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Deux journées énergisantes dans la Loire

Les 19 et 20 novembre derniers, le Bureau technique de promotion laitière (BTPL) a organisé deux journées énergisantes pour ses membres, à Saint-Étienne.

Le Gaec Grégoire à Aveize dans les monts du Lyonnais a accueilli sur son exploitation un groupe
d’éleveurs laitiers lors des journées énergisantes du BTPL.
Le Gaec Grégoire à Aveize dans les monts du Lyonnais a accueilli sur son exploitation un groupe
d’éleveurs laitiers lors des journées énergisantes du BTPL.
© Apasec

Pour rebooster ses mem-bres, le Bureau technique de promotion laitière a organisé deux journées de rencontres et de partages entre éleveurs laitiers et acteurs de la filière, dites «journées énergisantes», à Saint-Étienne dans la Loire. Ainsi, plus de 200 participants, venus de toute la France, se sont retrouvés pour découvrir la région, son agriculture, et échanger autour du thème de ces journées : « concilier rentabilité, bien-être de l’éleveur et confort de l’animal ». Le BTPL, union de 23 coopératives agricoles de services, intervient au bénéfice des adhérents coopératifs ou non, avec « pour but de répondre et d’anticiper les évolutions de la filière laitière. Interface entre les coopératives et les éleveurs, nous intervenons du pré au tank à lait », indique Hervé Morainville, son directeur. Fort d’une équipe d’une vingtaine d’ingénieurs, le BTPL forme, conseille et accompagne les éleveurs laitiers dans leur stratégie de production et de développement. « Mais au BTPL, tient à préciser son président Didier Loiseau, éleveur laitier, de volaille et producteur de céréales dans la Sarthe, nous plaçons toujours l’homme au cœur des projets et des actions. Dans une logique mutualiste et de partenariats, nous favorisons la réussite humaine, économique, technique et stratégique de l’exploitation en adéquation avec la transformation laitière. » Le BTPL intervient dans quatre grands domaines : les relations humaines ; la technique, l’économie ; les bâtiments et l’environnement. « Pour asseoir notre développement, l’expertise, les études, la prospective et la formation sont le socle de nos prestations de services », rajoute Hervé Morainville. À Saint-Étienne, les éleveurs présents ont pu bénéficier de ces compétences en participant à différents ateliers sur des thématiques d’actualité comme l’organisation du travail, la volatilité des prix, la diversification, l’autonomie alimentaire ou encore l’élevage, les performances animales et le bien-être animal. «Des ateliers de travail, de réflexion et d’échanges mais où la convivialité est de mise, tient à préciser le directeur. Dans des périodes de conjoncture délicate, avec des incertitudes qui planent sur l’élevage laitier, ces journées ont aussi vocation à faire le plein d’énergie, à donner des perspectives positives, à remotiver les éleveurs », souligne le directeur du BTPL. Y Mangeot, éleveur en Meurthe-et-Moselle, présent aux journées du BTPL confirme : « Ces journées énergisantes étaient vraiment très bien, je ne regrette pas. Malgré une conjoncture morose, il est bon de pouvoir rencontrer d’autres éleveurs. La diversité des régions est toujours enrichissante et l’on peut s’apercevoir que chacun a ses difficultés.» Pour A. Limaux, éleveur dans les Vosges, le bilan semble également énergisant : «C’étaient de très bonnes journées. Les thèmes des ateliers et de visites étaient à la fois techniques et actuels. La soirée était également riche en échanges. Au sein d’une même région les différences sont déjà importantes, mais les échanges entre les régions, chacune avec ses atouts et ses contraintes, permettent d’en ressortir du positif».

 

Sur le terrain

Si la première journée s’est déroulée en salles et en ateliers, la deuxième journée s’est faite sur le terrain. Huit visites étaient organisées sur des exploitations du secteur avec des thématiques particulières. « Saint-Étienne n’a pas été choisie par hasard, confie Hervé Morainville. Au pied des monts du Lyonnais, l’agriculture y est forte mais avec de nombreuses spécificités. Les visites s’inscrivaient dans le thème choisi par le BTPL tout en permettant aux éleveurs venus d’ailleurs de découvrir un système de production particulier : organisation du travail, rentabilité, autonomie en zone de montagne. Un groupe a pu également se rendre à l’usine Candia puis visiter l’entreprise Lactips qui a présenté son procédé de fabrication de plastique, innovant et intéressant, à partir d’une protéine du lait : la caséine. »

 

Il a dit

Didier Loiseau, président du BTPL

La force du BTPL est de rester depuis 43 ans neutre et impartial(…) Dans cette période trouble d’instabilité des marchés, tout le monde se pose la question du sens donné à notre métier. Notre quotidien qui est fait de relations humaines, commerciales, sociales nous oblige à travailler la stratégie de nos exploitations. Et dans une logique où actuellement le prix du lait incite les remises en question nous pouvons voir le verre à moitié vide ou à moitié plein. Les changements nécessaires sur les exploitations peuvent être mal vécus. Et à l’inverse cette nécessaire remise en cause peut aider les exploitants en privilégiant la réflexion stratégique sur les exploitations.

(…) Oui, nous sommes dans une nouvelle ère où les réflexes du passé nous incitent à revenir sur les fondamentaux de la production mais dans une logique où les outils, les méthodes et les habitudes doivent évoluer.

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