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Développement en acier pour CMF

Depuis 15 ans, Christelle et Michaël Boyer naviguent sur les sommets de la charpente acier. Rencontre avec un couple d'entrepreneurs dont les réalisations émaillent l'Hexagone.

Michaël Boyer voit aussi la performance de son entreprise dans les équipes qui la composent, comme ici dans l'atelier de Massiac.
Michaël Boyer voit aussi la performance de son entreprise dans les équipes qui la composent, comme ici dans l'atelier de Massiac.
© B. P.

Sur les gros chantiers de construction de la région, il n'est pas rare de voir apposée sur une façade une banderole siglée de trois lettres : CMF. Ces trois lettres correspondent au nom de l'entreprise massiacoise de construction de charpentes métalliques. Celle-ci sait pourtant se faire discrète et compte sur son savoir-faire plus que sur de longs discours pour conduire depuis 15 ans son développement. Tout débute en 2006. Christelle et Michaël Boyer travaillent pour une entreprise aveyronnaise de construction métallique également. À l'heure de la trentaine, le couple souhaite voler de ses propres ailes. Le hasard va décider de la suite. "Nous avons rencontré M. Forestié, le patron de l'entreprise massiacoise, sur le stand d'un fournisseur au salon Batimat à Paris, se souvient Michaël Boyer. Cela correspondait à nos recherches avec une belle capacité de développement."

Plus d'un million d'euros investis
La crise économique de 2008 n'aura pas d'impact sur le lancement. Peut-être aura-t-elle eu un effet positif en matière de positionnement sur les marchés convoités. La culture maison s'affirme sur le savoir-faire, la réactivité, l'adaptabilité aux projets.  Ingénieur structure, Michaël Boyer mise beaucoup sur la conception, dans les règles de calculs, pour faire la différence avec la concurrence. CMF Structures se dote alors d'un bureau d'études. Aujourd'hui, celui-ci compte neuf personnes. Les charpentes sont ainsi dessinées en interne en fonction des contraintes. Elles sont ensuite traitées sur machine numérique pour les perçages d'assemblage, le grenaillage pour décaper le métal, la soudure des différentes pièces, la peinture. CMF a investi plus d'un million d'euros ces dernières années pour agrandir ses ateliers portés à 8 400 mètres carrés. Un nouveau bâtiment permettra prochainement le chargement, à l'abri des intempéries, des containers, notamment à destination de la Martinique, un marché non négligeable pour CMF Structures.


Études, réalisation, pose
Les équipes de monteurs se déplacent de chantier en chantier pour le montage et/ou la pose de toitures. C'est également - et de plus en plus - l'installation de panneaux photovoltaïques en lien avec la construction de bâtiments nouveaux. Il est fait régulièrement appel à des sous-traitants. La matière première provient de France et parfois d'Italie.
"Nous pouvons ainsi mieux dimensionner les structures pour optimiser les affaires tout en cherchant d'abord les chantiers dans notre périmètre régional pour limiter les coûts de déplacement, explique le co-gérant de CMF Structures. Nous sommes toujours dans la recherche de solutions avec le client." Cela conduit CMF Structures sur des réalisations intéressantes en termes de performance, comme dernièrement l'hélistation du centre hospitalier de Saint-Flour réalisée au-dessus du bâtiment existant et toujours opérationnelle durant le chantier, l'extension de la grande halle d'Auvergne à Cournon avec 60 mètres de portée ou dernièrement le nouveau bâtiment d'Europe Service, à Aurillac, avec 40 mètres de portée et la capacité d'accueillir les grues suspendues. Mais, c'est aussi à noter : à Aurillac, le centre commercial de la Sablière, la tribune du stade Jean-Alric ; à Saint-Flour, le supermarché Leclerc ; à Clermont-Ferrand, le nouveau théâtre de la Comédie, le centre d'entraînement de l'ASM, la médiathèque de Riom, l'extension des silos de Limagrain, ou à Lyon, le technicentre SNCF... Via son agence en région parisienne, CMF structures est l'un des fournisseurs du futur réseau de transport Grand Paris.

Au rendez-vous de la performance
L'activité se partage pour 40 % pour les bâtiments agricoles, 10 % des marchés publics (gymnases, ateliers-relais...), 30 % de bâtiments industriels privés et 20 % de bâtiments commerciaux. Le chiffre d'affaires était de 3 millions d'euros en 2006. Il était de 19 millions d'euros en 2019 et 22 millions d'euros pour cette année 2021.
Aujourd'hui, une nouvelle crise se profile-t-elle avec un prix de l'acier multiplié par deux en quatre mois cet automne ? Pour le moment, CMF Structures poursuit sa route avec un carnet de commandes qui ne désemplit pas. "Tous les secteurs sont à fond", constate Michaël Boyer.
Cela ne devrait pas changer notamment avec la volonté de l'État d'augmenter la part des énergies renouvelables et la part photovoltaïque.

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