François et Simon Clair : agriculteurs et sapeurs-pompiers volontaires, un engagement au service du territoire
À Lapleau, les frères François et Simon Clair partagent bien plus qu'une exploitation agricole. Éleveurs de bovins viande de race limousine, ils sont également sapeurs-pompiers volontaires au centre de secours de la commune. Deux engagements qu'ils mènent de front avec le même état d'esprit : celui du service et de la solidarité.
À Lapleau, les frères François et Simon Clair partagent bien plus qu'une exploitation agricole. Éleveurs de bovins viande de race limousine, ils sont également sapeurs-pompiers volontaires au centre de secours de la commune. Deux engagements qu'ils mènent de front avec le même état d'esprit : celui du service et de la solidarité.
Installés respectivement en 2013 et en 2018, François, 35 ans, et Simon, 31 ans, sont associés en GAEC avec leur père Jean-Louis, qui prendra sa retraite en août. Sur 240 hectares, essentiellement en prairies, auxquels s'ajoutent quelques cultures de céréales et de maïs, ils conduisent un élevage de bovins viande de race limousine, orienté vers la production de broutards et la sélection.
Une vocation transmise par leur père
Chez les Clair, l’engagement chez les sapeurs-pompiers est une histoire de famille. Leur père était lui-même pompier volontaire, et les deux frères ont grandi au rythme des interventions et de la vie de la caserne.
On a toujours baigné dedans. Quand on était petits, on allait souvent à la caserne avec notre père. Ça nous a donné envie de faire la même chose », raconte François, engagé depuis 2007.
Simon l'a rejoint quatre ans plus tard au sein du centre de secours de Lapleau.
Trouver le bon équilibre
Concilier les responsabilités d'agriculteur et celles de pompier volontaire demande une organisation rigoureuse. Heureusement, le centre de secours de Lapleau enregistre un nombre d'interventions relativement limité.
On essaie de concilier les deux comme on peut. Ce n'est pas toujours évident, mais comme notre centre n'est pas un gros centre, on arrive globalement à s'organiser », explique Simon.
Certaines périodes restent toutefois incompatibles avec une disponibilité totale.
Pendant les foins ou les moissons, on ne se déclare pas disponible. À ces moments-là, l’exploitation passe avant, mais le reste de l'année, ça fonctionne plutôt bien », précise François.
Les deux frères veillent également à assurer la continuité du travail sur l’exploitation.
Souvent, il n'y en a qu'un qui part en intervention. Et quand on est amenés à partir tous les deux, on reprend simplement le travail là où on l'avait laissé en revenant », ajoute Simon.
Une connaissance du terrain précieuse
Le métier d'agriculteur constitue aussi un véritable atout dans leurs missions de secours. Leur parfaite connaissance du territoire facilite les interventions.
On connaît les routes, le relief, les exploitations et les habitants. Quand on intervient sur notre secteur, cette connaissance du terrain peut vraiment faire gagner du temps », souligne François.
Au fil des années, leur engagement comme pompier a également enrichi leur pratique professionnelle.
Les formations nous apportent beaucoup, notamment en secourisme ou dans la gestion des différents types d'incendies. On est aussi beaucoup plus sensibilisés aux questions de sécurité et de prévention des risques sur l’exploitation », explique Simon.
Deux engagements portés par les mêmes valeurs
Pour les deux frères, agriculture et sapeurs-pompiers reposent sur des valeurs communes.
La solidarité et l’entraide sont présentes dans les deux activités. Ce sont deux passions qui se complètent bien », résume François.
Les deux frères saluent la charte signée entre la Préfecture, le SDIS, la FDSEA et les Jeunes Agriculteurs, qui vise à renforcer la coopération entre le monde agricole et les services de secours.
C'est une bonne initiative. Pouvoir s'appuyer sur des agriculteurs volontaires, équipés et connaissant parfaitement le secteur, peut être un véritable atout pour les sapeurs-pompiers afin de limiter la propagation d'un incendie, dans le cadre des interventions », estime Simon.
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Pour les deux frères, ce type de partenariat peut aussi contribuer à mieux faire connaître le volontariat chez les agriculteurs et encourager de nouvelles vocations. Un engagement essentiel pour maintenir un maillage de secours efficace dans les territoires ruraux, où la proximité et la réactivité font souvent toute la différence.