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En Limagne, les surfaces de maïs semence se maintiennent, mais pas le tournesol

L'assemblée générale des producteurs de maïs semence de Limagne et Val d'Allier s'est tenue le vendredi 28 février à Ennezat. L'occasion de faire le point sur leur rôle primordial dans l'alimentation des populations française et mondiale.

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Le maïs semence voit sa surface être maintenue pour 2025.
© Réussir / Gabriel Omnès

L'assemblée générale des producteurs de maïs semence de Limagne et Val d'Allier s'est tenue le vendredi 28 février à Ennezat.

Les semences se portent bien en Limagne, puisque les objectifs 2024 ont été atteints à 110 % pour le maïs et à 135 % pour le tournesol, malgré les difficultés liées aux pluies et aux ravageurs.

À lire aussi : Maïs semence, les objectifs de récolte sont atteints

 

Le maïs semence au coeur de l'alimentation

Pour l'occasion, Béatrice Petit, déléguée régionale Sud-Est à la Semae, a pris la parole pour présenter le rôle des semences dans l'alimentation.

Tout d'abord, elle a rappelé que 90 % de la population mondiale ne pouvait se nourrir sans l'agriculture. Plus de la moitié consomme en majorité des céréales, mais aussi des tubercules et oléagineux. « La semence en est donc l'élément essentiel », a rappelé Béatrice Petit.

Un hectare de semences de tournesol représente environ 230 000 litres d'huile, tandis qu'un hectare de semences de blé représente environ 1 million de baguettes de pain.

Et la France joue un rôle très important dans tout cela, puisque notre pays est le premier exportateur de semences dans le monde. Les semences représentent même 42 % du chiffre commercial de tous les exports liés à la culture et l'élevage.

Béatrice Petit a également rappelé que « la filière semence a un rôle clé à jouer pour renforcer la résilience des productions agricoles afin de les rendre plus résistantes aux ravageurs et aux changements climatiques ».

À lire aussi : Limagrain, le maïs HDi se réinvente pour ses 20 ans

 

Insécurité alimentaire

Sécheresse, précipitations intenses, crises sanitaires humaines ou animales... L'insécurité alimentaire augmente chaque année. « Par exemple, la guerre en Ukraine a perturbé l'approvisionnement et a fait augmenter le coût des intrants », a expliqué la spécialiste.

Le climat, également, a son rôle à jouer : « Certaines populations sont sous pression et ne peuvent pas produire. »

Elle a conclu ses propos en rappelant que l’enjeu de souveraineté alimentaire était bien mondial et concernait toutes les populations.

 

Réduction des surfaces

Benoît Laborde, président de l'AGPM maïs semence, a pour sa part fait le point sur l'année écoulée. Après la très bonne année 2023, ayant rempli les stocks européens, 2024 a été plus compliquée, avec « des ajustements de surfaces brutaux ».

Et cela devrait se poursuivre en 2025 à cause des stocks très élevés. « Les surfaces de maïs semence se maintiendront à 6 050 hectares en Limagne, mais le tournesol passera lui de 13 500 à 7 000 ha en Europe, dont seulement 550 ha en Limagne (contre les 800 ha demandés) », indique Régis Rougier, président du syndicat départemental. Tout cela dans une logique d'assainissement des stocks.

Benoît Laborde a également rappelé que les pays de l’Est avaient subi de fortes sécheresses, mais qu’en France la technique et la maîtrise des agriculteurs avaient permis d’atteindre des résultats « finalement satisfaisants ».

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