Aller au contenu principal

En vidéo : Forum des métiers de l'agriculture

La première édition du Forum des métiers de l'agriculture a su trouver son public ce jeudi 12 mars au Puy.

Près de 250 élèves, étudiants et demandeurs d’emplois* ont participé au forum dédié aux métiers de l’agriculture à l’hôtel interconsulaire au Puy-en- Velay. Organisé par le Service de Rempacement (SR43) et les Jeunes Agriculteurs de Haute-Loire, la première édition de ce forum a été un véritable succès.

 

Métiers porteurs

«Les métiers de l’agriculture sont très porteurs dans notre département. L’agriculture est l’un des princpaux employeurs de main d’oeuvre et les métiers sont nombreux. Vu la démographie actuelle, des agriculteurs et des autres métiers de l’agriculture, nous allons avoir besoin de jeunes pour remplacer les départs» a expliqué le président des JA, Anthony Fayolle. C’est donc pour faire découvrir la diversité des parcours professionnels qu’offre le secteur agricole que ce forum a été proposé. Cette après-midi axée sur les échanges entre professionnels et demandeurs d’emplois ou futurs demandeurs, a démarré par la diffusion de 4 films consacrés à 4 métiers différents. Le nombre de participants étaient tel que les organisateurs ont dû organiser deux séances successives ! Le premier témoignage, celui de Fabrice Paulet, visait à faire découvrir le métier d’agent de remplacement : «C’est un métier très polyvalent. On intervient dans différentes productions et on change souvent d’exploitation. La prise de consignes avec l’agriculteur est importante... cela permet à l’agriculteur que nous remplaçons de partir serein». «Agent de remplacement est un métier très valorisant car on rend vraiment un service aux agriculteurs. C’est un métier qui porte l’agriculture» a complété le président du SR43, Frédéric Pélisse. Ce fut ensuite le tour de mettre en valeur lemétier d’agriculteur avec le témoignage de François Bécamel, un jeune hors cadre familial installé à Chaspuzac. Après un stage parrainage d’un an jugé fort utile «pour prendre ses marques sur l’exploitation et voir si l’on est capable de travailler avec son futur associé», il s’est installé en Gaec il y a quatre ans. «Le Gaec est un moyen d’installer des jeunes sans avoir à déployer d’énormes moyens financiers. Le seul bémol, c’est l’entente avec les autres associés» a indiqué Antony Fayolle. Le troisième métier, celui de salarié en groupements d’employeurs, fut illustré par le témoignage de Laurent Joubert ; ce dernier intervient pour le compte de plusieurs exploitations dans des activités de transformation viandes et fromagères. «Il s’agit de métiers très diversifiés, qui vous amènent à utliser du matériels modernes et à travailler en autonomie» a complété Christian Gouy, président d’Aide Agri43. Le dernier témoignage était consacré au métier de salarié agricole qui intervient sur une exploitation qui l’emploie directement. Marie-Noëlle Gerbier travaille sur l’Earl de Mickaël Allègre et participe à tous les travaux de la ferme. Une belle expérience pour cette jeune fille qui envisage de s’installer avec sa mère, une fois que son père aura pris sa retraite. Les agriculteurs qui emploient directement des salariés peuvent notamment compter sur l’accompagnement du pôle emploi agricole Haute-Loire (dans leurs démarches liées à l’emploi). Ces 4 témoignages ont suscité plusieurs questions parmi l’assistance ; sur les horaires de travail des agents de remplacement, les responsables professionnels ont livré un message clair : «Les agents sont à 35heures et lorsqu’ils sont amenés à faire plus de 35 heures, ils les récupèrent. Il ont 5 semaines de congés par an, mais il est vrai qu’il faut être assez disposible en matière d’amplitude horaires». Certains ont fait part des difficultés à trouver des maîtres de stage (parrainage) parmi les agriculteurs. Consciente de ces difficultés, la profession a pris le dossier en main et conseille aux jeunes en recherche de maîtres de stage de se rapprocher des organismes spécialisés dans l’emploi agricole pour trouver des solutions.

 

Une dizaine de métiers représentés

Après ce temps d’échanges, les participants ont été invités à rencontrer les professionnels qui représentaient une dizaine de métiers de l’agriculture ainsi que les centres de formations (3 lycées agricoles et centre de formation pour adultes), Pôle Emploi, pôle emploi agricole, les missions locales, Point Info Installation et SR43. Pris d’assaut, le stand des centres de formation renseignait tous azimuts, sur les formations, les diplômes nécessaire par métier... «Certains ne savaient pas que pour faire salarié agricole, il faut souvent un niveau BTS ou BPREA et pour faire du conseil en agriculture, il faut un niveau licence !» explique Thierry Quesada, directeur du CFPPA d’Yssingeaux. Sur chacun des stands, les personnes en formation (CFPPA, CFA, GRETA....), les demandeurs d’emploi et les plus jeunes, encore en cursus scolaire, ont pu découvrir des métiers qu’ils ne connaissaient pas ou peu et se renseigner sur des formations qui conduisent à ces métiers. Tous ont pu en tout cas réaliser que l’agriculture est un secteur d’activités qui recrute.



VÉRONIQUE GRUBER

*Pôle emploi, école de la 2e chance, CAP emploi, AVI 43, Meygalit

Les plus lus

Quand les incohérences fragilisent l’agriculture

Pour la FDSEA de la Creuse, remettre de la cohérence dans les décisions publiques est devenu une urgence absolue.

Depuis le 19 janvier, Murat retrouve un cabinet vétérinaire

Emma Mondy et Alexis Ferrières viennent de s’installer à Murat, en sortie de ville pour soigner les animaux de compagnie. Un…

Limagrain construit le plus grand magasin de semences d'Europe à Ennezat

Annie Genevard a posé aux côtés de Sébastien Vidal, président de Limagrain, la première pierre du projet Athenza, doté de 200…

Des brunes au pré
Lait : Le prix fond comme neige au soleil

En cette période hivernale, le constat est sans appel : le prix du lait de vache fond, lui aussi, comme neige au soleil. L’…

Latuka Maituku, Aurillac pour port d’attache

Après avoir fait les belles heures du Stade aurillacois auquel il est toujours resté fidèle, l’ex troisième ligne Latuka…

Élevage allaitant : « Le Puy-de-Dôme est avant tout un département de naisseurs, pas d'engraisseurs »

David Chaize, président de la section bovine du Puy-de-Dôme, répond à 3 de nos questions avant l'ouverture du Congrès de la…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière