Aller au contenu principal

Au Lioran, JA’dore manger cantalou sur la neige

Les Jeunes agriculteurs du Cantal étaient une nouvelle fois au Lioran pour promouvoir les viandes et les fromages du Cantal auprès des touristes. 

PPour les skieurs, cette pause gourmande permet de découvrir l’agriculture cantalienne.
© b.parret

Au milieu des touristes

Mercredi 25 février, au cœur de la station du Lioran, tout le monde avait le sourire. Il faisait beau, chaud et la neige était au rendez-vous. Les Jeunes agriculteurs également ! Ils sont mobilisés pour les quatre semaines des vacances, chaque mercredi, pour l’opération “JA’dore manger cantalou”. Cette cinquième édition n’avait jusqu’alors pas profité de la clémence de la météo, avec beaucoup de pluie lors des deux premières journées. “Nous avons dû annuler mercredi dernier (18 février), mais nous nous sommes rattrapés le vendredi en participant au marché de pays proposé dans le cadre du festival 3F”, précise Emma, animatrice du syndicat des JA du Cantal. Pour autant, il n’est pas question de lâcher, car l’événement plaît. Il y avait sur les plateaux du salers et du cantal AOP fournis par le Cif, du saint-nectaire proposé par l’interprofession saint-nectaire, de la viande salers de chez Altitude et du bœuf fermier d’Aubrac. Chacun pouvait aussi tenter de découvrir les différents types d’aliments servis aux vaches et répondre au quizz pour gagner des goodies.

Les légumes aussi

Pour la première fois cette année, légumes et fruits ont fait leur apparition sur le stand de “JA’dore manger cantalou”. Il y avait du jus de fruits. Surtout une petite soupe chaude agrémentée de copeaux de cantal qui a ravi les papilles. L’idée est d’avoir des produits du maraîchage cantalien pour l’an prochain. La dégustation était proposée par l’Interprofession des fruits et légumes frais.
“C’est aussi l’occasion de faire découvrir toutes les vertus à manger des légumes et des fruits”,  précisait Myriam Sauvat, présente mercredi dernier au Lioran et diététicienne rattachée à l’Interfel. 
En vouloir davantage

On s'arrête volontiers


Les touristes se sont arrêtés volontiers au stand pour déguster fromages et viandes. Déguster, mais certains en voudraient bien davantage pour la pause midi toute trouvée ou pour emporter au moment de quitter la station. C’est un regret entendu chaque année. Mais les Jeunes agriculteurs présents le répètent : “Nous sommes là pour parler de notre métier et de nos produits et pas vraiment pour faire du commerce.” Cette demande témoigne du plaisir des skieurs et skieuses, petits et grands à porter en bouche une petite viande grillée ou un morceau de salers ou d’entre-deux. “Nous sommes déjà venus nous régaler l’an dernier”, avouent Thibault et Mélanie, originaires de Bourges et presque gênés de profiter de l’aubaine. Sur la plancha, tenue de main de maître par Alexis Cantarel, producteur de lait et éleveur de porcs à Landinhac, les petits carrés de viande persillée trouvent vite preneurs. Ce dernier aura un petit regret de ne pas, aussi, proposer de la viande de porc et des 
charcuteries cantaliennes. Mais pour lui, l’essentiel aujourd’hui au Lioran “est de défendre le collectif et de promouvoir nos produits”.

Le plaisir d’échanger


Pour tenir durant les quatre semaines, une quinzaine de membres des JA 15 se sont succédé sur le stand. Les questions des visiteurs ont porté essentiellement sur l’origine des produits, leur fabrication et le métier d’éleveur. L’actualité s’est faite discrète même si de la part des Parisiens, le Salon de 
l’agriculture a été évoqué comme visite habituelle dans cette même période. Fabien Degoul n’a pas eu beaucoup de route à faire pour rejoindre le Lioran depuis son exploitation de Saint-Clément. À la tête d’un troupeau mixte, il participe chaque année appréciant le contact avec les gens et de défendre l’agriculture cantalienne dans ce qu’elle a de meilleur. “Les gens sont décontractés, donc on peut prendre le temps de discuter.” 
Parmi les visiteurs venus passer du temps à la montagne, certains sont eux-mêmes agriculteurs. Ils sont les premiers étonnés de l’initiative qui leur donne l’occasion d’échanger avec leurs homologues du département sur l’activité des exploitations de montagne. 
JA’dore manger cantalou” sera encore présent au Lioran mercredi 4 mars de 10 heures à 16 heures.

Les plus lus

La dose d’engrais azoté à apporter correspond à l’écart entre les besoins totaux et les fournitures du sol. Ici un maïs au stade 4-5 feuilles.
25 à 30 T/ha de fumier de bovins suffisent à couvrir les besoins en phosphore et potasse

Le service productions végétales de la Chambre d'agriculture de Haute-Loire fait le point sur la fertilisation de la culture…

Poulet du Bourbonnais.
Dans les coulisses de la filière avicole dans l'Allier

Première viande consommée en France depuis 2024 après le porc, la volaille s’impose à près de 32 kg par habitant chaque année…

Ludivine Lot sur son exploitation
JA 03 : une nouvelle présidence, un nouveau bureau

À l’issue des élections internes du 8 avril, les Jeunes Agriculteurs de l’Allier ont annoncé l’élection de Ludivine Lot à…

La France des fermes bio de Pauline

À la force des mollets, Pauline Plaçais explore les réalités agricoles françaises et questionne notre rapport à l’alimentation…

Filière châtaigne : le Cantal accélère la structuration de sa châtaigneraie

Créé en 2025, le Syndicat des Producteurs de Châtaignes du Cantal fédère déjà plus de 50 adhérents. Soutenue par plusieurs…

Le producteur Nicolas Vanstraceele dans son laboratoire
Nicolas Vanstraceele, le pari de la pomme de terre transformée à Créchy

À Créchy, dans le Val d’Allier, Nicolas Vanstraceele, producteur de pommes de terre et de carottes de plein champ, s’est…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière