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BURONS
D’infatigables et ardents défenseurs des burons, réunis dans une chapelle

L’assemblée générale de l'Association de Sauvegarde des Burons du Cantal a permis de se projeter vers l’avenir avec une ardeur sans faille et un appel à une plus large mobilisation des passionnés du patrimoine. 

Le buron de la Font sainte, non loin de la chapelle du même nom où s’est tenue l’assemblée générale de l’association de sauvegarde des burons du Cantal. 

Saint-Hippolyte a accueilli l’assemblée générale de l’Association de sauvegarde des burons du Cantal (ASBC) jeudi 25 juillet, sous la présidence de Michel Frégeac. Une réunion assez inédite, puisqu’elle s’est tenue pour la première fois dans une chapelle, celle de la Font Sainte, en accord avec l’abbé Malvezin, recteur du lieu. 

Malgré un léger ralentissement depuis le début d’année, l’ASBC continue d’être très sollicitée pour l’acquisition de burons, mais... il n’y en a plus à vendre ! Elle répond aussi aux questionnements sur les procédures de restauration, aidée en cela par Laurence Quinquiry nouvelle assistante administrative mise à disposition par le Parc régional des volcans (remplaçant Marie-Pierre Gard, désormais recrutée à la mairie de Murat).

Un revers vexant 

Malgré leur expertise, les membres de l’Association de sauvegarde des burons se sont vus exclus de la Commission départementale de la nature, des paysages et des sites (CDNPS). “Une demande de réadmission a été envoyée au préfet, qui l’a rejetée sans explication”, se désole le président Frégeac, d’autant plus surpris que le préfet précédent avait accepté cette demande. Pire encore, cette fameuse commission a confié au CAUE une mission de recensement des burons. Or si cette structure dispose en effet de données exhaustives, c’est parce qu’elles ont été offertes par l’ASBC, grâce à un travail construit par Bernard Montimard. 

"Cette décision d’exclusion de la Commission départementale de na nature, des paysages et des sites est perçue comme une ingratitude de la part de l’administration, envers notre association" (Michel Frégeac, président de l'ASBC) 

Pas de quoi décourager pour autant l’ASBC, qui lance l’idée d’un autre inventaire, cette fois consacré aux “petites granges d’altitude”, afin de documenter et préserver ces autres éléments du patrimoine rural de nos montagne.

Initiatives et projets futurs 

Au chapitre des projets clos, l’association enregistre aussi quelques belles réussites, comme l’exposition itinérante, inaugurée à la médiathèque communautaire du bassin aurillacois et présentée depuis dans plusieurs communes telles que Champagnac, Pailherols ou Lascelles. Elle est toujours mise à la disposition des municipalités ou associations, gracieusement. 

L’autre vitrine, visible toute l’année et à tout moment, est constituée par le site Internet (buron-du-cantal.fr). Récemment piraté, sa sécurité et sa visibilité ont été améliorées par Jacques Hamon et l’association peut se targuer de quelque 30 000 visites par an. Ce succès est dû en grande partie aux chapitres populaires tels que “Acheter, louer ou restaurer un buron”, “La route des burons” et “Les chemins des estives”. 

L’ASBC lance plusieurs autres initiatives notables, encourageant notamment la mise hors d’eau - à défaut de restauration complète - des burons avec des toitures en tôle ou couleur ardoise : “Sous condition de ne pas changer leur destination l’ABF valide cette solution”. L’association a confié aux élus régionaux Stéphane Sautarel et Angélique Brugeron le soin de défendre une subvention pour ce cas de figure.  

Parmi les autres sujets évoqués lors de cette réunion, des membres ce sont émus de voir des burons qui servent d’abris aux promeneurs, plus ou moins vandalisés, avec des incivilités et/ou dégradations, allant d’une casserole “oubliée” ou d’une couverture moisie laissée sur place, à un feu allumé  à même le sol ! 

Plus gai, il était confirmé la tenue de la “Journée des buronniers” pour octobre, dans le secteur de Saint-Paul-de-Salers  : comme son nom l’indique, elle offre des retrouvailles aux anciens fromagers qui transformaient dans les estives. C’est en captant leurs témoignages que Jean-Pierre Labastrou a pu réaliser son dernier film : “Des burons et des hommes”, projeté dans la chapelle de la Font Sainte en fin d’assemblée.   Auparavant, étaient intervenus des élus de Hautes-terres communauté pour présenter leur projet de valorisation de six burons dans le cadre d’un circuit d’itinérance, ainsi que Marc Ganuchaud, de la Fondation du patrimoine à propos d’aides potentiels pour les propriétaires.

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