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Aubrac : un label rouge garant de prix pour des adhérents nombreux

Plus de 2 000 animaux ont été labellisés BFA entre juillet 2017 et juillet 2018.

Une assemblée générale très suivie par les éleveurs.
Une assemblée générale très suivie par les éleveurs.
© C. F.

Augmentation de 15,2 % du nombre de carcasses labellisées “dans un contexte de commerce qui ne facilite pas le marché”. Carcasses dont le poids moyen est de 402,3 kg, en augmentation de 2,1 kg. Valorisation moyenne à 4,67/kg carcasse, soit 1 888 € par éleveur : ces résultats ont été jugés “très bons” au sein de l’association BFA à l’occasion de son assemblée générale qui s’est tenue le 9 novembre à Anterrieux. Et, a rappelé le président Patrick Mouliade, “en 2019, fer de lance de l’alimentation carnée en France, le label rouge aura 20 ans. Nous allons donc poursuivre nos efforts en rendant encore plus lisible notre cahier des charges au consommateur. Il est le plus strict de France, mais avec, on a les prix et BFA tire toute la production aubrac vers le haut”.

Image oblige

Il faut savoir, a souligné Patrick Mouliade, que “nous avons des choix importants à faire sans renier nos spécificités et pour conserver un prix rémunérateur. C’est l’état d’esprit de BFA dans un marché consommateur en baisse en général, avec des bouchers qui doivent s’adapter aux attentes de la clientèle. D’où de grosses carcasses de moins en moins prisées, et pour nous éleveurs, l’obligation d’être attentifs à cette attente sociétale”. Pour ce faire, l’image de la production est capitale : “Le né, élevé et engraissé sur la même exploitation, voici ce qui parle aux gens.” Le Bœuf fermier aubrac est en effet “la garantie d’un élevage rustique, d’animaux élevés dans le respect de la tradition et de l’environnement. L’alimentation des animaux provient essentiellement de la pâture de l’exploitation : herbe, foin, fourrage. En période d’estive, les animaux s’alimentent sur les prairies et achèvent leur parcours par une période d’engraissement pendant laquelle ils ne reçoivent ni ensilage ni maïs. Les aliments complémentaires à base de céréales sont référencés et contrôlés par un organisme certificateur. Ce label rouge atteste une viande de qualité supérieure et les animaux nés, élevés et abattus en France”. Cette année, le label Bœuf fermier aubrac a été mis en avant dans plus de 20 manifestations dont le Salon de l’agriculture où l’aubrac était la race à l’honneur. Une promotion que l’association poursuivra en 2019. Plusieurs actions sont donc prévues : relance des formations d’engraissement ; rencontre avec les bouchers invités le 26 mai à la transhumance à Aubrac et des membres de la filière le 27 mai autour du repas officiel à Aubrac ; conférences publiques pour mettre en lumière cet élevage associé au territoire. À noter enfin que si le Cantal compte nombre d’éleveurs engagés dans la démarche BFA, le département ne dispose d’aucun point de vente à ce jour en boucherie ou GMS(1)…

(1) BFA est distribué dans 27 boucheries traditionnelles : dix en Aveyron ; trois dans la Somme ; deux dans le Var ; deux dans le Val d’Oise ; une en Lozère ; deux en Gironde ; une dans l’Hérault ; une dans les Bouches-du-Rhône ; une dans le Vaucluse ; une dans l’Essonne ; une en Mayenne ; une en Loire Atlantique ; une en Vendée. Ainsi que dans 19 grandes surfaces : Auchan (Castres, Toulouse, Montauban, Béziers, Sète, Pérol, Perpignan, Nice, Beauvais, Soisy, Taverny, Osny) ; Leclerc (Lunel, Nîmes Alès, Le Bosc) ; Carrefour (Balaruc) ; Intermarché (Pont Saint Esprit) ; Hyper U (Agde).

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