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Copagno en route avec de nouveaux partenariats

Pas question pour la coopérative auvergnate de lâcher prise sur le marché. L'heure est au retour à la confiance avec de nouveaux partenariats. Lors de son assemblée générale la semaine dernière, la coop s'est résolument tournée vers l'avenir et affiche sa volonté de se repositionner sur le marché.

Les adhérents de Copagno réunis en assemblée générale la semaine dernière sur le site de Vetagro plus 
de Clermont-Ferrand
Les adhérents de Copagno réunis en assemblée générale la semaine dernière sur le site de Vetagro plus
de Clermont-Ferrand
© HLP

Deux ans de crise sanitaire liée à la Fco, diminution de la consommation, baisse des cheptels, réduction des investissements et déclin de la production : autant d’éléments qui se sont abattus sur Copagno l’année dernière, et plus généralement sur l’ensemble de la filière ovine obligée de reconsidérer son organisation et ses capacités industrielles d’abattage. Entraînée dans ce vent de mutation, les organisations de producteurs  doivent, elles aussi, s’adapter pour coller aux réalités commerciales du moment. Y compris la coopérative Copagno qui,  dans le cadre de son assemblée générale annuelle la semaine dernière, s’est tournée résolument vers l’avenir et affiche sa volonté de se repositionner sur le marché.

Palier l’arrêt d’activité du groupe Grillon

Pour les producteurs de Copagno, c’est un nouveau défi à relever ; un défi  sans le groupe Grillon dont l’arrêt brutal de l’activité en début d’année est venu s’ajouter au contexte déjà difficile du marché. «Historiquement, Copagno a toujours eu une stratégie commerciale forte et cohérente autour du groupe Grillon. Elle nous a permis pendant 20 ans de construire des politiques commerciales de qualité qui font aujourd’hui notre force» souligne le président Paul Bony.  Les démarches de qualité, le travail d’allotement et la politique de désaisonnement, mis en oeuvre par la coopérative, ont ainsi permis d’assurer un approvisionnement significatif du marché en agneaux et un niveau de rémunération correcte pour les éleveurs. « Notre capacité à produire de bons agneaux, au bon moment constitue notre principal atout » insiste le président. La coopérative en a d’ailleurs fait la démonstration quinze jours avant les fêtes de Pâques en maintenant l’activité de collecte malgré l’arrêt du groupe Grillon. « Notre savoir-faire en matière de désaisonnement et de certification de la production nous a permis de rebondir très rapidement : nous avons évité la rupture de collecte et valorisé nos agneaux en trouvant d’autres débouchés».

Construire de nouveaux partenariats

Ce contexte nouveau généré par la situation du Groupe Grillon oblige donc Copagno à se repositionner sur le marché. « Notre positionnement géographique central nous permet d’approvisionner les abattoirs de Castres, Gramat et Sisteron avec des agneaux qui correspondent à leurs débouchés. Le chantier est ouvert,  nous avons tout à construire !» explique Paul Bony. Le président reste profondément optimiste pour l’avenir de la coopérative. « Malgré ce contexte difficile, malgré des troupeaux qui souffrent aujourd’hui, notre coopérative tient le cap en termes d’apport et d’activité. Ses capacités à produire en quantité suffisante et régulière nous mettent en position de force vis-à-vis des opérateurs. »

Bâtir la contractualisation

Afin de renforcer son positionnement sur le marché, Copagno envisage de finaliser un contrat d’engagement avec les producteurs. Une contractualisation qui permettrait d’assurer une adéquation optimale entre les produits de la coopérative et les circuits commerciaux.  Pour Emmanuel Coste, administrateur, l’engagement contractuel s’inscrit dans la logique de la nouvelle donne commerciale,  il faut « revenir vers des contrats entre l’agriculteur et l’Organisation de producteurs pour répondre aux demandes de la filière et valoriser le mieux possible nos productions.»

Copagno en chiffres

Adhérents : 444
Brebis : 115 461
Taille moyenne des troupeaux adhérents (brebis PB) : 260 (taille qui se maintient depuis 2007)
Bilan commercial 2009 : baisse des volumes commercialisés (-11%) mais évolution sensible des prix réglés par tête (+4,5% en agnelets, +5,3% en finis).

 

Pour en savoir plus sur l'évolution du nombre d'éleveurs adhérents et de brebis, se reporter au journal La Haute-Loire Paysanne du vendredi 21 mai 2010 en page 8.

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