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Rapaces
Des vautours de retour dans le Puy-de-Dôme

Une réunion d’information à destination des éleveurs va être organisée, le 12 mai prochain, par la FNSEA 63 et les JA63 avec la participation de l’administration afin d’échanger sur la présence du rapace.

 

Une cinquantaine de vautours repérés le 27 avril aux limites des communes de Mazoires et Apchat.
Une cinquantaine de vautours repérés le 27 avril aux limites des communes de Mazoires et Apchat.
© FNSEA 63

Présents en nombre l’été dernier, des vautours viennent d’être repérés dès ce printemps, sur le territoire du Cézallier. De vives inquiétudes apparaissent d’ores et déjà au sein des exploitations agricoles qui ne souhaitent pas revivre les épreuves de l’an dernier. Des attaques sur les estives, en plein pré, d’animaux vivants avaient en effet été constatées en plein cœur de l’été. L’an dernier il semblerait qu'ils soient passés de " charognards " à " prédateurs " en usant de stratégies pour tuer des animaux en bonne santé, notamment en période critique comme le vêlage. Aucun moyen de lutte n’a pu être mis en place car l’espèce est strictement protégée (Convention de Berne, de Bonn, Directive oiseaux, ...). Depuis les années 80, plusieurs programmes de réintroduction ont été mis en place en France, qui ont permis à l’espèce de se développer. Un comité de veille existe dans le sud Massif central, les Pyrénées et les Alpes. Il n’est pas présent chez nous. " Suite à notre demande syndicale d'intégrer le comité interrégional vautour, l'administration va en mettre un en place ", indique Sabine Tholoniat.
Malheureusement, les questions de l’an dernier sont toujours sans réponses. D’où viennent ces vautours ? Ces rapaces sont-ils susceptibles de s’installer durablement sur le secteur ? Les éleveurs sont toujours avec leurs interrogations, leurs peurs et sont toujours sans certitude d’être indemnisés en cas de dégâts car il n’existe pas de plan de protection contre le vautour et les assurances ne prennent pas en charge ce type de pertes. Les impacts de la présence des vautours se chiffrent en milliers d’euros pour les pertes directes. Les pertes indirectes : frais vétérinaires, temps de travail, stress du cheptel, soins aux animaux improductifs (vache ayant perdu leurs veaux) sont plus considérables encore.


Réunion d’information le mercredi 12 mai


Sabine Tholoniat, présidente de la FNSEA 63, alertée sur le sujet a immédiatement pris contact avec les services de la DDT afin qu’une réunion d’information soit proposée. Elle aura lieu le 12 mai après-midi, sur le terrain à destination des agriculteurs.
Toutes les parties prenantes de ce dossier devrait-être conviées à ce temps d’échanges (Office français de la biodiversité, Chambre d’agriculture 63, GDS du Puy-de-Dôme…). Il s’agira pour l’administration d’expliquer les raisons de la venue de ces animaux sur le département, de proposer des solutions pour s’en prémunir et de détailler des solutions pour que demain nous puissions vivre avec.
" Les services de l’État doivent prendre leurs responsabilités et expliquer aux éleveurs, victimes de la réintroduction du vautour, pourquoi un tel phénomène se reproduit. Afin d’accompagner les agriculteurs et acteurs de la zone et pour faire face de façon concertée, la profession souhaite des moyens pour caractériser et analyser les impacts de ces populations. La régulation semble être une nécessité face à l’évolution de l’espèce et l’extension de ses territoires. Les risques sur les élevages sont caractérisés, les impacts sur la santé sanitaire des troupeaux est à mettre en exergue. Il faut agir vite !", souligne la présidente.

 

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