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Congrès FNSEA 2026 : un cap clair et une mobilisation prête à repartir

Les 30 mars, 1er et 2 avril, le FNSEA a réuni son 80ème congrès au Parc des expositions de Caen. Un rendez-vous majeur, à la fois anniversaire et congrès électif, marqué par une forte mobilisation du réseau. Une délégation corrézienne, emmenée notamment par Marie-France Forest, secrétaire générale, et Daniel Couderc et Michel Queille, vice-présidents de la FDSEA de la Corrèze, a pris toute sa place dans les débats.

manifestants contre l'augmentation du GNR
© FNSEA

Changer de cap face à l’urgence

Dans un contexte économique et géopolitique sous tension, le président de la FNSEA, Arnaud Rousseau, a posé les mots : « moment de vérité », « changer le logiciel », « principe d’innovation ». Un cap assumé pour sortir l’agriculture française de l’impasse. Car l’urgence est là. La flambée des charges, notamment du GNR sous l’effet des tensions internationales, percute de plein fouet les exploitations. 

Pour la FNSEA, il n’est plus question de subir : il faut agir.

Le rapport d’orientation adopté par le congrès acte ce tournant. Le syndicat majoritaire appelle à une réforme en profondeur, allant jusqu’à remettre en cause le principe de précaution, devenu selon lui un frein à l’action. Objectif: lui substituer un principe d’innovation, pour redonner des perspectives aux agriculteurs et lever les blocages

Il faut sortir de l’inaction et redonner des moyens d’agir aux agriculteurs », résume 
Marie-France Forest. « Sur le terrain, on voit bien que les normes bloquent plus qu’elles n’accompagnent. »

Produire reste la priorité

Le message est également venu des Jeunes Agriculteurs, par la voix de leur président Pierrick Horel : le renouvellement des générations est le défis central. Refusant une agriculture de concentration, les JA défendent des fermes à taille humaine et une PAC tournée vers l’acte de production

Produire plus, produire mieux, produire partout » : une ligne claire, qui refuse que l’agriculture soit sacrifiée dans les accords commerciaux internationaux. Une vision partagée par la délégation corrézienne. « Sans production, il n’y a plus d’agriculture. Il faut remettre le producteur au cœur des politiques publiques », insiste Michel Queille.

Des réponses attendues… et toujours absentes

La venue de la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, était très attendue. Mais pour les congressistes, la déception est à la hauteur des attentes. « Elle est venue les mains vides », tranche Marie-France Forest. Sur le GNR, aucune réponse concrète. Sur les charges, peu d’engagements. Un décalage qui passe mal, alors que les exploitations sont déjà sous pression. Le président de la FNSEA n’a pas mâché ses mots, dénonçant les retards à répétition et les promesses non tenues, de la PAC aux aides bio.

Le message est désormais clair : sans réponses rapides, la mobilisation reprendra.

Une machine syndicale tournée vers l’action

Au-delà des débats, ce congrès a aussi été l’occasion de rappeler la force du réseau FNSEA. Une organisation ancrée dans le terrain, capable de transformer la colère en résultats concrets. Comme l’a souligné Hervé Lapie, la force du syndicat repose sur « la détermination et la mobilisation constante ». Même ligne pour Christophe Chambon : « tout part du terrain et revient au terrain ». Pour Romain Blanchard, la méthode est claire : transformer la colère en propositions concrètes, capables d’avoir des effets jusque dans les cours de ferme

Un message que partage pleinement la FDSEA de la Corrèze

Notre force, c’est le collectif, le terrain et la capacité à faire bouger les lignes », conclut Daniel Couderc.

La mobilisation en ligne de mire

À Caen, le ton est donné : le temps des constats est terminé. Place à l’action. Alors que les travaux battent leur plein dans les exploitations, la menace d’une reprise de la mobilisation est clairement posée. Si les réponses ne sont pas au rendez-vous, le terrain repartira. Parce que pour la FNSEA et son réseau, une chose est claire : produire, entreprendre et vivre de son métier ne doivent plus être des combats, mais des évidences.

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