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Crise de la viande bovine, des solutions existent

Dans le cadre des actions du Berceau des races à viande, la section bovine a rencontré la Préfète du Puy-de-Dôme, vendredi 30 septembre.

De gauche à droite : la Préfète, D Polvé Montmasson ; le Directeur de la protection des populations (DPP), G. Brunati ; le Directeur DPP adjoint, JM Masson ; A. Delaire, C. Peyronny et S. Jouberton de la section bovine (absent de la photo le Directeur DDT, A. Sanséau).
De gauche à droite : la Préfète, D Polvé Montmasson ; le Directeur de la protection des populations (DPP), G. Brunati ; le Directeur DPP adjoint, JM Masson ; A. Delaire, C. Peyronny et S. Jouberton de la section bovine (absent de la photo le Directeur DDT, A. Sanséau).
© FNSEA 63

Ils ne vont pas se laisser abattre sans réagir les producteurs de viande bovine du Puy-de-Dôme et ils multiplient les actions pour se faire entendre. Ils ont donc porté la voix des éleveurs à la représentante de l’État afin qu’elle fasse part de leurs demandes au Ministère. Le constat est rapide, la situation est désespérée. Le broutard perd jusqu’à 8 cts€ / kg et par semaine, les marchés sont engorgés, les éleveurs contraints de garder leurs bêtes ou de les brader.

 

Diplomatie

Pourtant, l’élevage français est reconnu mondialement : « la Turquie a besoin de nos broutards » affirme Christian Peyronny. «Pour des raisons politiques, des agriculteurs souffrent. Le Gouvernement doit mettre la pression sur la diplomatie pour ouvrir les frontières. » Alors que fait le Ministre concernant les certificats sanitaires ? L’administration confirme qu’il s’agit bien de négociations diplomatiques et politiques car elle est prête à agir dès que les accords seront passés. Il en va de même pour d’autres marchés-pays tiers pour lesquels, sans cautionnement de l’État, les opérateurs rechignent à exporter. L’an passé il était question d’une plateforme commerciale internationale pour gérer les marchés en Méditerranée, qu’en est-il aujourd’hui ?

Stockage

L’État doit aussi être en mesure d’agir pour réguler l’arrivée des vaches laitières sur le marché. Le stockage permettrait de désengorger le marché du gras et de se préparer à l’ouverture de futurs marchés tels que celui de la Chine. Si les pouvoirs publics ne réagissent pas rapidement, la France ne sera pas en mesure de répondre aux futurs appels d’offre.

 

Valorisation des races à viande

C’est une nécessité aujourd’hui de différencier les races à viande dans les rayons boucheries et surtout de faire redescendre la valeur au producteur. La création du Cœur de gamme établit de nouvelles relations commerciales. Le consommateur achète en toute transparence une viande de qualité et l’éleveur est rémunéré à sa juste valeur dans le respect des coûts de production. Cette relation gagnant-gagnant s’installe petit à petit avec la signature des engagements par les grandes enseignes. La profession reste cependant très vigilante pour que la valorisation de la viande Cœur de gamme redescende bien dans les cours de ferme.

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