Aller au contenu principal

CHAROLAIS + diffère la mise en œuvre de son nouvel Organisme de sélection

Il y a près d’un an, le groupe Gènes Diffusion et une vingtaine d’associations ou de coopératives ont créé l’association Charolais + qui a vocation à devenir un nouvel Organisme de sélection en race charolaise, notamment dans le cadre du nouveau Règlement zootechnique Européen.

© AA

Cette création s’avère, pour Gènes Diffusion « tout à fait indispensable pour dynamiser la race Charolaise et stopper l’hémorragie des effectifs ». En effet, en six années, 67,9 % de la diminution du nombre de naissances en races allaitantes concernent la race Charolaise (41,8 % de l’effectif total des vaches allaitantes françaises), ce qui correspond à une perte en six ans de 215 387 naissances (- 12,7 %), soit 100 veaux en moins chaque jour. « Ce constat est la conséquence inéluctable d’une orientation raciale en inadéquation avec la demande des éleveurs producteurs de viande et les besoins du marché et de l’aval, ces derniers réclamant des carcasses mieux conformées avec une ossature plus fine », poursuit le communiqué.

Émoi, réactions, oppositions
Toujours selon le communiqué, « la décision d’un nouvel Organisme de Sélection a créé beaucoup d’émoi, voire même d’oppositions, dans les milieux qui se déclarent en charge de l’orientation de la race et qui, à nos yeux, devraient plutôt s’interroger sur les raisons de son déclin. Toutefois, il semblerait que ces responsables aient pris conscience des nécessités de modernisation et de réforme en profondeur pour la race ».

« Modernisation indispensable »
De ce fait, le conseil d’administration de Gènes Diffusion a décidé de différer provisoirement la mise en œuvre de son nouvel Organisme de Sélection Charolais +, pour laisser une chance à l’activation de cette « modernisation indispensable », qui devra au minimum porter sur les points suivants :
- L’indexation génomique doit être ouverte à tous les reproducteurs, mâles ou femelles, quel que soit le statut envers l’inscription au Livre Généalogique.
- Toutes les indexations génomiques doivent être prises en compte dans les classes de mérite et/ou qualifications du Livre généalogique.
- Le Livre généalogique doit être tenu par une association neutre.
- Les cotisations et les coûts de pedigree pour les éleveurs doivent être adaptés à la réalité économique.
- La direction de l’Organisme de Sélection actuel Charolais France doit être autonome et indépendante.

Ultime « explication de texte »
Comme ils s’y sont engagés, une délégation de représentants professionnels de Gènes Diffusion ont rencontré les responsables de la race le 23 mai dernier, pour une ultime « explication de texte » sur les différents points d’attente, et laissera quelques mois aux acteurs historiques pour faire la preuve, par des actes concrets, qu’ils ont compris la nécessité de cette modernisation.
Il est rappelé que les seules entreprises de mise en place fédérées dans l’union Gènes Diffusion, quelquefois qualifiées « d’acteurs non représentatifs de l’ensemble des éleveurs », représentent plus de 13 000 utilisateurs de la race Charolaise, dont 7 000 éleveurs de race pure et 6 000 éleveurs laitiers pratiquant le croisement industriel.

Les plus lus

portrait de Domniqué Chargé, président de La Coopérative Agricole.
Dominique Chargé voit les coopératives “prêtes à reconstruire de la souveraineté”

Dans un pays aux 2 100 coopératives et où trois agriculteurs sur quatre sont adhérents, le chef de l’organisation faîtière des…

tank à lait avec des gens
Surproduction laitière : « L’enjeu est de faire la marche arrière la plus basse possible sur les prix »

Florent Kaplon, président du CRIEL et directeur amont des fromageries Dischamps analyse la conjoncture laitière et apporte un…

Le Cantal est le département de la région où la collecte laitière a le plus progressé fin 2025.
Lait de vache : Pourquoi la collecte laitière augmente ?

Depuis la fin de l'année, la production laitière a fortement augmenté à la faveur d'un automne clément et de fourrages…

De gauche à droite : Pierre Prallon, JA 43, Lionel Guy, président de la section lait de la FDSEA 43, Éric Richard, administrateur de la FNPL et vice-président  section lait de la FDSEA 43, Ludovic Blin, vice-président de la FNPL, J-Paul Peyral, administrateur FNPL et Géraud Bruel, président de la section lait du Cantal.
Tournée régionale FNPL : les éleveurs paient l’addition d’un manque d’anticipation industriel dans la crise laitière

En 2026, les éleveurs laitiers français paient le prix fort d’un manque d’anticipation industriel. C'est l'analyse portée par…

quelques agriculteurs derrière une machine de récolte de l'herbe
Conditionneur ou non : la Cuma des 3L garde les deux options

Deux faucheuses, deux philosophies : conditionner pour sécher vite ou préserver la valeur nutritive.Une Cuma de Châtaigneraie…

Le bale grazing est un pâturage hivernal dont les résidus de foin vont servir à réensemencer la prairie et les bouses la fertiliser.
Le bale grazing : une technique innovante pour régénérer les prairies et optimiser le travail

Franck Pradier, éleveur de vaches Salers dans le Puy-de-Dôme, a adopté le bale grazing pour améliorer ses sols et gagner en…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière