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Deux listes s´affrontent à la Chambre de métiers

Une liste présentée par la FDBTP avec le soutien de la CGPME affrontera celle du président sortant.

Improbable il y a encore quelques semaines, la candidature d´une deuxième liste aux élections destinées à désigner les membres de la Chambre de métiers et de l´artisanat du Cantal, s´est confirmée lundi 7 février, date limite de dépôt des déclarations de candidatures en préfecture. La liste du président sortant, Christian Vabret, affrontera en effet une liste d´opposition conduite par la FDBTP (Fédération départementale du bâtiment et des travaux publics présidée par Bernard Villaret), avec le soutien de la CGPME du Cantal (Confédération générale des petites et moyennes entreprises dont le président est Dominique Vernière).

Un scénario pour le moins étonnant

Un scénario finalement assez étonnant : en effet, lors du précédent scrutin, en novembre 1999, Christian Vabret avait été élu contre la liste UPA (Union professionnelle artisanale) de son prédécesseur Patrick Dauche, avec le soutien de la même FDBTP qu´il avait rejointe. Que s´est-il passé ? Aux dires de Bernard Villaret, les propositions de sa Fédération en vue de la constitution d´une liste d´union n´auraient pas été entendues par le président sortant. Il dit "y avoir cru jusqu´au dernier moment" et s´être finalement décidé à présenter une liste pour que son organisation, majoritaire en 1999, soit représentée à ce scrutin dans la même logique qu´il y a cinq ans, pour "donner la parole aux artisans". En constatant que deux des élus qui représentaient la FDBTP au bureau de la Chambre de métiers auraient démissionné. Christian Vabret estime quant à lui avoir constitué une "liste ouverte", sans "casquette syndicale nationale" et assure avoir proposé ces dernières semaines une place à ses nouveaux opposants.

Les subtilités d´un scrutin

Autre subtilité qui ne favorise pas la compréhension d´un scrutin déjà compliqué : ni Bernard Villaret, ni Dominique Vernière ne figurent sur la liste que soutiennent leurs organisations (elle est conduite dans le collège des organisations professionnelles par Patrick Boisset, blanchisseur à Aurillac), dans la mesure où ils ne ressortent ni l´un ni l´autre du secteur des métiers. Ce que ne manque pas de souligner Christian Vabret qui, en guise de commentaire, se dit simplement "surpris" du revirement tardif de la FDBTP, et d´une "manoeuvre" dont il dit ignorer les ressorts mais qui aboutit selon lui à "diviser l´artisanat cantalien". Bernard Villaret répond que sa Fédération nationale est agréée organisation représentative du secteur de l´artisanat et que plus de 80 % de ses ressortissants cantaliens sont artisans. Même discours chez Dominique Vernière, qui fait valoir que près de la moitié des adhérents de la CGPME seraient artisans. Et évoque un accord national entre la FFBTP et la CGPME pour ces élections. Voilà qui promet des débats animés et devrait, comme en 1999, doper les scores des taux de participation à ces élections professionnelles.

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