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En vidéo : Veaux des Monts du Velay-Forez
Assemblée Générale : cibler d’autres profils d’exploitation et changer l’image de la production

Vendredi 8 février dernier, s'est tenue à l'immeuble interconsulaire du Puy, l'assemblée générale de la coopérative et association Veau des Monts du Velay Forez. Concurrencé par le lait et les vaches allaitantes, le veau rémunère pourtant correctement les éleveurs. La coopérative part à la conquête de nouvelles exploitations. Découvrez en vidéo cet événement ! Découvrez égéalement à travers l'interview vidéo de Michel Ramousse, les points forts de la filière Veau des Mont du Velay Forez, et la problèmatique actuelle.



La baisse de la production de veaux des Monts du Velay-Forez se poursuit. En 2012, la société coopérative agricole Veau des Monts du Velay-Forez affiche de nouveau des chiffres de production à la baisse avec 5163 veaux produits en 2012 contre 5998 en 2011 et 6864 en 2010.

Une conjoncture défavorable
Le veau des Monts du Velay-Forez souffre d’une conjoncture défavorable. La forte attribution de références laitières (attribution de plus de 20 millions de litres en Haute-Loire) a induit une sévère concurrence de la part du lait dans les exploitations qui produisaient habituellement du veau de lait. Dans un contexte plutôt favorable aux cours de la viande bovine en 2011 et 2012, certains éleveurs ont choisi de délaisser les veaux. Le manque de main d’oeuvre dans les exploitations a également joué en la défaveur du veau de lait.
La diminution des volumes produits a fait l’objet d’un riche débat le 8 février dernier, à l’occasion de l’assemblée générale de la société coopérative et de l’association pour la promotion et la production de Veau des Monts du Velay-Forez.
Bernard Meyronneinc, chef du service économie agricole à la DDT de Haute-Loire, reste persuadé que des perspectives de développement existent pour le veau de boucherie dans notre département : «Nous avons la chance d’avoir une production de qualité et qui est reconnue. Comme la Lentille Verte du Puy, cette production affiche de bonnes évolutions de prix. Il faut montrer que l’on peut gagner sa vie en produisant des veaux de boucherie».
Sur le plan économique, le veau de lait présente de réels intérêts pour les exploitations. «C’est une production peu coûteuse qui permet de dégager une rémunération correcte» a indiqué Philippe Halter, conseiller Chambre d’Agriculture.
«Avec le veau, on fait une petite carcasse avec beaucoup de rendement. En matière d’alimentation, on travaille avec ce que l’on a sur l’exploitation et les veaux permettent de bien valoriser le lait de qualité inférieure (contenant des cellules). En Haute-Loire, on s’entête à faire de l’engraissement de broutards et on n’informe pas les jeunes qui s’installent sur les énormes coûts que ces systèmes engendrent» signale un jeune éleveur de l’assistance.

Des prix en hausse
Si les effectifs de veaux baissent, le prix des veaux varie quant à lui à la hausse. Le prix moyen au kg est en effet passé de 6,70 e en 2011 à 6,90 e en 2012.   Une bien bonne nouvelle pour nos régions d’élevage plongées à l’heure actuelle dans une conjoncture morose !
Les administrateurs de la coopérative restent persuadés que le veau de lait a un bel avenir devant lui et ont mis sur pied quelques priorités d’action.

Viser un autre type d’exploitations
Ils envisagent en premier lieu de cibler un autre type d’exploitations : les éleveurs disposant de trop peu de surface pour produire du broutard, les petites exploitations laitières situées en zone difficile où les coûts de collecte sont importants (dans la Loire et Haute-loire), les éleveurs qui envisagent une cessation laitière (secteurs de la Margeride, du Mézenc-Meygal, Monts du Forez et cantons limitrophes d’Ardèche et du Puy-de-Dôme). Les responsables de la coopérative espèrent aussi susciter de nouvelles vocations parmi les jeunes qui s’installent à travers l’organisation de journées portes ouvertes.
L’équipe de la coopérative a confié son intention de poursuivre ses efforts afin d’apporter une alternative au «tout lait ou tout allaitant» qui comportent certains risques. Pour donner un nouveau souffle à la production de veaux des Monts du Velay-Forez, la coopérative veut changer l’image de la production du veau. 

Changer l’image de la production de veaux
«On constate que pour de trop nombreux éleveurs, le veau de lait a une mauvaise image : production de vieux, d’une autre époque, peu rémunératice, exigeante en main d’oeuvre... explique le président de la coopérative Michel Ramousse. Pourtant, lorsque nous organisons des journées portes ouvertes, on constate à chaque fois que nous n’avons pas à rougir du revenu de nos éleveurs de veaux de lait. Et en ce qui concerne le besoin de main d’oeuvre, le programme Travail’Vo a permis d’améliorer les conditions de travail de nos éleveurs de façon significative. Le veau de lait que nous produisons est un produit haut de gamme, reconnu par les professionnels de la viande et pour lequel il existe une vraie demande, un vrai marché».

Véronique Gruber
Plus de détails dans l'édition papier du journal Haute-Loire Paysanne de ce vendredi 15 février

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