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Au coeur de l'innovation avec la semence sexée et la génomique

La coopérative d'élevage et d'insémination, CODELIA, a ouvert le bal des assemblées générales communes organisées à St Germain Laprade le 20 mars dernier, avec le Contrôle Laitier et le GDS. Zoom sur les faits marquants de l’exercice écoulé.

Bruno Pount directeur, et Gilles Gibaud président.
Bruno Pount directeur, et Gilles Gibaud président.
© HLP

Le 20 mars, Codélia, le Syndicat de Contrôle laitier et le GDS tenaient leur assemblée générale à St Germain Laprade. «Si l’on veut avancer rapidement, on peut être seul. Si on veut aller loin, il faut être plusieurs», a lancé le président de Codélia, Gilles Gibaud, pour justifier de cette intiative commune.
Codélia a ouvert cette journée de comptes-rendus. Son exercice, clôturé le 1er octobre 2008, a été marqué par plusieurs événements. Revenons d’abord sur l’éclatement du troupeau limousin de la coopérative installé sur le site des Estreys de l’ISVT. «95% des animaux vendus ont été acquis par nos adhérents ; c’est une grande satisfaction et c’est aussi la reconnaissance du travail génétique fait en 14 ans sur ce troupeau».
Au cours de cet exercice, Codélia a accueilli de nouveaux adhérents installés dans le Puy-de-Dôme. «A ce jour, ce sont plus de 360 éleveurs du sud de ce département qui ont souhaité travailler avec nous, ce qui représente 9100 IAPremière. 4 inséminateurs à plein temps et un à mi-temps interviennent sur cette zone» souligne le président.
L’activité de la coopérative s’est trouvée fortement impactée par  l’arrivée de ces nouveaux adhérents spécialisés en lait (50% en Prim’Holstein et 50% en Montbéliarde) et où l’allaitant (en particulier la race Salers) se développe. L’activité de la coopérative a d’ailleurs atteint des records historiques avec 137 500 IAT (totales). «Notre attachement aux valeurs coopératives sont de véritables atouts concurrentiels, notre politique tarifaire raisonnée est un facteur de développement».
Codélia souligne également la performance de son service «appro» avec plus de 1600 tonnes  et près des 2/3 de ses adhérents qui utilisent ce service.
Les responsables de la coopérative s’interrogent à l’heure actuelle sur l’avenir de leur taurellerie affectée par une baisse d’activité. «La venue de la génomique (voir article en page suivante) risque fort d’accentuer cette tendance au sein de notre union Midatest. Une réflexion va être engagée sur l’optimisation des outils de production» a expliqué le président.
Depuis les années 1990, Codélia s’engage comme un acteur majeur dans les schémas de sélection. Et aujourd’hui, plus que jamais avec la semence sexée et la génomique qui arrivent dans les fermes.

En route vers l’innovation

La semence sexée permet d’effectuer un tri (fiable à 90%) des spermatozoïdes mâles et femelles. «Conjuguer génétique et rentabilité, avoir 9 génisses sur 10 naissances, c’est une avancée technologique très intéressante et la plupart des grandes races proposent de la semence séxée de quelques taureaux. En Prim’Holstein, les éleveurs disposent d’une offre génétique variée, avec plusieurs taureaux en semences sexée. En race Montbéliarde, le groupe UMOTEST s’engage dans un partenariat international avec SWISSGENETICS pour un contrat de coopération avec sexing Technologies qui va nous permettre de proposer la plupart des taureaux en semences sexée dès la nouvelle campagne» a déclaré Gilles Gibaud.
Enfin, la génomique est une importante révolution technologique puisqu’elle permet de connaître le potentiel d’un animal par la lecture de son ADN. «Sans aucune manipulation génétique, cette méthode permet l’accouplement des animaux en fonction de leurs points forts et de leurs points faibles. Dès cet automne, les taureaux génomiques seront sur le marché français et alitiligérien !» précise la coopérative.

En quelques chiffres

- Elevages utilisateurs : 3283
- inséminations bovines : 137483 IAT (totales)
- IA ovines et caprines : 2774
- Echographie : 26954 sur femelles bovines et 7721 sur brebis et chèvres
- Production de semence : 351565 doses

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