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Coccidioses bovines : Gérer les facteurs de risque de votre élevage

Le danger « coccidiose » est fortement lié aux facteurs de risque présents dans votre élevage qui permettent de limiter l’immunité et d’augmenter la pression infectieuse.

Les coccidies sont présentes dans 85 % des élevages avec des coccidioses dans seulement 20 %, d’où l’intérêt d’identifier les facteurs de risques présents au sein de votre troupeau qui favorisent la dynamique de contamination (augmentation de la pression infectieuse) et limitent le niveau de défenses immunitaires.
Les coccidies sont présentes dans 85 % des élevages avec des coccidioses dans seulement 20 %, d’où l’intérêt d’identifier les facteurs de risques présents au sein de votre troupeau qui favorisent la dynamique de contamination (augmentation de la pression infectieuse) et limitent le niveau de défenses immunitaires.
© GDS Creuse

La coccidiose demeure la plus courante des parasitoses digestives du veau. Alors que les coccidies sont présentes dans 85 % des élevages, seuls 20 % sont confrontés à de la coccidiose (plus de 15 % des veaux présentant des symptômes de coccidiose). Sont présentées dans cet article les conditions permettant l’expression de la coccidiose. Retrouvez les éléments fondamentaux sur les coccidies et la coccidiose dans notre précédent article du 28/02/2014 sur notre site.

Une ingestion massive d’ookystes et de l’immunodéficience pour une coccidiose
De nombreux facteurs interviennent dans l’installation puis dans l’expression de la coccidiose, parmi ceux-ci, deux semblent essentiels :
- L’ingestion massive d’ookystes sporulés grâce à la capacité de multiplication de ce parasite (potentiellement, un ookyste ingéré peut engendrer trente deux millions nouveaux ookystes !) dans un milieu défavorable et souillé.
- La multiplication active du parasite chez le veau grâce à la présence de stress, de déséquilibres alimentaires et de parasitisme associé, sources d’immunodéficience.
Comme pour la cryptosporidiose, on observe dans un même lot, la coexistence de veaux et/ou de jeunes bovins porteurs, excréteurs à bas bruit, non malades. Ces derniers sont sources de contamination de sujets plus réceptifs, multiplicateurs du parasite qui, à leur tour, vont produire une contamination environnementale massive, responsable d’un « foyer » de coccidiose. La maladie ne touche au départ qu’une proportion réduite des animaux exposés puis se propage au sein du lot, avec une expression plus ou moins différée (en 1 à 2 semaines) sur plusieurs autres sujets.

Des facteurs de risques multiples et associés
Des facteurs de risques vont permettre l’expression de la coccidiose, ceux-ci sont multiples et souvent associés. Ils peuvent être brièvement résumés comme suit :
- Une relative prédisposition génétique pouvant expliquer la sensibilité plus particulière des veaux et jeunes bovins dans des élevages à facteurs de risques quasi-similaires.
- L’âge et le statut immunitaire conditionnant hautement la réceptivité à la coccidiose.
- Les défauts d’hygiène. Le risque s’accroît considérablement avec la taille de l’effectif et la densité excessive. À effectif égal, la pression ookystale varie exponentiellement avec la densité, l’accumulation des litières, la différence d’âge des veaux, la rotation des lots sur une même zone. Lorsque les vêlages se succèdent dans les mêmes parcs, les premiers veaux contaminent massivement la litière par l’émission d’ookystes. Ceux-ci représentent un risque infectieux majeur pour les veaux qui naissent ultérieurement.
- État nutritionnel. Un mauvais état nutritionnel va diminuer la capacité des veaux à résister aux infections pathogènes comme la coccidiose. Les carences en sel et en oligoéléments vont favoriser le pica, facteur supplémentaire de dynamique de contamination.
- Les stress. Le sevrage qui allie stress psychique et physique couplé à un changement alimentaire majeur présente une incidence particulière. Chez les veaux de moins de un mois, l’inconfort du logement, les stress thermiques et/ou climatiques selon la saison ou les insuffisances de surfaces disponibles en stabulation sont les plus impactants.

Une immunité initiale passive d’intérêt collectif
Le veau reçoit d’abord de façon passive, par transfert colostral, des immunoglobulines. Cette immunité passive, au-delà de l’intérêt général pour le veau, limite la multiplication des coccidies pendant les deux premières semaines de vie et, ainsi, la dynamique de contamination. Si la prise colostrale a été insuffisante, la décroissance des anticorps d’origine maternelle est très rapide, la sensibilité augmente plus rapidement et la contagion est favorisée.

 

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La suite est à lire dans la Creuse agricole et rurale du 27 février 2015.

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