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Interconsulaire
"Ensemble au service du dynamisme de notre territoire"

Le 9 janvier, les présidents des Chambres d'Agriculture, de Commerce et d'Industrie, de Métiers et de l'Artisanat de la Haute-Loire ont présenté leurs traditionnels vœux pour l'année 2023.

De gauche à droite : Jean-Luc Dolléans, Serge Vidal et Yannick Fialip, réunis pour les vœux de l'interconsulaire.
De gauche à droite : Jean-Luc Dolléans, Serge Vidal et Yannick Fialip, réunis pour les vœux de l'interconsulaire.
© © HLP

C'est après une interruption de deux années, en raison de la crise du Covid-19, que les élus de l'interconsulaire ont présenté leurs vœux pour l'année 2023 le 9 janvier au Puy-en-Velay. Une cérémonie toujours très suivie et à laquelle participaient nos parlementaires, la présidente du Département, les représentants de la Région et de l’État sans oublier les maires et présidents des collectivités territoriales.
L'interconsulaire, qui réunit les Chambres d'Agriculture, de Commerce et d'Industrie, de Métiers et de l'Artisanat, avance toujours en ordre "uni et groupé" autour d'un même objectif commun :  le dynamisme de l'économie et des entreprises du territoire de la Haute-Loire. "Ensemble, nos trois Chambres consulaires représentent : 21 200 entreprises employant 37 000 salariés, 94 élus consulaires issus des entreprises et 80 collaborateurs" a indiqué Jean-Luc Dolléans président de l'interconsulaire et de la Chambre de Commerce et d'Industrie. Des réseaux de proximité qui ont accompagné en 2022 plus de 1 650 créations d'entreprises et formé 3 000 stagiaires (chefs d'entreprises et salariés).
Après la diffusion d'un film sur l'action concrète des chambres consulaires sur le territoire, qui montre à quel point ces trois structures constituent des acteurs majeurs pour le développement de notre département, chacun des trois présidents a pris la parole.

4 vœux pour l'agriculture
Dans son discours, le président de la Chambre d'Agriculture de Haute-Loire, Yannick Fialip, a présenté 4 vœux : un vœu de respect du métier d'agriculteurs "qui travaillent avec passion à toute heure" et qui font preuve de résilience et notamment durant la crise du Covid ; un vœu de liberté pour rappeler que "l'ADN du métier d'agriculteur, c'est d'être des entrepreneurs du vivant" et dénoncer "cette suradministration et cette insécurité juridique et réglementaire qui menacent le sens du métier". Il a également adressé un vœu d'accompagnement et de soutien pour les agriculteurs et leurs filières, à l'égard de la commission européenne, de l'État, de la Région, du Département, des communautés de communes, communes et des pouvoirs publics. Son dernier vœu concerne la prospérité économique de l'agriculture "qui obéit à des lois économiques", et doit "produire pour générer un chiffre d'affaires et des richesses". Et au passage, il a dévoilé quelques chiffres qui montrent la place importante qu'occupe son domaine d'activité en Haute-Loire : "90 créations ou reprises d'exploitations aidées, plus de 100 bâtiments d'élevage modernisés et environ 18% des emplois".

Les chambres consulaires dans le collimateur
La parole a ensuite été donnée à Serge Vidal, président de la Chambre de Métiers et de l'Artisanat. Il a rappelé l'ensemble des domaines d'intervention de sa structure (formation professionnelle, accompagnement des entreprises pour leurs formalités, conseil économique, réalisation de diagnostics, accompagnement des jeunes vers l'artisanat, offres de services pour les collectivités) et a qualifié de "précieux et efficace" le travail interconsulaire. Serge Vidal s'est montré inquiet de l'évolution de la régionalisation en cours des Chambres de Métiers et craint à présent "que les intérêts personnels passent devant l'intérêt de l'artisanat et surtout de cet artisanat ancré sur le territoire".
à cette problématique, s'ajoutent les dispositions de la loi de finances qui prévoit un prélèvement sur les budgets des CMA de 30% à l'horizon de 5
ans ; "nous sommes dans le collimateur" dira-t-il avant de faire le vœu suivant "que 2023 soit l'année charnière de la prise de conscience de l'utilité de nos compagnies".

Un climat des affaires fragilisé
Il revenait ensuite à Jean-Luc
Dolléans de prononcer ses vœux en qualité de président de la Chambre de Commerce et d'Industrie. Après une année 2022 somme toute positive pour les TPE-PME, le climat des affaires se trouve fragilisé par la poursuite des difficultés d'approvisionnement et la crise énergétique, qui freinent le développement de 59% des entreprises du territoire. Dans ce contexte difficile, Jean-Luc Dolléans invite les entreprises à contacter les chambres consulaires, sources de conseils et de solutions.
Autre difficulté majeure du moment : le recrutement, qui touche plus d'une entreprise sur deux. Dans ce contexte où "46% des TPE-PME considèrent que le risque de défaillance d'entreprises est élevé", la CCI répond aux besoins de ses ressortissants par "des services et une offre adaptée". Ce fut par exemple le cas avec la mobilisation "de près de 850 000 € de subvention pour aider nos entreprises dans leur programme d'investissement" ou encore avec les manifestations "Challengez-vous à l'international" et la mise en place des "Cafés du commerce" pour créer des temps d'échanges entre commerçants. La CCI qui dispose d'un campus de la formation et s'implique dans une mission d'orientation, tient à jouer la carte des partenariats pour le bien de l'économie du territoire. Comme ses homologues, il a remercié le Département, la Région, l'État, les élus et les parlementaires pour leur implication en faveur de l'économie du territoire : "Nous sommes ensemble tous partie prenante de notre territoire !" a souligné Jean-Luc Dolléans qui a profité de cette cérémonie pour annoncer son départ de la présidence de la CCI après 12 années passées au service de l'intérêt des entreprises de Haute-Loire.
 

 

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