Aller au contenu principal

Contractualisation
Egalim 2, pas d’obligation pour le lait vendu en direct

La loi protégeant la rémunération des agriculteurs s’adresse aussi aux producteurs laitiers fermiers à partir de janvier 2023.

Vaches dans une prairie, devant du lait
© Adobe Stock

La loi Egalim 2 prévoit la contractualisation écrite obligatoire de tous les produits agricoles à l’exception de ceux vendus directement au consommateur et cédés aux organisations caritatives.
Pour les producteurs livreurs de lait, cette contractualisation écrite obligatoire s’applique déjà en lait de vache et lait de chèvre depuis le 1er janvier 2022, et est prévue en lait de brebis au 1er octobre 2022.
Les fromages et autres produits laitiers fermiers, commercialisés par les circuits autres que la vente directe, seront donc dorénavant concernés par la contractualisation écrite obligatoire : à partir du 1er janvier 2023, ils devront faire l’objet d’une contractualisation écrite de 3 ans minimum.
Des contrats devront être établis avec leurs acheteurs pour la part des produits vendus en dehors de la vente directe au consommateur, qu’elle soit à la ferme ou sur les marchés, avec la grande distribution, les affineurs, la restauration hors foyer et les points de vente collectifs (en fonction de leur statut).

Un contrat de trois ans à écrire

Début 2022, des producteurs laitiers fermiers bovins, ovins et caprins ont fait remonter que des enseignes de la grande distribution ont demandé de leur faire part de conditions générales de ventes (CGV) conformes à la loi Egalim. Il est important de préciser que les producteurs laitiers fermiers ne devront pas envoyer des CGV mais une proposition de contrat écrit conforme au code rural, avec les 7 clauses obligatoires précisées dans la loi Egalim 2, et dans tous les cas au plus tard le 1er janvier 2023 et non pas dès le 1er janvier 2022, ce qui laisse l'année pour se préparer.
La FNPL, la FNO et la FNEC (éleveurs de chèvres) suivent actuellement ce dossier et des modèles de contrats seront proposés. Des réflexions sont également en cours concernant d’éventuelles dérogations à demander : exclusion de produits ou catégories de produits, et seuils minimaux de chiffres d’affaires d’application.

Les plus lus

portrait de Domniqué Chargé, président de La Coopérative Agricole.
Dominique Chargé voit les coopératives “prêtes à reconstruire de la souveraineté”

Dans un pays aux 2 100 coopératives et où trois agriculteurs sur quatre sont adhérents, le chef de l’organisation faîtière des…

tank à lait avec des gens
Surproduction laitière : « L’enjeu est de faire la marche arrière la plus basse possible sur les prix »

Florent Kaplon, président du CRIEL et directeur amont des fromageries Dischamps analyse la conjoncture laitière et apporte un…

Une jeune agricultrice corrézienne au cœur de l’engagement syndical

À 26 ans, Camille Privat incarne une nouvelle génération d’agriculteurs, alliant passion pour la terre, diversification des…

vaches laitières du GAEC Archer
Traite rotative : le GAEC Archer mise sur un ROTO pour gagner en efficacité

À Cérilly, le GAEC Archer a investi dans une salle de traite rotative afin d’améliorer l’organisation du travail et d’…

quelques agriculteurs derrière une machine de récolte de l'herbe
Conditionneur ou non : la Cuma des 3L garde les deux options

Deux faucheuses, deux philosophies : conditionner pour sécher vite ou préserver la valeur nutritive.Une Cuma de Châtaigneraie…

Le bale grazing est un pâturage hivernal dont les résidus de foin vont servir à réensemencer la prairie et les bouses la fertiliser.
Le bale grazing : une technique innovante pour régénérer les prairies et optimiser le travail

Franck Pradier, éleveur de vaches Salers dans le Puy-de-Dôme, a adopté le bale grazing pour améliorer ses sols et gagner en…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière