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France Limousin Sélection
Concours National Limousin - Brive 2008 : une édition caniculaire

Le National Limousin s’est tenu du 29 au 31 août 2008 dans le cadre du Festival de l’Elevage, de la Table Gourmande et du Veau de lait de Brive-la-Gaillarde.

Bilan de la vente grand cru
Bilan de la vente grand cru
© D.R.

Le contexte n’était pas très favorable du fait de la conjoncture agricole actuelle et de la menace pesante de la fièvre catarrhale. Toutefois, force est de constater que cette édition a connu un franc succès salué de tous : le Grand Public a répondu largement présent tout comme les professionnels. Les éleveurs ont retrouvé le sourire… le temps d’un week-end.

Brive, un site de rencontre

Cette année a été une édition anniversaire pour le Concours National Limousin dans sa configuration actuelle puisqu’il s’agissait de sa 20ème édition. En 1989, le premier concours délocalisé s’est déroulé à… Brive-la-Gaillarde ! Il s’agit donc en quelque sorte d’un retour aux sources. L’histoire de ces deux manifestations est d’ailleurs très liée. C’est en aidant la profession et en ouvrant la manifestation à l’ensemble des richesses agricoles de la région que le Festival, dont c’était la 42ème édition, a littéralement explosé, en nombre de visiteurs notamment. Cette évolution a été rendue possible par une volonté croisée, en 1989, de l’équipe municipale de l’époque et des instances de la race Limousine.

Ces dernières souhaitaient initier une dynamique avec une partie professionnelle, vitrine de l’excellence génétique, et une partie grand public pédagogique et ouverte sur l’environnement local. D’où l’intérêt de coupler Concours National et Festival de l’Elevage. Au dire des habitués, les records de fréquentation ont été battus en cette année 2008. La spécificité du site en plein cœur de la ville et en bordure des jardins de la Guierle ainsi que la qualité du programme proposé n’y sont pas étrangères. Cela témoigne de l’intérêt du Grand Public notamment pour les productions locales et le travail que les éleveurs accomplissent tout au long de l’année. De quoi leur mettre du baume au cœur.

Un concours relevé

L’épidémie de Fièvre Catarrhale laissait planer le doute quant à la participation de nombreux élevages. La remontée fulgurante du sérotype 1 n’y était pas étrangère. Cependant, la majorité des élevages inscrits a pu faire le déplacement. Au total donc, 183 élevages issus de 30 départements étaient représentés. La palme revient bien évidemment aux locaux de l’étape, les Corréziens, avec 50 élevages en compétition. Petit clin d’œil également aux élevages du Nord de la France qui ont pu concourir après leur absence en 2007. 494 animaux suites comprises ont ainsi défilés sur le ring durant les 3 jours du concours

Dans l’ensemble, le Concours était d’un niveau très élevé. Les 5 juges uniques ont eu fort à faire pour départager les candidats en lice. Au final, certains confirment, d’autres s’affirment… En effet, parmi les faits remarquables, il est à noter le doublé du Gaec Lagautrière (23) dans les challenges de l’Espérance avec Bouffy chez les mâles et Bretelle chez les femelles. Félicitations donc à cet éleveur qui possède ainsi dans son cheptel de solides atouts pour l’avenir.

Autre belle performance à souligner, le doublé de Verdi en copropriété à l’Earl Lasternas (24) - Earl Géraud Régis (19) sur le titre de championnat mâle adulte. Après recherche dans les archives, jamais un taureau n’avait réussi à s’imposer 2 années successives à ce titre très convoité. Le département de la Haute-Vienne n’est pas en reste puisque le Gaec Pimpin Frères s’adjuge le prix d’honneur femelles adultes avec Anamite qui confirme ses belles prédispositions après son 1er prix de section au CGA et son titre de meilleur animal au concours de Printemps. Le Gaec Pimpin Frères remporte également le Prix d’ensemble après une lutte de haut vol avec le Gaec Camus Père et Fils. Cette distinction récompense bien évidemment l’homogénéité et la qualité morphologique des lots présentés.

Dernier chiffre pour dire que les 18 premiers prix de section et les 4 prix Qualités Bouchères ont été relativement bien répartis entre les élevages Limousins : Corrèze (7), Creuse (6) et Haute-Vienne (9) ; Verdi étant en copropriété, il est corrézien et périgourdin. Avec 5 premiers prix, le Gaec Pimpin Frères est l’exploitation la plus distinguée même si les prix sont relativement bien répartis avec plusieurs élevages distingués pour la première fois à ce niveau.

Les paillettes d’or

Traditionnel moment fort du National, la remise des Paillettes d’Or par le Gie France Limousin Testage qui distingue les taureaux les plus diffusés en France au cours des 3 dernières campagnes et leurs élevages naisseurs.

Pour cette 15e édition donc, ont été récompensés :

- Veau de boucherie : Pax, né chez Claude Demarty (19), avec 94.000 doses, - Jeunes Bovins : Muscleor, né au Gaec Breuil Saint Maurice (22), avec 80.000 doses,

- Qualités Maternelles : On-Dit, né à l’Earl Gaultier (36), avec 53.000 doses. Plus de 63.000 Euros ont ainsi été ristournés aux propriétaires des 23 taureaux RRE VS autorisés à l’IA et mis à disposition lors de la dernière campagne.

A noter également que 29.000 Euros ont été redistribués à l’Organisme de Sélection pour soutenir le programme de sélection.

A l’occasion de la cérémonie, le nom des 5 nouveaux taureaux RRE VS, agréés par le Pôle Création de France Limousin Sélection, a été divulgué : Rubis, Tigre, Ultrabo, Univers et Uzan-Ed.

En conclusion, le Président du Gie France Limousin Testage, Stéphane Cros, a insisté sur les garanties que proposent les semences IA sur la fécondation des femelles dans un contexte très exposé à la FCO.

Une vente Grand Cru S’il est incontestable que le commerce de reproducteurs a été calme durant tout le début de l’année 2008, il est à souligner que le National a quand même drainé de nombreux étrangers provenant de contrées variées : Royaume Uni, Irlande, Portugal, Bulgarie, Italie, Luxembourg, Danemark, Espagne et Pologne. Un regain d’activité a ainsi été enregistré durant les 3 jours ainsi qu’en atteste la vente Grand Cru d’Interlim Génétique Service. 23 lots étaient proposés à la vente.

Les 17 génisses proposées ont trouvé acquéreur à une belle moyenne de 4.882 Euros. Chez les mâles en revanche, ce fut plus compliqué puisque 2 sur 4 sont repartis invendus. Seuls Arlequin à l’Earl Deconchat et URANUS (RRE VS) à Marguerite Larno ont trouvé preneur à des prix respectifs de 6.500 Euros et 10.500 Euros.

Les deux lots d’embryons se sont également vendus chacun à 2.400 Euros. Dans les travées, de nombreux contacts ont été noués et des marchés ont été ou vont se conclure. (Retrouvez le palmarès dans notre journal)

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