Aller au contenu principal

Coopal, des solutions permises par le collectif de producteurs

Laurent Bascoulergue, vice-président Coopal et Thierry Chirol, producteur Coopal et administrateur FDPL 63

Pouvez-vous nous rappeler le point de départ de votre démarche ?

TC : Le lait collecté par la coopérative était transformé au sein de l’usine SLVA, filiale de Terra Lacta, mais avec des prix toujours largement inférieurs à ceux pratiqués aux producteurs Terra Lacta. Las de ce constat, nous avons émis le souhait d’intégrer la coopérative Terra Lacta. Mais devant le mépris de la coopérative pour nous, producteurs du Massif central, nous avons compris que les solutions viendraient uniquement de notre côté. Mi-2018, aucune discussion n’était possible.

LB : En parallèle, nous avons renouvelé le Conseil d’administration, une nouvelle dynamique a été insufflée par Jacques Cornelissen. Mais entre le début des échanges et la contractualisation ferme, il s’est passé plus de 18 mois, c’est loin de nos habitudes de réactivité immédiate de nos cours de ferme !

 

Qu’avez-vous donc engagé ?

LB : Nous avons saisi le médiateur des relations commerciales. Nous avons compris que nous étions dans notre bon droit et que nous étions capables de faire. Nous avons tenu bon et négocié face aux représentants de la SLVA. Cette position nous a permis d’avoir un état d’esprit plus constructif et d’échanger plus sereinement. Nous avions un litrage qui contribuait largement au fonctionnement de l’usine. Soutenus par la FRSEA, nous avons négocié un contrat tripartite auprès de Carrefour (30 millions de litres de lait de montagne à 385 €/ 1000 l prix de base). Cela nous a conforté dans la valeur ajoutée de notre produit. SLVA a donc accepté une contractualisation, avec volumes et prix. Ces contrats négociés sont le fruit d’un travail collectif des producteurs, il nous faut désormais conserver cet état d’esprit sur l’ensemble du territoire de la coopérative (Puy-de-Dôme, Haute-Loire, Corrèze, Creuse), et un suivi appuyé de ces relations commerciales.

 

Quelles sont désormais vos relations avec SLVA ?

TC : Nous avons désormais des relations apaisées. Une relation s’est mise en place dans l’intérêt de chacun, l’outil industriel et nous, producteurs coopérateurs. Nous avons tous intérêt à une valorisation de notre produit, au regard du territoire dans lequel nous sommes placés (périmètre Unesco), pour le maintien de l’outil et des producteurs, 420 producteurs Coopal dont 115 dans le Puy-de-Dôme. Nous sommes entrés dans une vraie démarche commerciale, nous nous engageons aussi dans du lait non-OGM, pour aller prospecter de nouveaux débouchés et segments de marché.

 

Quels ont été vos appuis durant la période ?

TC : Nous avons clairement été appuyés par le syndicalisme pour la négociation commerciale, la saisie du médiateur… Mais quand nous avons eu besoin de gérer beaucoup d’administratifs et notamment les factures de lait, la Chambre d’Agriculture du Puy-de-Dôme et l’EDE ont su répondre présents et déléguer deux personnes pour nous épauler. Nous avons aussi mandaté Okteo, qui a été très réactif, pour la facturation. Le syndicalisme FDPL et FNSEA 63 ont aussi permis de bénéficier d’un appui précieux de la Préfète du Puy-de-Dôme pour la concrétisation des contrats des parties prenantes. Aujourd’hui, nous avons pu louer des bureaux au sein de la FRSEA, ce qui permet aussi d’avoir un lieu physique pour nous rassembler et travailler sereinement.

Les plus lus

Pour les producteurs de lait, l'interprofession doit être une instance de dialogue  sur tous les sujets.
« Les industriels veulent-ils encore faire tourner leur usine avec du lait français ? »

Après la démission du président du Cniel, et alors que les producteurs de la zone Alpes Massif central alertaient depuis…

Nicolas Peny (au centre) a ouvert les portes de son exploitation aux agents de l'OFB en formation.
Les agents de l'OFB ont désormais l'obligation de se former à la découverte de l'agriculture

Une quinzaine d'agents de l'OFB AuRA a suivi une formation de trois jours pour en apprendre davantage sur le monde agricole,…

Deux hommes et une femme devant le panneau de l'hostellerie
La famille Rouchet redonne vie à Curebourse

Bien implantés à Aurillac, Mickaël et Audrey Rouchet ont racheté l’hostellerie Saint-Clément, avec l’ambition d’y accueillir…

Une attaque de loup sur brebis et agneau, le 24 octobre dernier à la Tour d’Auvergne, a été confirmée par l’OFB
Une première attaque de loup dans le Puy-de-Dôme

En octobre, 4 nouveaux signalements de constats de prédation avec suspicion de loup ont fait l'objet d'expertise par le…

L'alimentation animale, la clé de performance productive des animaux

Une alimentation adaptée et une gestion optimisée des fourrages participent à garantir les performances du troupeau laitier et…

En présence d’Emmanuel Ferrand, conseiller régional, délégué au fonds Feader, Ludivine et Pierre Lot ont présenté leur exploitation agricole.
Garantir des prêts à l'installation en agriculture, c'est possible en Auvergne-Rhône-Alpes

Ludivine Lot s'est installée aux côtés de son conjoint, Pierre au Breuil dans l'Allier grâce notamment au fonds de garantie…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière