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FCO : L’Etat n’impose plus la vaccination

Depuis le 1er janvier, la France est passée en zone réglementée pour la FCO de sérotype 4 et 8. Les animaux peuvent circuler librement sur le territoire et la vaccination n’est plus obligatoire, sauf à l’export.

© AA

En novembre dernier, le virus de sérotype 4 (BTV4) a été détecté sur un veau originaire de Haute-Savoie (74) et hébergé dans l’Allier. Une stratégie d’éradication du BTV4 a alors été décidée par le ministère de l’agriculture et de l’alimentation, la situation épidémiologique laissant espérer une détection précoce de l'infection et par conséquent de bonnes chances de l’éliminer.

Malgré les actions de lutte mises en place, l’évaluation de la situation sanitaire, ces derniers jours, montre qu’au-delà du département de la Haute Savoie, les départements de l'Ain, de la Saône-et-Loire, de la Haute-Saône et du Jura sont à présent concernés par des foyers. Des résultats d'analyse sont en attente pour les départements de la Haute-Saône, de l’Isère, de l’Ain, de la Savoie, de l’Yonne, de la Seine-et-Marne, de la Vienne et de la Loire.

Face à ce constat, le ministère chargé de l’agriculture a décidé de renoncer à la stratégie initiale d’éradication au profit de l’extension de la zone réglementée BTV4 à l’ensemble du territoire continental.

Cette évolution a été approuvée par le CNOPSAV (conseil national d'orientation de la politique sanitaire animale et végétale) lors de sa réunion du 21 décembre 2017.

Le passage de l'ensemble du territoire continental en zone réglementée BTV4 conduit aux mesures suivantes :

  • les animaux peuvent circuler librement, comme c’est déjà le cas pour sérotype 8 ;
  • la vaccination BTV4, initialement obligatoire dans les périmètres d’interdiction et zones de protection (Allier non concerné), devient volontaire sur l’ensemble du territoire national à l’instar du sérotype 8. Les doses vaccinales achetées par l’État en novembre et décembre, dans un objectif d'éradication, sont mises à disposition des éleveurs gratuitement jusqu’à épuisement du stock. Les modalités de répartition des vaccins seront définies selon leur disponibilité et les priorités qui auront été fixées à l’issue d’une concertation nationale avec l’interprofession. GDS France assurera la coordination, en particulier pour les petits ruminants et pour les animaux destinés aux exports et échanges ;
  • compte tenu des accords bilatéraux en cours, les échanges d’animaux vers l’Espagne ou l’Italie (qui représentent 80% des flux exports d’animaux depuis la France) ne sont pas touchés ;
  • les discussions avec les pays tiers (notamment avec l'Algérie) vont avoir lieu dans les prochains jours pour permettre le maintien des exportations.

Ce nouveau dispositif, traduit dans un arrêté ministériel du 28 décembre 2017, est entré en vigueur le 1er janvier 2018.

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