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FDSEA : «Produire français pour manger français», plus qu’un slogan, une volonté

Mercredi 1er avril à St Paulien, les adhérents de la FDSEA sont attendus nombreux pour participer au Congrès annuel de leur syndicat.

Choisir de manger français, c’est possible. Les agriculteurs s’y engagent.
Choisir de manger français, c’est possible. Les agriculteurs s’y engagent.
© HLP

L’année 2014 a été pour la FNSEA, l’année du «Produire et manger français», slogan qui aura été «le moteur de (notre) action syndicale», écrit la FNSEA dans un communiqué à quelques jours de l’ouverture de son Congrès national qui s’est déroulé à St Étienne dans la Loire du 24 au 26 mars. Et, insiste-t-on : «si on veut continuer à manger français, il faut laisser les agriculteurs produire. Il ne s’agit pas d’une simple revendication. Il s’agit d’une véritable cause nationale».
C’est donc naturellement autour de ce thème que les responsables de la FDSEA ont choisi d’orienter, eux-aussi, leur congrès départemental, qui se déroulera une semaine plus tard, le 1er avril à St Paulien.
«Dans notre pays, l’agriculture est encore un secteur qui développe de la croissance. Et si le consommateur souhaite une alimentation de qualité et de proximité, il faut alors tout mettre en oeuvre pour atteindre cet objectif» lance
Yannick Fialip président de la FDSEA. Mais il s’inquiète des contraintes administratives trop lourdes qui pourraient «casser cette dynamique du monde agricole» et donc ruiner les efforts déjà entrepris par nombre d’agriculteurs et de filières en France et même en Haute-Loire.

Qualité et proximité
Au cours du Congrès 2015, la FDSEA va aborder ce thème du «produire français pour manger français» à l’aide d’exemples locaux comme Terroirs de Haute-Loire ou les filières qualité (AOP Lentille Verte du Puy ou Fin Gras du Mézenc, Fruits rouges et veaux des Monts du Velay, porc de Haute-Loire, lait de montagne, fromage le Velay… et la liste est loin d’être exhaustive).
Ces démarches abouties ou en cours de développement sont un peu des moteurs qui véhiculent une image de qualité et de proximité. Et c’est là les 2 entrées par lesquelles les agriculteurs veulent atteindre les consommateurs, de plus en plus vigilants sur ce qu’ils mangent, à la fois en terme de composition des produits que de provenance.
Chez soi, dans les cantines scolaires pour nos enfants, dans la restauration collective hors foyer… partout les agriculteurs de la FDSEA et des JA veulent faire entrer en priorité des produits issus de leurs exploitations de Haute-Loire voire de la région.
Ils avaient d’ailleurs manifesté dans ce sens le 5 novembre dernier à l’appel de la FNSEA et des JA. «Le consommateur doit prendre conscience de l’importance des produits qu’il achète. En achetant des produits français et locaux, il fait vivre des filières, des hommes et des femmes sur notre territoire» soulignait le président des JA43, Anthony Fayolle lors de cette action syndicale.
Çà et là dans des collectivités locales, des initiatives existent dans le cadre de cantines scolaires ou de maisons de retraites. Mais trop peu encore, de l’avis des agriculteurs qui souhaitent une prise de conscience collective pour que tous, citoyens, élus, restaurateurs, responsables de magasins, intendants de collectivités… unissent leurs efforts pour aller dans ce sens.
Voilà survolé le thème du rapport d’orientation qui sera présenté le 1er avril aux adhérents de la FDSEA ainsi qu’aux élus et représentants des OPA. Ce sera l’occasion de lancer des pistes pour que le «manger français» devienne un réflexe. Et la FDSEA envisage pour cela une véritable opération de sensibilisation par les agriculteurs auprès des instances des élus locaux, des parents d’élèves… pour montrer que c’est possible.
Rendez-vous le 1er avril à St Paulien, salle du Chomeil.


Suzanne Marion

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