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Journée ovine
Bilan sur les ovins lait et viande pour l’année 2013

Jeudi 3 avril avait lieu la journée ovine, organisée par la fédération départementale ovine et la chambre d’agriculture de la Lozère. Une journée riche en informations avec deux visites d’exploitations le matin, des présentations spécifiques ovin lait et ovin viande l’après-midi et une table ronde sur l’ensemble de la filière ovine dans le département.

La journée était riche en enseignement et en informations pour les propriétaires d’ovins. Le matin, les participants pouvaient choisir entre deux visites : celle du Gaec de la Rimeize à la Bessierette, Rimeize, un élevage ovin viande en BMC et filière qualité et production filière viande Aubrac, et celle d’Olivier Gravejat à Orbagnac, commune de Javols, un élevage ovin lait en Lacaune pour Sodiaal 3A et production bovin viande Aubrac. Après un repas offert par la mairie d’Aumont-Aubrac, la journée s’est poursuivie avec une présentation technique sur l’élevage ovin viande, et une autre sur l’élevage ovin lait. Une présentation plus complète sur l’ensemble de la filière, menée par Alain Raynal de la chambre d’agriculture, concluait cette journée. Josiane Compain, présidente de la fédération ovine de la Lozère, regrettait cependant l’absence des lycéens agricoles, aucun lycée n’ayant pu s’organiser pour envoyer une classe.

Ovins lait

Chez les éleveurs ovin lait, les débats allaient bon train dès la visite du matin. Prix du lait, mise en place des quotas par la coopérative Sodiaal 3A, dates d’agnelage, composition des aliments et qualité du lait… « Le moral des éleveurs a pris un coup depuis la mise en place des nouveaux quotas, et la production a baissé. Et les multiples changements de propriétaires des groupes qui achètent le lait n’arrange rien », expliquait Laurent Bonnefoy, contrôleur laitier à la chambre d’agriculture, qui présentait la filière Margeride sur l’exploitation d’Oliver Gravejat.

Ovins viande

La filière viande ovine lozérienne représente plus de 58 % des élevages du Languedoc-Roussillon. La productivité y est très variable, mais en moyenne les élevages obtiennent de bons résultats : un agneau par brebis et par an. 91 % des agneaux sont vendus lourds, élevés sous la mère et finis en bergerie. Les meilleurs niveaux de valorisation sont obtenus par les élevages qui vendent le plus d’agneaux lourds, ceux qui cherchent à alourdir les carcasses vendues et qui maximisent la part de leurs ventes sous signes officiels de qualité en jouant la carte du désaisonnement.

À lire dans le Réveil Lozère n°1254 du 10 avril 2014, en page 3.

Mise à l’herbe, conseils de saison

Attendez trois semaines après un épandage d’engrais azoté avant de proposer une parcelle aux brebis.

Pensez à faire une transition alimentaire en douceur.

Continuez à distribuer des fourrages grossiers à l’intérieur (renouvelés quotidiennement).

Distribuez un minéral riche en magnésium (au moins 5 %) pour éviter les tétanies d’herbage, plus fréquentes lors de journées fraîches du printemps.

Préférez un minéral en granulé mélangé au concentré, commencez une semaine avant et deux à trois semaines après.

Si besoin (plutôt ovin lait) prévoir une cure d’hépato-protecteurs : par exemple lors de transition un peu rapide.

L’herbe étant carencée en sodium et calcium, gardez les pierres de sel.

Vérifiez que le nombre de blocs mis à disposition corresponde à l’effectif : prévoir un bloc pour 50 brebis en veillant à leur accessibilité et leur renouvellement.

Chambre d’agriculture de la Lozère

 

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