Aller au contenu principal

Gastronomies agricoles et fermières

Certains chefs cuisinent les véritables « produits locaux et de saison » d’une ferme qu’ils connaissent bien. Ils y trouvent matière première et inspiration.

En cuisine et en salle, la plus-value est humaine. Pour préparer, servir, expliquer les produits et les plats, le Bien élevé (photo) compte sept employés pour 70 couverts, le Bien Ficelé, sept pour 54 couverts et Garance onze pour 35 couverts.
En cuisine et en salle, la plus-value est humaine. Pour préparer, servir, expliquer les produits et les plats, le Bien élevé (photo) compte sept employés pour 70 couverts, le Bien Ficelé, sept pour 54 couverts et Garance onze pour 35 couverts.
© Pierrick Bourgault

Sur son massif des Aravis (Haute-Savoie) face au Mont-Blanc, Marc Veyrat n’hésite pas à affirmer : « Nous sommes les seuls hôteliers restaurateurs à traire nos vaches, ramasser les œufs de nos poules, récolter nos légumes, fabriquer nos charcuteries, élever nos poissons et cuire notre pain dans un four ancestral. Nous vivons à 80 % en autarcie. Je suis né paysan, autodidacte, et cuisinier paysan je resterai. » L’épure, la haute gastronomie a un prix : 295 € le menu créatif chez ce deux étoiles Michelin.
De même, Alain Passard (trois étoiles) applique son expertise à des légumes modestes : betterave, oignon, courge, topinambour… Souvent des variétés anciennes, cultivées jusqu’à parfaite maturité dans ses potagers de Fillé (Sarthe) ou Buis-sur-Damville (Eure). Les fruits viennent de son verger face au Mont-Saint-Michel (Manche). Le déjeuner est à 175 €. La famille Roellinger (Ille-et-Vilaine) possède différents jardins potagers où poussent des légumes traditionnels bretons, épices et plantes aromatiques. Un verger donne ses fruits, des ruches le miel et la pêche aussi est locale. Compter environ 100 € par personne pour leur table qui vient de recevoir sa seconde étoile.
Ces prix élevés sont dus au personnel (parfois autant de salariés que de couverts), aux préparations minutieuses, au travail d’invention et au prestige du restaurant. Paradoxalement, un étoilé est souvent peu rentable.

Suite de l'article à lire dans le Réveil Lozère n°1499, du 28 février 2019, en page 16.

Rédaction Réussir

Les plus lus

Shamonda-Europe : au moins un cas dans le Cantal

Un premier foyer de ce nouveau virus apparu cet été en Suisse, Allemagne et Savoie a été confirmé dans le département.…

Plus de 80 % des Cuma ont une activité récolte.
Agriculture : comment bénéficier du crédit d'impôt CUMA ?

Le dispositif s'adresse directement aux agriculteurs et agricultrices membres d'une CUMA. Le calcul se base sur le montant des…

Florence Dubessy, vice-présidente de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, et Lionel Chauvin; président du département du Puy-de-Dôme étaient au  Domaine Miolanne à Neschers
Vins d'Auvergne primés aux Volcanic Wines Awards 2026 : Le Domaine Desprat Saint-Verny et Pierre Goigoux à l'honneur

En juillet 2026, Florence Dubessy, vice-présidente de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, et Lionel Chauvin, président du Conseil…

Les champions Miss et Mister et leurs éleveurs, fiers de remporter le 1er prix 2026
"Élevage Salers : La qualité des animaux brille au concours 2026 du Puy-de-Dôme

Sous un soleil estival, le concours départemental des Miss et Mister Salers du Puy-de-Dôme a rassemblé 30 animaux issus de 16…

Fortes chaleurs, déficit fourrager : repenser la conduite des troupeaux

Face aux épisodes de sécheresse et aux aléas climatiques, Conseil bovin viande Cantal (CBVC) invite les éleveurs à adapter…

Aurillac : accueillir le festival sans céder la ville

Artistes de rue et festivaliers seront accueillis à bras ouverts à Aurillac pour le festival international de théâtre de rue,…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière