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Branceilles : le souffle retrouvé

La cave de Branceilles respire enfin après deux années de disette, où les cuves peinaient à se remplir avec seulement 250 hectolitres en 2023, puis 600 en 2024, des chiffres qui avaient mis les nerfs des vignerons à rude épreuve et vidé les stocks au point de voir le rosé s’épuiser dès le 8 juillet 2025 sous les demandes des clients assoiffés de fraîcheur.

 

On a frôlé la catastrophe en 2023, avec des volumes à 20 % de la normale. En 2024, on a un peu remonté la pente, mais c’était encore insuffisant. Cette année, on revient enfin à notre moyenne historique, entre 1 100 et 1 200 hectolitres. C’est un soulagement pour toute la coopérative », confie Philippe Leymat, vigneron à Branceilles.

 

La Petite Pierre : le vin qui bouscule les codes

2025 marque un tournant avec un retour à la normale historique pour la cave, une bouffée d’oxygène pour les sept structures qui composent cette coopérative corrézienne, où l’on cultive 30 hectares de vignes avec passion et où l’on vinifie avec une exigence sans égal.

C’est dans ce contexte de renaissance que naît « La Petite Pierre », ce vin rouge qui bouscule les codes de Branceilles, connu pour ses rouges charpentés, boisés et puissants.
On a toujours été fiers de nos vins de garde, mais il fallait s’adapter. Les consommateurs veulent aujourd’hui des vins plus légers, plus fruités, plus accessibles. Alors on a osé changer », explique Philippe Leymat.

Voici un vin léger, fruité et gourmand, un vin de copains, un vin glouglou à 12,5° qui se boit frais, presque glacé. Un vin qui sent la fraise, la framboise et l’été, un vin bio sans sulfites, et surtout un vin à 7 € seulement à la cave.
Oui, le vin de qualité peut aussi être accessible et généreux. C’est un message fort qu’on veut envoyer : on peut boire bon, local, et pas cher », insiste Philippe Leymat.

 

Un vin pour les nouvelles attentes

Un vin qui répond à une tendance de fond : celle d’une consommation qui change, où les rouges traditionnelsperdent du terrain face aux blancs et aux rosés, où les consommateurs recherchent de plus en plus des vins frais, faciles à boire, sans agressivité ni tannins trop marqués.

Pour créer ce vin, les vignerons ont dû repenser leur façon de travailler : vendanges précoces dès le 10 septembre, soit 15 jours plus tôt qu’avant, pour capter cette fraîcheur, ces arômes de fruits rouges et éviter que les degrés ne montent trop. Une vinification en cuve inox permet de préserver le fruit sans influence du bois.

 

2025 : Une année de qualité pour les blancs et les rosés

2025 n’est pas qu’une année de relance, c’est aussi une année où la qualité est au rendez-vous pour les blancs et les rosés, avec des profils aromatiques qui explosent de fraîcheur, des notes florales et d’agrumes pour les rosés, une couleur rose pâle sublime et une bouche grasse et désaltérante.

 

2026 : L’année de tous les espoirs

Déjà, les yeux sont tournés vers 2026, une année qui s’annonce sous les meilleurs auspices avec un printemps exceptionnellement pluvieux, qui a rempli les réserves hydriques et donné un coup de fouet à la vigne. Les vendanges des blancs pourraient commencer dès le 20 août, un record de précocité.

Pourtant, l’optimisme reste de mise, même si la vigilance est de tous les instants. Il faudra encore deux bons orages en août pour éviter le stress hydrique et permettre aux rouges d’atteindre leur maturité optimale.

 

Anticiper pour mieux résister

La cave a déjà pris les devants en réfléchissant à l’implantation de nouveaux cépages plus résistants à la sécheresseet aux maladies, des cépages du sud ou des variétés hybrides qui pourraient sécuriser les récoltes futures.

 

La cave, un lieu de vie et de partage

Et puis, il y a l’humain, cette dimension si importante dans ce vignoble corrézien, où la cave n’est pas qu’un lieu de production, mais aussi un lieu de vie, de partage et de transmission.

Les portes ouvertes du 1er mai en sont l’exemple parfait : un événement incontournable avec son concert, sa dégustation d’huîtres, son aillet du 1er mai, ses balades dans les vignes et son repas traditionnel autour du brasero.

 

L’histoire de Branceilles, un terroir vivant

Il y a cette histoire, cette mémoire de Branceilles, où la vigne a toujours eu sa place. Aujourd’hui, on vend du vin, mais aussi un souvenir, un morceau de cette Corrèze authentique et généreuse.

 

L’avenir s’écrit avec optimisme

2025 est une bonne année, une année de relance, une année d’innovation avec « La Petite Pierre ». Mais 2026s’annonce encore mieux, avec des vignes en avance, une qualité prometteuse et cette énergie folle qui pousse les vignerons de Branceilles à toujours aller de l’avant.

On a une épée de Damoclès au-dessus de la tête chaque année, mais on avance. Aujourd’hui, ma vigne est belle, et je travaille avec ce qu’elle me donne. On verra demain », conclut Laurence Barot.

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