Aller au contenu principal

Élections américaines : Libre-échange : l’élection de Donald Trump rebat les cartes

Les accords commerciaux et la Cop21 n’auront plus le soutien des États-Unis, si l’on en croit les affirmations de Donald Trump, élu le 8 novembre à la présidence des États-Unis.

En raflant 290 grands électeurs sur les 270 nécessaires pour gagner, sa victoire est sans appel. Sa rivale démocrate Hillary Clinton n’a pu que reconnaître sa défaite. Pour une majorité d’analystes, l’ampleur de la surprise des résultats est considérable et marquera à jamais l’histoire politique du pays. Après des mois de campagne marqués par des échanges d’une rare violence entre les deux candidats, Donald Trump s’affiche désormais en rassembleur. «Il est temps pour l’Amérique de panser les blessures de la division, il est temps de se rassembler, comme un peuple uni. Je serai le président de tous les Américains», a-t-il ainsi déclaré dans sa première allocution d’une quinzaine de minutes. «Nous allons nous mettre au travail immédiatement», ajouta-t-il. Un changement de ton et de posture qui dénote fortement avec ses nombreux propos injurieux tenus à l’encontre de sa rivale tout au long de la campagne.


Le choix de Trump interroge

Le choix de Trump à la tête de la première puissance mondiale interroge et inquiète cependant un bon nombre d’observateurs. Quelle politique internationale adoptera-t-il ? Quelles stratégies seront mises en place sur le plan agricole ?Dans son programme, Donald Trump assume clairement une position protectionniste, opposée aux accords commerciaux. «Les négociations avec l’Europe sur le partenariat transatlantique de commerce et d’investissement (TTIP) devraient être stoppées net», avait-il ainsi lancé à l’occasion d’un meeting. En juillet dernier, il suggérait déjà que l’Europe s’est construite pour «battre les États-Unis en ce qui concerne le commerce»…«Nous allons renégocier ou sortir de l’OMC» avait aussi assuré Donald Trump, ajoutant «Ces accords commerciaux sont un désastre ; l’OMC est un désastre». Le félicitant pour son élection, Roberto Azevêdo, le directeur général de l’organisation mondiale -candidat au renouvellement de son mandat qui expire le 31 août 2017- a assuré que celle-ci «reste prête à travailler avec la nouvelle administration» américaine.Le futur président des États-Unis affiche aussi clairement son hostilité à l’égard de l’immigration en voulant construire un mur entre les États-Unis et le Mexique. Une position radicale vis-à-vis des immigrés qui risquerait de fragiliser néanmoins l’économie agricole du pays. Un nombre important de travailleurs illégaux étant employé comme main d’œuvre dans ce secteur.


La COP22 dans un climat incertain

Alors que se tient jusqu’au 18 novembre à Marrakech la 22e conférence internationale sur le réchauffement climatique qui doit discuter des modalités de mise en œuvre de l’accord de Paris sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre au niveau mondial, l’élection à la tête des États-Unis de Donald Trump, réputé climato-sceptique, trouble les débats. Pendant sa campagne, le candidat républicain avait annoncé son intention d’annuler l’accord de Paris. Ce dernier est pourtant officiellement entré en vigueur le 4 novembre, le seuil de ratification par 55 États (dont les États-Unis) représentant 55% des émissions mondiales ayant été atteint. Il est prévu dans l’accord que les pays l’ayant ratifié ne pourront en sortir avant quatre ans (dont un de préavis). Mais aucune sanction formelle n’est prévue en cas de non-respect des dispositions.

C.R d’après Actuagri et Agra Presse

Les plus lus

Mickaël Vignal, au centre, a investi dans une centrale photovoltaïque de 36 kWc dont une partie de la production est autoconsommée.
Avec la baisse des tarifs de rachat d'électricité, l’autoconsommation est-elle devenue rentable ? 

À Sugères, Mickaël Vignal, éleveur laitier, a investi dans l'énergie solaire pour réduire sa facture d’électricité de 28…

Un nouveau kit d’introduction dérogatoire a été mis en place par le GDS. Il concerne les lots d’au moins 10 bovins âgés de moins de 24 mois, destinés uniquement à la boucherie ou à l’export.
Au 1er avril 2026 : les règles d'introduction des bovins évoluent

Les règles d’introduction des bovins en Haute-Loire évoluent le 1er avril 2026 afin de mieux concilier sécurité…

portrait de Domniqué Chargé, président de La Coopérative Agricole.
Dominique Chargé voit les coopératives “prêtes à reconstruire de la souveraineté”

Dans un pays aux 2 100 coopératives et où trois agriculteurs sur quatre sont adhérents, le chef de l’organisation faîtière des…

tank à lait avec des gens
Surproduction laitière : « L’enjeu est de faire la marche arrière la plus basse possible sur les prix »

Florent Kaplon, président du CRIEL et directeur amont des fromageries Dischamps analyse la conjoncture laitière et apporte un…

Le Cantal est le département de la région où la collecte laitière a le plus progressé fin 2025.
Lait de vache : Pourquoi la collecte laitière augmente ?

Depuis la fin de l'année, la production laitière a fortement augmenté à la faveur d'un automne clément et de fourrages…

De gauche à droite : Pierre Prallon, JA 43, Lionel Guy, président de la section lait de la FDSEA 43, Éric Richard, administrateur de la FNPL et vice-président  section lait de la FDSEA 43, Ludovic Blin, vice-président de la FNPL, J-Paul Peyral, administrateur FNPL et Géraud Bruel, président de la section lait du Cantal.
Tournée régionale FNPL : les éleveurs paient l’addition d’un manque d’anticipation industriel dans la crise laitière

En 2026, les éleveurs laitiers français paient le prix fort d’un manque d’anticipation industriel. C'est l'analyse portée par…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière