolonge l’action du désinfectant avec un assèchement du sol et du bâtiment. Tant qu’il y a de l’humidité, le microbisme n’est pas réduit au minimum et les éléments parasitaires sont infestants. La durée minimale du vide sanitaire correspond au temps nécessaire pour assécher entièrement le bâtiment, soit en moyenne une quinzaine de jours. Cette période sera donc plus longue en saison froide et humide. En réalisant la désinfection dès la mise au pré, le vide sanitaire est long et les bâtiments profitent au maximum de la rémanence d’action des désinfectants et de la désinfection effectuée par les UV du soleil.

Choisir le bon désinfectant en fonction de la situation
Plusieurs types de désinfectants sont disponibles : ammoniums quaternaires, phénols… Pour choisir le désinfectant adéquat, vous vérifierez son homologation. Vous rechercherez un large spectre d’activité (bactéricide, fongicide et virucide) tout en présentant une action rapide avec une efficacité suffisante en présence de matières organiques. Les désinfectants spécifiques contre les éléments parasitaires et surtout contre les ookystes de coccidies et de cryptosporidies sont peu nombreux, Prophyl S ou Kenocox, avec un temps de contact minimum de 1 h à 4 h et une dilution de 1 à 2 % (suivant le spectre recherché, à vérifier sur les notices). Ces désinfectants sont disponibles à Farago Creuse.

À associer, la désinsectisation…
S’il reste des animaux durant la période estivale, vos bâtiments d’élevage, associant densité, température et hygrométrie favorables avec abondance de matières organiques, réunissent les conditions adéquates au développement des insectes. Certains comme les stomoxes peuvent être vecteurs de maladies (besnoitiose) ou porteurs de germes infectieux (une mouche peut transporter jusqu’à 1 million de bactéries). De plus, les insectes sont facteurs d’énervement et de pertes de production. La lutte sera raisonnée et préventive. Elle est à mettre en place avant la période de forte reproduction des insectes (temps doux et humide : printemps). Les tas de fumiers sont des lieux favorables pour la ponte des insectes, il est préférable de les tenir éloignés des bâtiments et des animaux et de nettoyer de manière complète toutes les zones avec présence de fumiers (bâtiments ou abords).

… et la dératisation
Y compris en période estivale, vos bâtiments d’élevage attirent les rongeurs car ils représentent un refuge et une source de nourriture abondante. Ces rongeurs entraînent des nuisances aux dépens de vos animaux (agitation, stress et portage de germes pathogènes comme la leptospirose ou la salmonellose), de vos bâtiments (dégradation de certaines installations) et de vos aliments stockés (consommation et souillures). La dératisation est d’abord préventive par des mesures d’hygiène et de propreté qui limitent l’intérêt pour ces animaux à venir s’installer dans l’élevage. Un plan de lutte plus global doit être mis en place avec la mise à disposition d’appâts changés régulièrement afin d’identifier le niveau de consommation.

Désinfection, désinsectisation, dératisation, une utilisation à renforcer
Composantes de la biosécurité, les « 3D » participent à l’optimisation de la maîtrise des risques en élevage. C’est une base de notre concept « Le sanitaire… j’adhère ! ». La désinfection des bâtiments d’élevage demeure une action délicate et technique, tout comme les opérations de dératisation et de désinsectisation. Farago Creuse vous propose ses services avec la possibilité de faire effectuer ces interventions par des techniciens certifiés, préalablement formés et un choix de matériel et produits apportant des garanties techniques et réglementaires. De plus, dans le but de vous sensibiliser à l’importance de cette pratique, GDS Creuse aide à hauteur de 50 % les travaux de désinfection.

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