Aller au contenu principal

FERMIERS
Des fermiers à la recherche de lisibilité et de sécurité

Devant l'absence d'évolution du statut du fermage dans la Loi d'avenir, les fermiers ont rappelé leurs demandes à une chaise vide, lors du 66ème Congrès des Fermiers et Métayers à Limoges.

À la tribune avec au centre la présidente Sylvie LeBrun.
À la tribune avec au centre la présidente Sylvie LeBrun.
© P.DUMONT

Retrouvez dans le journal du vendredi 28 février, les propos de Xavier Beulin, président de la FNSEA et de Thierry Cubizolles, président de la Section Régionale Massif-Central et administrateur SNFM.

 


Alors que la Loi d'Avenir vient d'être votée au Parlement, c'est aussi de l'avenir qu'ont souhaité parler les fermiers lors de leur congrès. Créé il y a près de 70 ans et bien que modifié à plusieurs reprises, le statut du fermage n'offre plus assez de lisibilité et de sécurité aux fermiers. Le visage de l'agriculture et des exploitations change, celui des bailleurs aussi. Des bailleurs qui trouvent la législation compliquée et vers qui la SNFM souhaite mieux communiquer. Si l'information sur le statut du fermage existe, un effort de vulgarisation doit être fait. Mais avant tout, un statut de l'agriculteur doit être défini.
Attendue dans la Loi d'avenir, la définition en est absente, tout comme nombre d'autres éléments concernant le statut du fermage «Nous attendions beaucoup de cette loi, a rappelé Sylvie LeBrun, présidente de la Section Nationale des Fermiers et Métayers. Nous sommes déçus».



Des revendications rappelées



Aussi et malgré l'absence de Stéphane LeFoll en déplacement au Sommet du végétal, les fermiers ont rappelé leurs revendications.

En tête, ils demandent une cessibilité élargie des baux ruraux aux jeunes qui s'installent hors cadre familial, et ce afin de pouvoir transmettre leur exploitation. Ces baux doivent pouvoir être renouvelés par période de 9 ans. Même chose pour les baux de 25 ans. Les fermiers refusent l’insertion de clauses environnementales dans les baux, sauf pour des parcelles déjà concernées par des zonages géographiques. S'agissant du régime déclaratif, la SNFM demande qu'une étude économique de la situation soit réalisée lorsqu'un preneur conteste le congé que lui a donné son bailleur. Les fermiers s'opposent aux conventions pluriannuelles qui dérogent au statut du fermage. La SNFM souhaite que ces conventions ne concernent que des terres qui ont une double utilisation agricole et touristique, que leurs durées soient de 9 ans et puissent être renouvelées. Enfin, elle demande que l'indemnité au preneur sortant (IPS) qui vient indemniser un fermier subissant une reprise, tienne compte de la valeur d'utilisation des bâtiments présents. Beaucoup de demandes qui remettent en cause la possibilité de choix des propriétaires. «Oui, le statut du fermage est bon et nous le défendons, témoigne Josiane Béliard, présidente de la Section Nationale des Propriétaires Ruraux (SNPR). Ajouter de la lisibilité, oui, mais de la perpétuité, non !».

Pour sa part, Stéphane Le Foll s'est adressé aux congressistes au travers d'une vidéo. Il y souligne les points du projet de loi d'avenir confortant le statut des fermiers (objectifs de limitation de la consommation des terres agricoles, contrôle des structures en fin de bail). Sur le bail environnemental, il a déclaré «le débat au Sénat va permettre de trouver le bon compromis».



P. DUMONT

Les plus lus

producteur de fromages dans une cave qui présente une fourme de salers AOP
Pas de vaches au Salon, mais les fromages du Gaec Troupel en concours

À Loubéjac de Carlat, le Gaec Troupel perpétue une tradition fromagère familiale en salers et cantal fermier, vieille  de…

grille à bétail
La grille à bétail, un nouveau dispositif breveté

Éleveur à Saint-Priest-en-Murat, Antoine Monce a inventé un système efficace pour retenir ses vaches sur leur pâturage. Cette…

Quand les incohérences fragilisent l’agriculture

Pour la FDSEA de la Creuse, remettre de la cohérence dans les décisions publiques est devenu une urgence absolue.

Une jeune femme accroupie devant des aubracs au cornadis porte un gilet Chambre d'agriculture du Cantal
Maëva conseille une cinquantaine de fermes

À 22 ans, Maëva Dollé-Roullier a troqué son rêve de devenir vétérinaire contre celui  de conseillère en élevage bovin…

Limagrain construit le plus grand magasin de semences d'Europe à Ennezat

Annie Genevard a posé aux côtés de Sébastien Vidal, président de Limagrain, la première pierre du projet Athenza, doté de 200…

Des brunes au pré
Lait : Le prix fond comme neige au soleil

En cette période hivernale, le constat est sans appel : le prix du lait de vache fond, lui aussi, comme neige au soleil. L’…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière