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Des tableaux de bord pour piloter en temps réel

Le centre présentera demain à Saint-Flour son projet pour aider ses adhérents à anticiper les évolutions.

Thierry Valette : “Nous voulons accompagner le chef d’entreprise dans la mise en place de ses projets”.
Thierry Valette : “Nous voulons accompagner le chef d’entreprise dans la mise en place de ses projets”.
© P.Olivieri
Passer de la profession d’expert-comptable à celle d’expert-conseil : c’est l’ambition du CER France Cantal qui tient demain, jeudi 22 mars, son assemblée générale à Saint-Flour avec un invité de marque en la personne du journaliste économique Jean-Marc Sylvestre. Une ambition partagée avec ses confrères des CER limitrophes (Puy-de-Dôme, Haute-Loire, Allier, Lozère) au sein de ­l’alliance régionale E=MC5. “Nos adhérents souhaitent une nouvelle relation ; demain, ce sera probablement un expert-conseil qui assurera la relation pour animer, proposer, accompagner le chef d’entreprise dans la mise en place de ses projets”, relève ainsi Thierry Valette, président du CER cantalien. “Il faut donner une plus-value à la comptabilité autre que réglementaire,” argumente son directeur”, Éric Minier.

Une approche globale au-delà de la compta

D’ores et déjà, au-delà de la comptabilité, l’approche de la structure est celle d’une prestation globale : expertise juridique, économique, fiscale, sociale... “C’est ce qui est apprécié de nos clients, explique Éric Minier. D’ailleurs la demande est croissante, c’est pourquoi on a renforcé l’an dernier notre équipes de conseillers avec, parallèlement, une évolution des compétences en interne sur le volet agricole”. En 2011, près de 40 % du chiffre d’affaires du marché agricole a ainsi été généré par ces prestations d’expertise et de conseil. Une proportion quasi identique sur le marché des artisans commerçants. Aujourd’hui, les cinq CER souhaitent franchir une étape supplémentaire dans la réactivité et l’anticipation en mettant à disposition de leurs adhérents, d’ici début 2013, des tableaux de bord qui permettront de suivre, mois par mois ou trimestre par trimestre, l’évolution d’indicateurs spécifiques à l’exploitation ou l’entreprise. Ces outils de pilotage seront transférés à l’adhérent et commentés par son conseiller afin de l’aider à piloter son activité en temps réel. Actuellement en test sur le secteur des artisans commerçants (ACS), ce dispositif sera élargi ensuite aux agriculteurs et professions libérales à un coût qui devrait être minoré par des gains de compétitivité attendus sur le volet de la comptabilité. Anticipation toujours, dans le domaine spécifiquement agricole cette fois avec, dans les prochains mois, la mise en place d’un observatoire économique, alimenté par des références par production, et permettant d’assurer une veille sur les différents marchés agricoles. Autre projet commun aux acteurs d’E=MC5 : une offre dédiée aux particuliers - en priorité aux anciens adhérents aujourd’hui retraités - auxquels sont proposés dès ce printemps diverses prestations : déclaration de revenus, de revenus fonciers, calcul de fermage, assistance administrative, étude de transmission de patrimoine... Autant de projets destinés à diversifier et conforter l’activité du CER France Cantal qui voit aujourd’hui l’érosion de ses adhérents agricoles compensée par l’entrée de clients artisans commerçants. Ainsi en 2011, le centre a géré 32 dossiers supplémentaires alors qu’il a perdu 21 dossiers d’agriculteurs pour un total de 3 832 clients avec 80 % de parts de marché (sur le réel) chez les agriculteurs et 8 % chez les artisans commerçants. Une évolution que le CER France Cantal veut continuer à traduire dans la composition de son conseil d’administration en passant de un à trois représentants du secteur ACS en 2013.

 

 

 

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.

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