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Faire du stock avec les cultures dérobées

Les cultures dérobées peuvent être mises en place entre deux autres cultures dans des territoires comme la Lozère où on en réalise classiquement qu’une par an. Ces cultures sont notamment mises en place lors de sécheresses. La culture de dérobées vient en complément d’une bonne gestion des autres parcelles notamment prairiales.

Cette année, il est possible de mettre en place des cultures dérobées d’été à cycle court qui permettront de réaliser des stocks complémentaires ou de disposer de surface à pâturer plus productives quand la production fourragère est insuffisante.

Choix des dérobées

La culture dérobée doit être choisie en fonction de son utilisation. On constate que les associations de graminées et de légumineuses améliorent les valeurs alimentaires. Plusieurs points sont à prendre en compte, notamment la sensibilité au gel et les besoins d’eau de la culture. La durée de végétation des espèces gélives est très courte (moins de trois mois), mais ces cultures présentent un risque important dans le département.

Le sorgho fourrager

Il ne faut pas confondre les sorghos fourragers et les sorghos ensilages. Ces derniers sont utilisés en culture principale de printemps avec une seule coupe. Les sorghos fourragers ont pour but de produire du fourrage durant le « trou » d’été, lorsque les espèces fourragères traditionnelles sont en repos végétatif. Ils se différencient par une vitesse de pousse plus rapide, un cycle végétatif plus court (550 – 680°C) et une aptitude à de multiples repousses.

Suite à lire sur le Réveil Lozère N°1266 du jeudi 3 juillet 2014, pages 10-11.

Plaquette forestière pour pailler cet hiver : une solution possible à mettre en œuvre

Le manque de paille dans les exploitations lozérienne est un problème récurrent mais il devient encore plus sensible lors d’années climatiques comme cette année. En effet, les céréales vont produire peu de paille. Des solutions existent pour limiter l’impact de l’achat de paille sur le chiffre d’affaire de votre exploitation, par exemple le remplacement d’une partie de la paille par de la plaquette forestière.

La ressource boisée est conséquente sur le département et moins soumise aux aléas climatiques. La plaquette forestière peut provenir du broyage d’arbres de futaie ou du produit de l’entretien des haies. La technique consiste à mettre une sous-couche de plaquette et ensuite de pailler par-dessus normalement.

Suivant le type de bois utilisé un compostage est parfois nécessaire avant de l’épandre. Avec du bois blanc, l’épandage dans les champs ne pose pas de problèmes particuliers. Avec des essences plus tanniques (tels que les résineux ou le chêne par exemple), il est vivement conseillé de composter. Des analyses de ces composts ont été réalisées par la chambre d’agriculture de la Lozère sur plusieurs exploitations du département et les résultats sont encourageants. Les pH sont au-dessus de 7 (c’est-à-dire qu’ils sont basiques) et la composition en NPK de ces composts est égale aux composts traditionnels.

Le paillage avec de la plaquette forestière est aujourd’hui une véritable alternative pour consommer moins de paille dans les bâtiments.

Si vous souhaitez mettre en place un paillage plaquette pour l’hiver prochain, ou si vous souhaitez plus d’informations, vous pouvez contacter Guillaume Cabé à la chambre d’agriculture de Lozère au 04 66 65 62 00.

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