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Festival des Hautes Terres Musiques et danses en juin à Saint-Flour

Les 26, 27 et 28 juin, Saint-Flour vibrera des sons internationaux du trad’ à l’occasion du festival des Hautes Terres. Trois jours aussi pour danser jusqu’à tard dans la nuit.

Des musiciens dans une caravane
La Guinche... pour l’ambiance.
© ©Jérôme Halâtre

Vingt-quatre éditions en 26 ans. Il aura fallu une arrivée de Tour de France en 2004 et une crise sanitaire en 2020 pour stopper le festival des Hautes Terres. Le plus vieux des cinq festivals (probablement un record d’événements de ce type au plan national pour une seule ville) proposés dans la cité du Vent garde même une part de fraîcheur. Près de trois décennies après sa création et à l’heure de présenter l’affiche 2026, certaines idées sont encore avancées comme de favoriser un “off” en réponse aux nombreuses sollicitations reçues par le CDMDT (Centre départemental des musiques et danses traditionnelles) pour sa “scène ouverte” (place René-Amarger durant les trois jours) sur laquelle se produiront 13 formations musicales. 
“Il pourrait y en avoir encore davantage !”, se félicite Frédérique Seychal, présidente du CDMDT. C’est la preuve que l’événement, malgré les années, conserve ses fidèles mais s’affirme aussi comme un incontournable de la musique trad. La Ville poursuit donc son soutien à cette manifestation comme les autres partenaires privés et publics “pour un budget constant”, rappelle le maire Philippe Delort, pour qui “le festival a désormais une histoire mais aussi un futur”. La gratuité d’accès à l’ensemble des concerts et bals reste de mise. 


Bonnes recettes 


“On ne change pas les bonnes recettes et on incorpore de nouveaux ingrédients”, résume Fabienne Testu au moment de dévoiler le détail des trois journées du dernier week-end de juin. Aujourd’hui, le festival, c’est un savant mélange des cultures montagnardes et de découverte de l’univers trad, tant il a été permis de découvrir différentes régions du monde. Il est difficile de rester sur le simple registre géographique. “On s’attarde plus sur un style ou un instrument pour créer le fil rouge d’une édition”, avance Fabienne Testu. Cette année, la musique celtique sera à l’honneur avec le retour 
des cornemuses dans les rues sanfloraines et le groupe Red Cardell & Invités, samedi soir place d’Armes. La tête d’affiche apportera sur scène un son punko-rock-breton entre accordéon, trompette et biniou. 
Pour reprendre la chronologie, le festival débutera le vendredi avec une création co-production du CDMDT, du Conservatoire et les trois musiciens et la danseuse du groupe Kostana. Le projet a porté sur la découverte des musiques et danses d’Auvergne et des Balkans et les enfants de l’atelier chorale ouvriront le “bal des débutants” vers 18 heures sur les Allées. Un moment qui permet très vite à tous de se mettre en jambes. La mixité des origines musicales se retrouvera le soir place d’Armes avec Adelante. Teintée de sonorités occitanes, hispaniques et kabyles, il s’agira également d’une création à l’occasion du festival avec les frères Amokrane, du groupe Zebda, Serge Lopez que le public sanflorain connaît bien, et aux percussions, le Sanflorain Simon Portefaix. 


Mixité musicale


Samedi, il faudra retenir Grifol pour un bal polyphonique sur les Allées avec des voix féminines accompagnées de percussions. Pour l’ambiance celtique, le Trio Arlet’ proposera un bal fest-noz. Le concert principal de début de soirée - Red Cardell & Invités - sera suivi pour les bals avec Tribal Jâze et Di Mach Trio. 
Dimanche, la journée débutera par le bal des petits, place René-Amarger. Mais il faudra se rendre sur la place des Allées pour le bal de Poolidor Trio et sa vielle à roue pour une musique électronique berrichonne et nord-africaine. 
Place d’Armes, pour ceux qui aiment les petits bals de campagne, une rencontre s’imposera avec La Guinche 
(à 15 heures et à 17 h 30). C’est un petit bonheur !
Le festival renoue cette année avec une de ses traditions, le concert à la cathédrale. À 16 h 15, les chants polyphoniques pyrénéens se dévoileront avec Daunas de Còr et un jeu de voix entre héritage populaire et création contemporaine. 
Il reviendra à Traucatèrme, formation cantalo-cantalienne qu’il n’est nul besoin de présenter, de clôturer le festival sur les Allées à 16 h 30. Comme toujours, les rues seront parcourues par 
différentes troupes, La Fraternelle, Carabéna, Tribal Jâze pour animer notamment le marché du samedi matin. Le festival proposera comme toujours son marché des saveurs et les stands des artisans avec par exemple une dizaine de luthiers.

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