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Formation
Des solutions pour pallier un bac pro passé trop rapidement, en trois ans

Dans les Maisons familiales et rurales d’Auvergne, la réforme du bac pro est dans tous les esprits. Une année de moins qui mériterait d’être compensée.

L’assemblée générale de la Fédération régionale des Maisons familiales d’Auvergne s’est tenue à la MFR de Marcolès, dans le Cantal, sous la présidence de Joël Achard.
L’assemblée générale de la Fédération régionale des Maisons familiales d’Auvergne s’est tenue à la MFR de Marcolès, dans le Cantal, sous la présidence de Joël Achard.
© R. Saint-André

Une Maison familiale et rurale (MFR), ce n’est pas une école comme les autres. Sous tutelle du ministère de l’Agriculture - et non de l’Éducation nationale - elle pratique l’alternance. Un principe “de plus en plus reconnu”, comme en a témoigné le maire de Marcolès, ancien instituteur. C’est dans sa commune que se déroulait le 18 mars dernier, l’assemblée générale des MFR d’Auvergne, regroupées en une fédération régionale.

La vocation de cette association est d’accompagner les équipes (d’assurer la formation des nouveaux directeurs, par exemple) et de représenter les Maisons familiales dans les instances régionales (Draf, Conseil régional, Uraf, MSA, Chambre régionale d’agriculture, etc). C’est cette fédération qui, en outre, édite les 170 bulletins de salaires des onze MFR qui la compose.

 

Avec les Jeunes agriculteurs

Le président, Joël Achard, a profité de cette rencontre avec les administrateurs des MFR (collège cadres et collège parents) pour lancer des débats autour des moyens pédagogiques à mettre en œuvre. Il est notamment revenu sur la réforme du bac professionnel en trois ans qui, selon lui, tire le niveau vers le bas. André Carsac, président de la MFR de Marcolès confirme que même le diplôme en poche, les élèves sont “un peu juste”. Celui-ci propose une formation complémentaire qui pourrait se faire en partenariat avec les Jeunes agriculteurs.

Le Cantalien Nicolas Bardy, des JA d’Auvergne, approuve et rappelle que le module “Acteur en milieu rural” pourrait convenir. Complémentaire des formations initiales, ces quelques semaines passées en immersion dans les organisations professionnelles agricoles permettent de mieux connaître les fonctions de chacune et les rouages de la vie socio-économique. “Pour gagner en maturité et apporter une forme d’ouverture”, plaide-t-il. Car contrairement au nord de la France, par exemple, on s’installe en Auvergne très rapidement après le bac pro.

 

Devenir CFA

Joël Achard est prêt à “ouvrir un chantier pour s’adapter à la réforme”. Il sait aussi que la voie de l’apprentissage peut s’avérer tentante. Le jeune n’est alors plus sous statut scolaire, mais endosse celui de salarié. “Il faut dans ce cas devenir un CFA, un Centre de formation des apprentis”, remar-que le président des MFR d’Auvergne. Il croit sérieusement à cette piste qui permettrait de capter un public nouveau. Il espère aussi que toutes les MFR d’Auvergne puissent proposer au moins une formation conduisant à un bac professionnel.

Autant de chantiers qui n’entament pas la détermination des MFR d’Auvergne à s’engager dans la coopération internationale, notamment à travers des échanges avec le Cameroun, comme en a témoigné la discussion qui a suivi l’assemblée générale.

 

En chiffres

Les 11 MFR d’Auvergne emploient 170 personnes. Cette année, 1 402 jeunes élèves et 550 adultes sont scolarisés dans ces établissements. Soit une progression de 2,3 % en cinq ans. Selon les sections le taux de réussite aux examens varie de 68 à 81 %.

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