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Des trésoreries qui se maintiennent mais une situation qui reste tendue

Centre de gestion lozérien, le Cerfrance Lozère tenait son assemblée générale jeudi 27 avril à l’espace Jean Jaurès de Mende. L’occasion pour l’organisme de faire le point sur la situation dans les exploitations.

© Aurélie Pasquelin

Suite à la partie statutaire de l’Assemblée générale du Cerfrance Lozère qui s’est déroulée jeudi 27 avril à l’espace Jean Jaurès de Mende, Didier Cayroche, chargé d’études est venu présenter une rétrospective de l’année 2016 sur l’agriculture lozérienne. Pour lui, le constat est mitigé car au-delà de la situation de crise agricole, l’année 2016 enregistre des résultats « plutôt encourageants » et ce en production ovine ou bovine.

En ovin, des résultats en progression depuis trois ans
Sur l’année 2016, les résultats sont particulièrement probants pour les exploitations en ovins lait. 92 % d’entre elles sont « en bonne santé » et la filière enregistre un tiers des revenus en plus dû notamment à une augmentation du prix du lait de 25 euros pour 1 000 litres reflétant aussi un contexte macroéconomique favorable en 2016 pour la production. À mettre en relation aussi avec la croissance des revenus : la croissance du volume de lait et la progression des subventions ainsi qu’une augmentation des stocks fourragers compensent une politique d’investissement soutenue. « Cependant, si elle perdure trop, cette politique d’investissement peut mettre en péril les finances des exploitations », complète Didier Cayroche.
Sur le secteur des ovins viande on observe une dynamique positive malgré un tassement du prix des agneaux lié à la baisse de la consommation. S’ensuit un plafonnement du prix des agneaux de 92 € en 2016 avec une répercussion difficile sur les consommateurs et une baisse de la productivité numérique de 1,05 à 0,95. « Sur le secteur, cette dynamique positive est le plus grandement portée par les aides », explique le chargé d’études.

2016, une année moins « noire » que prévu pour les bovins
Sur le secteur bovin, les revenus progressent et ce malgré des prix de vente plutôt défavorables. Par exemple, en 2016, les broutards étaient vendus au même prix qu’en 2015 alors qu’ils étaient en moyenne plus lourds. Pourtant les revenus progressent : en moyenne, ils étaient de 13 410 euros en 2015 sur un système allaitant contre 23 316 en 2016. Sur le laitier aussi ils sont de 19 313 euros en 2016 contre 14 907 euros en moyenne sur 2015. Le tout malgré un contexte défavorable puisque les prix des animaux et du lait sont en baisse. Ainsi les 1 000 litres de lait étaient vendus 339 euros en moyenne en 2015 pour descendre à 314 en 2016. De la même manière, le prix de la viande baisse avec une moyenne de 1 328 euros en 2016 pour les réformes allaitantes contre 1 416 en 2015.

 

Suite de l'article à lire dans le Réveil Lozère n°1408, du 4 mai 2017, en page 3.

Changement au bureau

À l’occasion de l’assemblée générale du Cerfrance Lozère, plusieurs changements ont été opérés au sein du bureau. Suite à la démission d’Aimé Mazoyer en mars dernier et du souhait de Michel Brugeron comme d’Élisabeth Cayrel de ne pas renouveler leurs mandats, trois candidats s’étaient proposés pour les remplacer. Tout d’abord, Julien Lapierre qui remplaçait temporairement Aimé Mazoyer depuis sa démission, puis Dominique Delmas et Jean-Philippe Pignol. Suite au vote, ils ont tous les trois intégrés le Cerfrance Lozère en tant qu’administrateurs. Patricia Granat a, quant à elle, été réélue au poste de présidente de la structure.

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